Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, on parle auto, 10h midi, Jean-Luc Moreau, Laurence Perrault.
- Et nous arrivons sur ce dossier dû à l'actualité hyper important.
- On va déjà accueillir François Roudier qui est le secrétaire général.
- Julien Roudier.
- Julien, je ne sais pas si François il a subi notre blagounette sur Julien depuis le début de l'émission.
- Bonjour, c'est Julien Roudier.
- Bonjour Julien Roudier, secrétaire général de l'OICA, l'Organisation Internationale des Constructeurs d'Automobiles.
- On ne se quitte plus, mon François, c'est un vrai bonheur.
- Votre vie privée ne nous intéresse pas.
- Non, c'est parce qu'on a enregistré aussi un podcast ensemble cette semaine.
- Ah d'accord, ok.
- Bon, alors...
- Je fréquente les gens bien.
- Voilà, ta ta ta ta, on va parler de...
- La deuxième heure, c'est les François en fait.
- Ah oui.
- On avait François Alain, François Roudier, première heure Julien, deuxième heure François.
- Donc maintenant c'est l'heure des François.
- Donc il ne vous aura pas échappé que...
- Attends, juste peut-être une précision, excuse-moi mon ami de te couper la parole.
- Parce que beaucoup de gens ne savent pas ce qu'est l'OICA.
- L'OICA c'est quand même important, un petit mot rapidement...
- Moi je connais l'harmonica mais c'est pas le même...
- Non mais ceux qui nous écoutent, O-I-C-A...
- Au joint bien, en fait c'est l'association internationale de toutes les associations automobiles, de constructeurs automobiles nationales.
- Ça va du Chili en passant par l'Amérique, l'Europe bien sûr, et la Chine, et même la Nouvelle-Zélande depuis l'année dernière.
- Voilà.
- D'accord.
- La Chili, elle a fondu en même temps.
- Non mais du coup ça, c'est ce qui explique pourquoi vous êtes avec nous pour parler des conséquences sur l'industrie automobile.
- Oui, on va essayer d'être un petit peu sérieux.
- Bon.
- D'autant qu'on parle d'un conflit qui est en train malheureusement de s'installer dans le temps, ce conflit au Moyen-Orient.
- Tout le monde a mesuré à la station-service les effets, les premiers effets de ce conflit au Moyen-Orient.
- Mais malheureusement, il risque d'y en avoir d'autres.
- En particulier, ça va impacter les constructeurs automobiles.
- Pour quelles raisons, François ? Parce que vous savez, en fait, ce détroit d'Hormuz qui est bloqué, il faut penser que ce sont deux chenots qui sont chacun de trois kilomètres sept et où tout passe en avant et pour rentrer.
- Donc en fait, vous avez l'essentiel de la production automobile qui est envoyée au Moyen-Orient et même jusqu'au Maghreb, qui passe par là.
- Donc lorsque vous regardez le blocage, pour les constructeurs chinois, c'est à peu près 16% de leurs voitures exportées qui ne pourront pas passer.
- Les Coréens, c'est 8%, les Japonais aussi.
- Alors quand je dis 16%, imaginez que pour les Chinois, c'est 16% de 8 millions de voitures.
- Donc ça représente quelque chose de considérable.
- Au-delà, bien sûr, de ce que vous avez parlé, vous avez parlé du pétrole, avec le problème des dérivés du pétrole.
- Les pneumaticiens ont besoin des dérivés du pétrole pour faire leurs pneus.
- Donc on voit qu'on a un effet direct sur le carburant, sur les véhicules.
- Ils ne peuvent plus rentrer.
- Et sur tout ce qui peut être lié à des dérivés du pétrole dans la fabrication d'automobiles.
- Ça va même au-delà de ça, parce que vous parlez de l'aluminium, de l'acier, des plastiques.
- Je ne savais pas qu'il y avait des productions qui servaient à l'automobile au Moyen-Orient, dans cette région.
- Mais en fait, les productions qui étaient faites souvent en Europe ont été localisées à côté des producteurs de pétrole.
- Les producteurs de pétrole voulant aussi se diversifier, et monter en gamme, en valeur ajoutée dans les produits qu'ils faisaient.
- Et on a installé les usines là-bas.
- Donc vous avez beaucoup de choses.
- On commence à découvrir tout ce qui peut manquer pour l'industrie automobile.
- Mais François Roudy, est-ce que ça veut dire que comme après la Covid, on risque d'avoir un sacré retard sur la livraison de certaines voitures neuves, même si on en commande moins ? Alors si, Laurence, vous habitiez à Dubaï, oui, vous n'auriez peut-être pas votre dernière X-Peng chinoise avant un certain temps.
- Oui, c'est ça.
- C'est ça.
- C'est ça, moment.
- C'est pas le cas.
- Voilà, c'est pas le cas.
- Et puis elle n'est pas...
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