Retranscription des premières minutes :
- Le Petit Matin Sud Radio. 5h-7h. Benjamin Gleize.
- Bientôt 6h40 sur Sud Radio. La vie en vrai, c'est un boucher aujourd'hui privé de son commerce.
- À Muray, en Haute-Garonne, le gérant de la boucherie au féminin n'a plus le droit d'entrer dans sa propre boutique.
- La raison, elle n'est pas d'ordre sanitaire. Elle est due à une saisie judiciaire concernant l'ancien propriétaire.
- Bonjour, Fred Bonnard. Oui, bonjour.
- Soyez le bienvenu sur Sud Radio. C'est vous, l'actuel gérant de la boucherie au féminin.
- Et donc les huissiers sont venus à poser des scellés sur votre boutique jeudi dernier.
- Racontez-nous ce qui s'est passé ce jour-là, Fred Bonnard.
- Tout à fait. Donc jeudi à 16h, je reçois un coup de téléphone pour me préciser qu'à 16h30, des huissiers de justice venaient poser des scellés à 16h30. Donc une demi-heure.
- Vous étiez en train de travailler ce jour-là. Vous aviez des clients. Et donc les huissiers ont débarqué.
- Tout à fait. Ils ont débarqué.
- Dans la boutique, ils ont demandé que tout le monde sorte, tous les clients.
- Ils m'ont même pas laissé servir les clients. Et là, ils ont fermé les portes.
- Ils nous ont dit de tout laisser comme ça et de partir. Donc toute la marchandise.
- Tout laisser comme ça, effectivement, la marchandise. Vous aviez la viande forcément en vitrine à ce moment-là.
- Tout à fait. Dans les vitrines, dans les chambres froides, il y a 40 000 € de stock de viande qui dorment aujourd'hui dans la vitrine.
- Et dans les chambres froides, depuis jeudi dernier, impossible de rentrer.
- Impossible de rentrer. Vous êtes le gérant de la boucherie. En quoi une décision de justice concernant l'ancien propriétaire peut-elle avoir des conséquences directement sur vous ? Parce que ça peut être difficile à entendre, ça.
- Tout à fait. Donc si vous voulez, nous, on a repris il y a deux ans et demi le magasin. Et il se trouve qu'en location gérée, il y a une réponse. Et il se trouve que l'ancien propriétaire est tombé en redressement judiciaire et en liquidation.
- Et ce qu'il revendique aujourd'hui, en soi, c'est le matériel de l'ancien propriétaire. Donc ça, je le conçois. C'est normal, c'est son matériel.
- Il n'y a pas de souci. Mais ce dont ils ont mis les scellés, c'est qu'ils veulent récupérer tout notre matériel qu'on a apporté.
- Comment c'est possible, ça, qu'ils demandent votre matériel, celui de l'ancien propriétaire ? Vous l'avez dit.
- On peut l'entendre éventuellement. Mais là, il y a aussi votre matériel, quoi.
- Et là, on a 60 000 € de matériel qu'on a apporté soit par le biais de l'entreprise, soit en personnel. Et c'est ça que nous, aujourd'hui, on conteste fortement.
- Et surtout, ils veulent faire une vente aux enchères de toute la totalité du matériel. Et ici, tout mon stock.
- Et tout votre stock. On parle de quel matériel, en l'occurrence, ici, Fred Bonin ? Ça va être des poussoirs, des hachoirs, les vitrines, les étagères, la totalité du magasin.
- Ils sont tous à vous fermer. Oui, oui. Et là, ils ont mis des scellés parce qu'en fait, ils ont peur que je prenne mon matériel sous le bras et que je parte avec.
- Et chose incompréhensible. Voilà. C'est quoi l'espoir que vous avez aujourd'hui ? Vous allez contester cette décision, c'est cela ? Oui, oui, bien sûr. Là, j'ai trouvé une avocate qui connaît bien le domaine. J'ai rendez-vous cet après-midi à 14h.
- Donc moi, l'espoir, c'est... Certes, la boucherie, je sais pas si on pourra s'en relever de ça, parce que mineurien, ça fait de la perte de chiffre d'affaires.
- Mais moi, je n'abandonnerai pas mon matériel. C'est juste pas possible, en fait. Donc il faut...
- Expliquez-moi. Vous avez vu votre avocate, Fred Bonnard. Elle vous a expliqué pourquoi ces scellés avaient été posés aussi en ce qui concerne votre matériel.
- Alors aujourd'hui, on est dans le flou complet, parce que comme ces scellés... Alors ils disent que ça ne nous regarde pas, le pourquoi du commande, parce que c'est pas notre entreprise qui est visée. Donc nous, dès cet après-midi, on va demander à l'audience...
- Très très rapide au tribunal pour faire stopper la procédure, parce...
Transcription générée par IA