Retranscription des premières minutes :
- Elle fait partie de ces gens qu'on attend avec impatience parce qu'ils ont un rôle vital.
- Malorie Leil, elle est infirmière libérale.
- Nous partons à Blanquefort en Gironde.
- Bonjour Malorie.
- Bonjour.
- Infirmière libérale, je dis qu'on vous attend.
- Alors merci déjà de nous accorder un petit peu de temps.
- En général, vous commencez à quelle heure ? 5h30, c'est ça ? 5h30, oui.
- Bon, donc on va faire vite, mais on voulait quand même partager avec vous votre expérience.
- Vous êtes infirmière libérale depuis 2018.
- Vous n'avez pas toujours été d'ailleurs dans ce statut.
- Vous avez commencé à l'hôpital et dans l'éducation nationale.
- Vous préférez la vie d'aujourd'hui ? Les vies professionnelles sont différentes selon les modes d'exercice, mais celle d'aujourd'hui, je l'ai choisie, je l'aime beaucoup.
- Et les autres, je les aimais aussi, mais je suis contente d'être là où je suis.
- Bien, oui, mais vous dites aussi que le temps de l'hôpital, c'était le temps de la paperasse.
- C'était le temps aussi d'un peu moins d'humanisation de la profession ? Voilà, c'était le temps de la paperasse, mais de la paperasse qui n'est pas forcément directement liée aux patients, qui ne fait pas forcément avancer son projet de soins ou son projet thérapeutique, vraiment de la paperasse institutionnelle.
- Dans le libéral, il y a beaucoup de paperasse aussi, mais on maîtrise la prise en charge du patient davantage.
- Et lorsqu'il y a des lenteurs, elles ne sont pas liées à une hiérarchie, mais à un système.
- Ça, c'est pénible, même si vous êtes toujours confronté à des problèmes de paperasserie.
- Moi, l'autre fois, je suis allé voir une infirmière, je lui ai dit qu'il fallait que je rentre ça, machin, tout ça.
- Ça aussi, c'est compliqué quand même.
- C'est compliqué de rentrer les documents, mais c'est nécessaire pour le tiers payant, de rentrer ces documents-là, les mutuelles, les cartes vitales et les prescriptions.
- La paperasse la plus difficile sont les prescriptions médicales mal rédigées.
- Bon, j'entends que vous positivez et c'est heureux aussi, Malorie, c'est très très bien.
- Infirmière libérale depuis 7 ans, donc 30 à 75 passages par jour.
- C'est quoi cette journée de travail ? On a dit que ça commençait à 5h30, ça se termine à quelle heure ? Alors, chaque cabinet a sa propre organisation.
- Pour notre cabinet, on termine entre 20h et 22h, selon les problématiques des patients.
- Et le nombre de passages dépend aussi du type de soins que l'on fait, puisqu'il y a des soins qui durent peu de temps, des soins qui durent plus longtemps, des soins à support instrumental, des soins plus dans le relationnel, notamment pour les affections psychiatriques.
- Donc voilà, une tournée peut aller de 30 à 75 passages, voire plus, voire moins, selon l'organisation et le type de soins.
- Vous êtes plusieurs infirmières libérales ensemble dans un cabinet, c'est ça le principe ? Alors non, nous sommes deux, oui.
- Ça veut dire que vous vous répartissez les tâches ? Est-ce que vous arrivez à vous trouver une pause quand même dans la journée qui puisse être un peu conséquente quand même ? Alors, on n'a pas tellement de pause sur la journée.
- Après, on a des jours de repos, puisqu'en fait, on est un infirmier qui travaille par jour, par cabinet.
- Donc on assure vraiment la continuité des soins du moment où on a la ligne téléphonique au moment où on la rend.
- Donc ça veut dire 24 heures sur 24.
- Quand je vous dis 5h30, 22h, c'est vraiment pour le présentiel patient.
- Mais selon l'affection des patients, par exemple les porteurs de perfusion ou de soins palliatifs, pour le coup, on peut être amené à intervenir 24 heures sur 24 s'il y a un problème avec la perfusion ou la pompe ou le dispositif de soins.
- Oui, ça s'appelle un sacerdoce.
- Alors, ça s'appelle aussi, et vous l'avez dit tout à l'heure, un relationnel permanent.
- Vous, naturellement, vous êtes porté vers l'humain.
- Si...
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