Retranscription des premières minutes :
- « Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Maxime Liedot. » À la une ce matin sur Sud Radio, à 7h13, naturellement, la mobilisation agricole qui se poursuit, et on l'a vu notamment hier à Paris, avec des syndicats agricoles largement reçus par le Président, et l'est la Présidente des deux chambres, Sénat et Assemblée Nationale.
- Bonjour Eloan Espoulous.
- « Oui bonjour. » Merci beaucoup d'être avec nous ce matin, vous êtes le Prédisant de la Coordination Rurale de l'Aveyron.
- Vous avez accessoirement passé quelques heures en garde à vue alors que vous vous dirigez vers Paris.
- On y reviendra, mais l'actualité est largement dominée, bien sûr, par le choix du Président de la République, Emmanuel Macron, de dire non au Mercosur.
- C'est donc la victoire ce matin, on remonte sur les tracteurs et on retourne dans les fermes tranquillement ? « Non, pas forcément, puisque c'est tout ce que le Mercosur sera signé quand même, qu'Emmanuel Macron dans ces discussions-là ne pèse plus rien du tout, et on va malheureusement subir les conséquences.
- C'est une signature d'Ursula von der Leyen et de l'Europe avec les conséquences que l'on connaît. » En revanche, pour pallier potentiellement ce choix funeste, parce que c'est le mot à la mode concernant le Président de la République, vous avez vu une lettre de la part du Premier ministre Sébastien Lecornu qui va directement vous concerner, Eloan Espoulous, vous, agriculteur, avec 10 points structurants, le Mercosur, l'ADNC par exemple, illégalement les engrais, l'eau.
- Qu'est-ce que vous espérez lire dans cette lettre du Premier ministre, ce matin ? « On espère les avancer, notamment sur l'ADNC, puisque nous on est un paquet à être monté du massif central, région très très élevage, Aveyron, Cantal, Lozère, Tarn, c'était notre convoi.
- On espère l'arrêt de l'abattage au total dès que le troupeau est touché, pour un protocole différent que l'on avait déjà proposé, et qu'on sait qu'il existe aussi dans d'autres pays comme la Suisse ou le Japon. » « Donc ça c'est la première lettre de l'ADNC, c'est la priorité sur la lettre concernant Sébastien Lecornu, l'arrêt de l'abattage total concernant l'ADNC ? » « En tout cas pour les éleveurs que nous sommes du massif central, c'est la priorité.
- Après bien sûr il faudra regarder la surtransposition des normes européennes, il faudra s'occuper de l'eau pour les régions d'Occitanie, puisque c'est très compliqué avec le réchauffement climatique, et arriver finalement à tirer du revenu pour enfin donner espoir et vivre de notre métier. » « Éloi Nespoulou, je rappelle que vous êtes le président de la coordination rurale de l'Aveyron.
- Vous étiez hier notamment dans les bureaux entre les quatre colonnes de l'Assemblée nationale, dans celui de Yael Brone-Pivet, qu'en est la présidente.
- Quelques minutes avant, naturellement, des agriculteurs l'avaient déjà bousculé.
- Comment ça s'est passé une fois dans le bureau où vous vous êtes excusé, vous avez dialogué ? » « Bien sûr que le président Mbanto s'est excusé, parce que nous ne sommes pas des violents, surtout envers les personnes et encore plus envers des dames.
- Donc il n'y a pas de problème sur ça.
- Yael Brone-Pivet a accepté les excuses et le président Mbanto lui a dit « J'aurais été vous, je ne serais pas sorti. » Et elle a eu le courage de dire « Je serais sorti quand même. » Donc par rapport à ça, il n'y a rien à dire.
- « Vous avez remarqué un certain courage de la part peut-être de la présidente de l'Assemblée nationale ? » « Sur ce point-là, on peut dire que oui, elle était courageuse et allait aller au-devant des agriculteurs et de leur inquiétude.
- Par contre, sur les propositions et sur toutes nos doléances, elle a l'air plus ou moins impuissante, parce qu'elle a beaucoup écouté, mais des propositions, on n'en a pas trop entendu. » « C'est-à-dire que quand vous parlez d'impuissance de la part de Yael Brone-Pivet, c'est-à-dire que même entre quatre murs, même entre elle et vous, elle n'est pas sortie des lignes qui sont tracées en public ? Elle n'a pas eu de propositions un peu disruptives, de propositions vraiment franches à votre égard ? » « Non,...
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