Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Et nous voici bientôt arrivés, même carrément, dans le dernier quart d'heure de notre rendez-vous.
- Et on va accueillir François Roudier, qui est le secrétaire général de l'Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles.
- Bonjour Maître Roudier.
- Bonjour François.
- Bonjour les amis.
- Alors est-ce qu'on peut juste expliquer ce qu'est l'Organisation Internationale des Constructeurs Automobiles ? Qu'est-ce que ça représente vraiment ? C'est une vieille dame de 1919, mais qui a défini au cours de toutes ces années, toutes les réglementations que vous avez dans votre automobile, camion ou bus.
- Nous représentons les constructeurs mondiaux, tous les constructeurs mondiaux, pour défendre la couleur des feux, pourquoi tel bouton doit être apparent et non apparent.
- Donc en fait, c'est avant tout de la réglementation.
- A côté de ça, on a beaucoup d'études statistiques.
- Et puis, n'oubliez pas aussi que c'est nous qui donnons.
- Le label de Salon Automobile International.
- On l'a même défini, ce que c'est qu'un salon automobile en 1935.
- Oh ! Et bien justement, la transition est toute trouvée avec le Salon Automobile International de Pékin.
- Je disais tout à l'heure, dans le lancement de cette deuxième heure, qu'il y a 30 ans, on aurait parlé d'un Salon International d'Automobile à Pékin.
- Ça aurait fait marrer tout le monde.
- Mais aujourd'hui, ça nous fait rire, mais ça nous fait rire jaune, on est d'accord.
- Enfin, en tout cas, quand on est...
- C'est très occidental.
- Ben à la fois, moi, ce sont mes adhérents, l'industrie chinoise.
- Donc j'étais avec eux et on n'a même pas pu viser tout le salon.
- Je crois que j'y serai encore s'il fallait voir chaque sonde.
- Et oui, il faut savoir quand même que ça a été le plus gros salon automobile qui existait au monde.
- 380 000 mètres carrés.
- Plus de 1200 véhicules.
- Je ne me rends pas compte, le salon à Paris, il fait combien à peu près ? Au Mondial de l'Auto.
- Même pas un quart, à peu près.
- Imaginez plutôt Villepeinte.
- Vous voyez, tout le monde connaît bien ce truc de Villepeinte.
- C'est à devait être à peu près 6 fois Villepeinte.
- D'accord.
- On avait perdu nos amis indiens qui étaient à l'autre bout, à la porte Est, alors qu'on les attendait à la porte Ouest.
- Ils ont mis une heure pour arriver.
- Oh ! Ah oui, donc on fait les 10 000 pas, on les fait largement dans la journée.
- Ah ben c'est ahurissant, c'est ahurissant.
- Quand je suis rentré en avion, je n'ai pas senti l'avion, parce que j'étais tellement crevé, j'ai dormi tout le long.
- D'accord.
- Qu'est-ce que vous avez vu de beau, François Roudier, à ce salon ? Ça, c'est Jean-Luc Moreau qui vous pose la question, parce que moi, je n'ai pas pu y aller, et je suis très curieux de savoir ce qu'il y avait d'intéressant.
- Parce qu'on a vu au journo-télé des voitures avec des poils, des trucs, des machins, c'était plus fun.
- Mais sérieusement, est-ce qu'il y a des vraies avancées, des vraies nouveautés qui arrivent de Chine ? Oui, sérieusement, il faut comprendre maintenant que le top du top en véhicules, c'est la Chine.
- Mais quand je dis ça, c'est dire que la Chine n'a pas fait une évolution, une transition vers les véhicules, ils ont fait une révolution.
- Et ça s'est fait sur le long temps.
- Je dirais que ça a commencé il y a 45 ans avec Deng Xiaoping qui a abandonné le communisme pour avoir un capitalisme productif.
- Après ça, en 2014, Xi Jinping a dit que...
- il y avait une seule voie pour l'automobile chinoise pour qu'elle explose au niveau mondial, c'était les nouvelles énergies.
- Et maintenant, ils ont mis en place un système intégré qui est mille fois supérieur, par exemple, à ce que fait Tesla.
- Tesla qui est déjà un modèle d'intégration.
- Et là, vous aviez à ce salon l'accomplissement total de ce que représente maintenant l'automobile chinoise.
- Pour vous dire un point essentiel, c'est qu'on explique un petit peu mal pourquoi les marques étrangères se vendent moins bien en Chine.
- On dit, ouais, il y a du nationalisme derrière, ils cherchent à avoir ça.
-...
Transcription générée par IA