Retranscription des premières minutes :
- Bonsoir, bonsoir, vous êtes sur Sud Radio et vous le savez, le dimanche soir, c'est excellent, merci d'être fidèle au poste.
- Je vais le présenter tel que sa maison d'édition le fait, car sincèrement, je ne puis égaler ses mots.
- Il est auteur, compositeur, interprète, acteur et chanteur de swing. Vous l'avez reconnu ? Et oui, c'est une évidence, bienvenue Dany Briand.
- Merci.
- Ah, un petit fond musical quand même.
- Mon cher Dany, vous êtes aussi désormais écrivain et ça se lit sans fin.
- D'ailleurs, vous nous venez ce soir avec votre tout premier roman, Paris ne meurt jamais.
- C'est sorti aux éditions du Rocher, sans oublier l'album qui va avec, qui va sortir lui en novembre.
- Et puis, ça sent bon le jazz, quoi.
- Oui, c'est ma musique, c'est ma base. En plus, c'est l'époque.
- Voilà. Eh bien, on va en parler, évidemment.
- Après 25 ans dans la publicité et les médias, il a décidé de concrétiser sa passion pour la gastronomie et le vin.
- Bonsoir, Guillaume Chuppot.
- Bonsoir.
- C'est l'envie qui a donné naissance.
- Avant Tru, derrière ce restaurant itinérant, Guillaume, on trouve une structure qui voyage.
- C'est vous qui l'avez fondée, évidemment.
- Des chefs en résidence et des produits locaux.
- Chez vous, la cuisine serait en vente au fil des escales.
- C'est à peu près ça.
- C'est ça.
- Vous êtes en ce moment à Paris, à Porte de la Villette.
- C'est au 28 Avenue Corentin, Cariou.
- Et vous êtes ouvert midi soir et puis du mercredi au dimanche.
- Voilà.
- Et puis, cher vous qui êtes au rendez-vous chaque dimanche, c'est excellent et ça jazz sur Sud Radio.
- Bienvenue chez vous.
- Sous-titrage ST' 501 On est à Paris en 1947.
- Le personnage principal, c'est Matteo Casalonga.
- Il est fils d'un puissant parrain corse qui est destiné à reprendre l'empire familial.
- Et puis, à la violence et à la loi du silence, finalement, on croit comprendre qu'il préfère les livres, le jazz, la liberté.
- Ça vous correspond bien, d'ailleurs.
- Et puis, il y a sa rencontre avec Juliette, qui est une étudiante en philo et qui ouvre la possibilité d'une autre vie.
- Alors, il y a les Nuits de Pigalle, il y a les Capes de Saint-Germain.
- Est-ce que Matteo pourra choisir son destin sans trahir les siens ? C'est une vraie question.
- C'est la question que vous posez.
- Absolument.
- C'est un moment existentialiste.
- C'est-à-dire que ce fils de truand qui doit reprendre les affaires de son père, un jour arrive à Saint-Germain parce qu'à l'époque, il y avait du racket.
- Et quand on ouvrait un établissement le soir, on devait donner une petite taxe aux voyous pour qu'ils protègent l'établissement.
- Et Saint-Germain, à l'époque, était un quartier assez pauvre, où il y avait surtout des étudiants fauchés, des écrivains en devenir.
- Mais ce n'était pas le Saint-Germain d'aujourd'hui, bien sûr.
- Et un jour, il y a un établissement comme ça qui monte le bout de son nez, qui est le Tabou.
- Et le parrain de Pigalle a connaissance de ça et dit à son fils d'aller là-bas pour demander toujours la protection, puisque la nuit appartenait aux voyous dans les années 40.
- Et puis en allant dans cet établissement, il voit un autre monde que le sien dans lequel il a été élevé.
- C'est-à-dire qu'il voit du jazz, il voit des jeunes qui communiquent, qui parlent, qui parlent de philosophie.
- Et il décide de changer de vie.
- Mais ce n'est pas évident.
- Et donc ce roman, c'est le tiraillement justement entre ces deux quartiers, mais qui sont des symboles.
- Parce qu'en fait, Pigalle, c'est le corps et Saint-Germain, on pourrait dire que c'est l'esprit.
- Donc il y sera tiraillé tout le roman entre le corps et l'esprit.
- Bravo, bravo.
- Je suis bon au pitch aussi.
- Vous êtes meilleurs que moi presque.
- Paris ne meurt donc jamais, Dany Briand ? Je crois que Paris, c'est une ville, en ce moment, on en sait quelque chose.
- Mais elle renaît toujours de ses cendres.
- Regardez, elle a été occupée dans les années 40 par les Allemands.
- Et puis elle a renaît de ses cendres.
- C'est devenu une ville encore plus magnifique.
- Et par sa culture, elle renaît toujours.
- Surtout...
Transcription générée par IA