Retranscription des premières minutes :
- « Bienvenue à toutes et à tous, c'est excellent votre rendez-vous du dimanche à 19h avec l'excellence française, tout simplement sur Sud Radio.
- Il a été récompensé par le grand prix d'électrice de L, sans oublier du prix Renaudot.
- Daniel Picouli est écrivain mais aussi passeur de littérature pour le plus grand nombre en tant qu'animateur.
- Bienvenue Daniel ! » « J'ai fait tout ça moi ! » « Vous avez fait plein de trucs, on va en parler justement.
- Alors je vais dire une petite phrase maintenant, vous allez me dire d'où ça vient.
- Moi, Demba, je suis la dernière des Amazones. » « Ça vient du dernier roman que j'ai écrit. » « C'est la voix qui nous accueille dans votre nouveau roman, tout à fait.
- C'est Demba donc, ça va apparaître le 7 octobre, c'est chez Albin Michel.
- C'est un livre à lire, chers amis, à dévorer même si vous me permettez.
- On va en parler Daniel Picouli. » « D'accord, dévorons. » « Dévorons.
- C'est une valeur sûre du théâtre contemporain qui ne se contente pas d'écrire.
- Il joue dans ses spectacles.
- Il en met certains en scène.
- Bonsoir, Patrick Côtecœur. » « Bonsoir. » « Welcome. » « Merci. » « Avec plaisir.
- Alors vous aimez le burlesque, c'est presque un pléonasme, j'ai envie de dire.
- » « Oui, oui. » « D'ailleurs, vous le prouvez avec le retour de votre pièce « Berlin, Berlin ».
- Vous l'avez co-écrite avec Gérald Siblera.
- C'est mis en scène par José Paul.
- Et c'est au Théâtre des Nouveautés en ce moment, aux côtés d'Anne Charié notamment.
- C'est du mardi au samedi à 21h, le samedi à 16h30 et le dimanche à 16h.
- C'est à voir même avec les enfants. » « Ah oui, on peut, oui, oui.
- Pas deux, trois ans, mais sept ans. » « Non, voilà, à partir de l'âge de raison, quoi.
- Voilà.
- Allez, chers amis, vous écoutez cette excellente chanson de radio.
- Bienvenue chez vous. » « Bonjour, bonjour, bonjour. » « Daniel Picouli, Demba, donc, à paraître le 7 octobre chez Albin Michel.
- Roman que j'ai dévoré, je ne vais pas vous mentir.
- Est-ce que vous voulez que je fasse le pitch ou est-ce que vous voulez le faire vous, Daniel Picouli ? » « Allez, pitchez, pitchez, pitchez, parce que j'apprends des choses. » « Alors, ça se passe en 1906, c'est à Marseille.
- C'est au moment de l'exposition coloniale.
- Demba, autrefois guerrière parmi les Amazones du Dahomey.
- J'ai appris que c'était le Bénin, de nos jours.
- C'est une gardienne fidèle de son roi, qui a combattu les Français dans la guerre de conquête coloniale.
- Et là, elle se retrouve exhibée dans un zoo humain, en fait.
- C'était ça, les expositions coloniales.
- Dans une case factice, en plus.
- Elle n'a qu'un espoir, retrouver le roi Béanzin, qui, lui, revient de douze années d'exil en Martinique.
- Et elle voudrait obtenir son pardon pour une faute qu'elle a commise pendant la guerre.
- Mais on ne va pas dire quelle faute.
- Parce que son passé va la rattraper, Demba.
- Absolument.
- Moi, c'est cette faute que j'ai voulu écrire tout ce roman, pour que Demba ait la chance d'effacer cette faute, à l'instant.
- C'est-à-dire retrouver son roi.
- Et son roi, il est parti en Martinique, douze ans d'exil.
- Il n'y avait aucune raison qu'elle puisse le croiser de nouveau.
- Elle ayant quitté le Dahomey, chassée du Dahomey, puisqu'étant responsable de la défaite des troupes et la fin des Amazones.
- Et elle n'avait aucune chance de les retrouver.
- Et pourtant, grâce aux hasards qui font les bons romans, j'espère, un jour, on a voulu se débarrasser, là-bas, à la Martinique, du roi Béanzin, qui commençait à devenir à la fois vieux, et puis un peu...
- Oui.
- Un peu... Oui.
- Un peu impatient et importunant, demandant toujours de l'argent, enfin, des crédits qu'on lui doit, tout simplement.
- Et donc, on a décidé.
- Et un jour, il part de Martinique.
- En 1894, j'ai appris, oui.
- Et il part de Martinique avec, lui, le rêve de retrouver son pays, parce qu'il a le secret espoir que sa seule vue, parole et...
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