Retranscription des premières minutes :
- Les Vraies Voix Sud Radio Ah, y'a un jingle.
- Non, la France a signé un pré-contrat, on va dire ça comme ça, de vente de sang rafale à l'Ukraine.
- Et on vous pose cette question, vendre d'armes françaises à l'Ukraine est-ce un message pour la Russie ? Eh bien, vous dites non à 51%.
- Nous avons le plaisir avec nous d'avoir le général Bruno Clermont, général de brigade aérienne, ancien pilote de chasse et général de corps aérien, pardon, et consultant en défense.
- Bonsoir mon général.
- Bonsoir.
- Alors, ce contrat sans rafale, est-ce que c'est un contrat historique ? Est-ce que c'est un contrat qui peut faire balancer la guerre en Ukraine ? Vous qui êtes le spécialiste en défense, qu'est-ce que vous en pensez ? Alors d'abord, ce contrat n'est pas un contrat.
- Oui, c'est un contrat, exactement.
- En fait, c'est une lettre d'intention.
- C'est une lettre d'intention, exactement, voilà.
- Donc on est vraiment très, très, très en amont d'un contrat.
- C'est deux partenaires, deux pays qui se disent, écoutez, moi le rafale m'intéresse, faites-moi une offre pour le rafale, et deux pays se mettent d'accord et il y aura plus tard un contrat.
- Donc sans rafale, c'est quand même un chiffre énorme.
- J'ai eu aucun lettre d'intention ni contrat de sans rafale jusqu'à présent.
- Le principal contrat qui a signé Dassault Aviation, c'est un contrat de 80 rafales avec les émirs abunis.
- Alors si cette intention se transforme en contrat, c'est effectivement le contrat du siècle.
- Philippe Bilger.
- Alors, comme l'a rappelé le général, ça n'est pas évidemment un contrat, c'est une lettre.
- J'ai cru comprendre qu'en réalité, cette lettre d'intention aura beaucoup de mal à se concrétiser, parce qu'en réalité, elle posera d'énormes problèmes de financement.
- Mais j'y vois donc plutôt qu'un contrat à venir, une sorte de manifestation psychologique de la volonté de la France de continuer à aider l'Ukraine.
- Et bien sûr, je ne suis pas persuadé, je crois même le contraire, que comme vous l'avez très bien dit, ça ne risque pas d'intimider la Russie.
- Mais sur le plan psychologique, j'y vois tout de même un effort qu'il faut saluer.
- Général Bruno Clermont.
- Alors vous avez raison sur le premier point, ça ne va pas impressionner la Russie, parce qu'en fait, il est bien précisé dans les discussions entre l'Ukraine et la France que c'est un objectif entre 5 et 10 ans.
- Donc ces rafales, s'ils arrivent un jour en Ukraine, ce n'est pas avant 5 ans.
- Donc ça ne va pas changer le cours de la bataille actuelle.
- Après, c'est vrai que c'est la marque de volonté, d'un soutien psychologique, d'accompagnement de l'Ukraine, mais au-delà de la guerre.
- C'est-à-dire qu'en fait, l'idée, c'est de rebâtir une armée ukrainienne moderne, bien équipée, une aviation avec 250 avions de combat moderne.
- Il y aurait des Gripen, Suédois et des Rafales français, mais dans une logique de garantie de sécurité, une fois que la paix est signée, de manière à ce que l'Ukraine puisse assurer sa défense dans les années qui viennent.
- Jean-Michel Fauvergue.
- Alors deux remarques.
- Effectivement, dans un avenir de 5 à 10 ans, ça ne veut pas dire forcément, et on ne le souhaite pas, que la guerre durera de 5 à 10 ans.
- De toute façon, on n'en sait rien.
- Mais ça veut dire qu'effectivement, dans l'avenir, l'Ukraine veut avoir une armée puissante, et en particulier une défense aérienne et des avions, de manière à pouvoir compter.
- Et je pense que ça aussi, c'est une bonne chose.
- Une deuxième chose, deuxième remarque, c'est que l'Ukraine s'équipe effectivement d'avions européens.
- Les Gripen d'un côté, même si on sait que les moteurs, et je parle sous votre contrôle, Général, sont américains.
- Les Gripen d'un côté, et les Rafales qui sont totalement français de l'autre.
- Avec un moteur Safran.
- Avec un moteur Safran, donc français, de l'autre côté, ce qui veut dire que ce pays-là se détourne des F-35 américains, qui auraient...
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