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La conscience remise en question


La conscience reste un grand mystère, mais les découvertes récentes révèlent un cerveau plus interconnecté et adaptable qu’on ne l'imaginait

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, curieux comme Rémi, Rémi André.
- Bonjour Rémi.
- Bonjour Benjamin.
- Bon, du nouveau du côté de notre conscience, ça reste aujourd'hui l'un des grands mystères de la science.
- Eh bien, des découvertes récentes nous rappellent que le cerveau est un système bien plus interconnecté et adaptable qu'on ne le pensait, Rémi.
- En tout cas, depuis un siècle, on nous dit que la conscience naît dans le cortex cérébral, c'est ça ? Oui, le cortex, et surtout le néocortex, a longtemps été considéré comme le siège de la conscience, car c'est la partie la plus récente et la plus complexe de notre cerveau.
- Pourtant, des expériences récentes montrent que des stimulations ou lésions dans des régions plus anciennes peuvent altérer, voire supprimer la conscience.
- Par exemple, des singes rendus inconscients par anesthésie peuvent être réveillés en stimulant leur sous-cortex.
- Plus surprenant encore, des enfants nés sans néocortex, ou presque.
- Les enfants nés sans néocortex sont capables de reconnaître leurs proches, jouer ou apprécier la musique, des comportements qui suggèrent une forme de conscience.
- Mais quelles sont ces régions anciennes et pourquoi elles ont été ignorées comme ça ? Alors, le cervelet et les structures sous-corticales, comme le thalamus, existent depuis des centaines de millions d'années et sont partagées par de nombreux animaux.
- Longtemps reléguées à des rôles de soutien, comme la régulation des mouvements ou des émotions, elles révèlent aujourd'hui une importance insoupçonnée.
- Dans le cas du cervelet, des lésions peuvent provoquer des hallucinations ou des troubles émotionnels.
- Mais des enfants nés sans cervelet mènent une vie normale.
- Par ailleurs, la stimulation du sous-cortex peut réveiller un animal inconscient ou au contraire le plonger dans le coma.
- Ces régions pourraient donc soutenir une conscience minimale, même en l'absence de néocortex.
- Alors j'ai une question Rémi.
- Si la conscience ne dépend pas que du néocortex, est-ce que mon chat peut juger par exemple mes choix de vie ? Pas l'osier.
- On peut effectivement se poser la question.
- Si les régions anciennes suffisent pour une conscience minimale, alors rats, chats et même certains oiseaux pourraient avoir leur mot à dire.
- Des expériences montrent que des animaux sans néocortex jouent, apprennent et font leur toilette comme des pros.
- Et si on va plus loin, certains chercheurs comme le physicien Roger Penrose ou l'anesthésiste Stuart Amroff ont proposé que la conscience émerge de processus quantique dans les microtubules des neurones.
- Leur théorie suggère que ces phénomènes pourraient créer une forme de liaison non locale avec l'univers.
- Un peu comme si notre cerveau était un modem branché sur le réseau cosmique.
- Mais là, nous entrons dans la métaphysique, domaine réservé aux mages de haut niveau ou aux yogis assidus.
- C'est un tout autre sujet. En tout cas, vous parliez, merci Rémi, à l'instant des animaux.
- Est-ce que vous parlez le chien ou le chat, Rémi ? Ah ben ça nous arrive à tous. On arrive à communiquer avec eux.
- On arrive à communiquer.
- En tout cas, de communiquer avec nous.
- On va essayer de mieux comprendre ce que ça veut dire un aboiement ou un miaulement avec notre invité dans un instant, notre experte Jessica Serra, éthologue.
- A tout de suite.
- .

Transcription générée par IA

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