Retranscription des premières minutes :
- Le Petit Matin Sud Radio. 5h-7h. Benjamin Gleize.
- 6h40, Sud Radio. La vie en vrai. Il y a deux jours de la signature de l'accord avec le Mercosur. La mobilisation des agriculteurs ne faiblit pas.
- Parmi les actions menées, certains ont décidé de bloquer, de contrôler eux-mêmes des camions de marchandises qui arrivent en France.
- Bonjour, Kévin Dumont. Bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin. Vous êtes le président des Jeunes agriculteurs de Charente-Maritime.
- Et vous avez mené ce type d'action cette semaine. Vous avez contrôlé, arrêté et contrôlé des poids lourds près de la Rochelle.
- Qu'est-ce que vous avez trouvé dans ces camions, Kévin Dumont ? Oui. Alors effectivement, lundi, on était en place au rond-point de Périgny avec tous nos adhérents pour contrôler les camions qui rentraient dans cette zone-là.
- Et on a trouvé des choses qui nous ont pas mal choqués, notamment beaucoup de graines secs et de légumineuses qu'on a retrouvées dans cette zone-là. Et on a trouvé des choses qui nous ont pas mal choquées, notamment beaucoup de graines secs et de légumineuses qu'on peut produire, notamment en Charente-Maritime et dans toute la France. On a trouvé du tournesol qui nous venait tout droit de Roumanie.
- On a trouvé des graines de chia qui venaient de Bolivie. On a trouvé des graines de courge qui arrivaient de Chine.
- Des graines de courge chinoises bio, c'est ça ? Oui, bio, ouais. Vraiment bio, ouais. Alors c'était...
- C'est pas très bio, quand même, de faire venir de l'autre bout du monde des graines de courge ? Bah oui, oui. Apparemment, c'est pas très bio. On nous a répondu qu'ils n'arrivaient pas à en trouver en France.
- Mais rien qu'à...
- 100 km de chez nous, il y a un producteur qui fait de la graine de courge. Donc c'est un peu délicat.
- Mais ils sont dans une position un peu délicate. Donc on attend de voir la suite, ce que ça va donner, notre action.
- Ces camions-là, typiquement, ce que vous avez découvert, est-ce qu'en cas de contrôle, est-ce qu'ils seraient passés ou pas ? Est-ce qu'elles étaient en règle, finalement ? Est-ce que c'est légal de transporter ces marchandises-là ? Bah j'y vois rien d'illégal. Mais nous, ce qui nous gêne le plus, c'est que...
- Tout ce qu'on a découvert est produit en France ou en Chine maritime.
- Et suffisamment ? Oui, oui. Mais c'est surtout qu'il y a la possibilité de créer des filières et de pouvoir créer de la valeur ajoutée dans le territoire.
- C'est ça qui est le plus dérangeant, en sachant que cette entreprise-là, promouvole, locale, qu'elle ait implanté sur la Rochelle, etc., c'est ça qui nous a dérangés le plus.
- C'est-à-dire que ces exportations, ce que vous nous dites, c'est qu'elles tuent des filières aujourd'hui en France.
- Clairement. Avec nous, on avait un producteur bio qui produisait 90% des graines qu'on a découvertes et qui a les bâtiments remplis parce qu'il n'arrive pas à les vendre. Et on nous rétorque que c'est un problème de prix. Non mais on peut pas entendre ça.
- Je sais pas si vous avez vu le communiqué des transporteurs au TRE, l'Organisation des transports routiers européens, qui vous appelle à cesser, immédiatement, je cite, « toute interception contre l'arbitraire, dégradation des poids lourds et destruction de marchandises ».
- Qu'est-ce que vous avez à leur répondre ce matin, Kévin Dumont ? Que déjà, on détruit zéro marchandise. Enfin nous, on a détruit zéro marchandise. Tout ce qui a été contrôle de camion, c'est parce que le chauffeur était d'accord de nous ouvrir les portes du camion, donc nous accuser de tout cela, je pense que c'est faux. Et non, on va continuer, parce que pour nous, il est inadmissible que ça rentre dans le territoire.
- Vous allez continuer. Vous allez continuer avec... On le rappelle, cette date, c'est samedi. Samedi, signature de l'accord avec les pays du Mercosur, avant un vote au Parlement européen qui aura lieu dans les prochaines semaines, a priori février ou mars. Que se passe-t-il si ce traité, il est appliqué ? Qu'est-ce que vous ferez à ce moment-là ? On n'a pas encore pris la décision. On doit se réunir...
Transcription générée par IA