Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Et nous voici arrivés pratiquement à la fin de notre rendez-vous, on va parler de ce qui se passe au niveau des carburants, ça ne vous a pas échappé suite aux problématiques géopolitiques et à la guerre au Moyen-Orient, et bien bim, d'un seul coup, quand on s'arrêta la pompe, on s'est pris quelques centimes de plus en l'espace de 2 minutes.
- Le blocus du détroit d'Ormuz, où transitent 20% des hydrocarbures, pas que du pétrole mondial, qui a provoqué en fait cette hausse spectaculaire, enfin spectaculaire, elle a, au départ, elle a été assez modérée, la hausse du pétrole, j'ai ressorti les chiffres, avant l'attaque du 28, on était à 70,81$, le 2, on était donc, une fois que les bombardements avaient déjà bien commencé, on était à 78,21$, donc ça avait monté, mais pas catastrophique, on est resté à 84$, pendant plusieurs jours, et là, entre hier et aujourd'hui, on est passé à 94$.
- On s'est pris 24$ de plus.
- Jusqu'où ça va monter ? Alors, les experts disent sans doute 120$, au moment où la guerre en Ukraine a démarré, on est monté à 130$, donc c'est des situations qu'on a déjà vécues, et au plus bas de ces 12 derniers mois, on était à 58$, vous voyez un peu la variation ? C'est du simple au double.
- Sauf que, on l'a vu, à la pompe, ça a augmenté.
- Sauf que, en début de semaine ? Ah oui, tout de suite ! Exactement, dès lundi, même, dès le dimanche, sur certaines stations, dès le dimanche, les prix avaient commencé à augmenter.
- Et là ? Or, on se dit bien qu'il y a un truc qui n'est pas tout à fait normal.
- Pierre Chasseret, de 40 millions d'automobilistes, est avec nous sur Sud Radio. Bonjour Pierre ! Bonjour Pierre ! Bonjour, salut Jean-Luc ! Alors là, 40 millions d'automobilistes, ça crisse, cette histoire de carburant qui monte, c'est pas possible quoi ? Oui, non, et en plus, qui nous gêne, Laurence, c'est toujours pareil, c'est ce que j'appelle le panurgisme, c'est-à-dire que tout le monde répète la même chose, et puis on assiste à des mouvements où les médias reprennent, les médias répètent ce que veut le ministre, et au final, on n'écoute plus notre bon sens.
- Alors, je vous propose de regarder ce qu'il se passe sur un litre de carburant, parce qu'on a tous vu le ministre de l'économie et des finances qui a poqué les distributs.
- Oui, qui est un peu hypocrite en la matière, parce que c'est eux qui vont gagner le plus d'argent, donc franchement...
- Oui, ils ont vu ! Ben oui, et en plus, il nous dit, Pierre, il nous dit, vérifiez qu'il n'y ait pas d'abus, or, les prix des carburants sont libres, je ne vois pas où il y a un abus quelconque, ils n'ont pas le droit de vendre à perte, mais en ce moment, je ne crois pas qu'ils vendraient à perte, mais les prix étant libres, il n'y a rien à vérifier, donc il est venu quand même prendre la parole pour nous dire, oh, je vais vous aider, alors que non, c'est lui qui s'en met le plein de les poches.
- Donc la réalité, c'est qu'aujourd'hui, il faut le dire à tous ceux qui nous écoutent, quand vous allez faire votre plein à 2 euros, il y a 1,25 euros de taxes, voilà.
- Voilà, bien.
- Il faut être précis.
- À partir de là, qui dit...
- Qui doit faire l'effort ? Forcément l'État.
- Alors je vous propose, pour comprendre ce que je sais, on va me répéter, j'ai eu toutes les mots de Bréjon, porte-parole du gouvernement, qui m'ont expliqué, mais son explication, elle ne va pas, elle est digne d'un homme paléolithique qui m'explique l'économie.
- Comment ça fonctionne ? On va faire deux scénarios, absurdes.
- Un, on va mettre le litre de carburant à 100 euros avec 99 euros de taxes.
- Si on fait ça, plus personne ne circule.
- C'est la mort de l'économie, il n'y a plus de mobilité, on ne va plus au boulot, la société est morte, tout le monde...
Transcription générée par IA