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Par avec Michel Martial

Témoignage : le trafic de drogue empoisonne le quartier, ce pharmacien n’en peut plus


Depuis 2 ans, la tranquillité du quartier Godard au Bouscat, commune voisine de Bordeaux, est altérée par l'installation chaque soir d'un groupe qui vend de la drogue
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-9h, Jean-Jacques Bourdin.
- Nous sommes au Bouscat. Le Bouscat, c'est près de Bordeaux, le quartier Godard, au Bouscat.
- Et avec nous, le pharmacien du quartier, Michel Martial. Bonjour.
- Oui, bonjour.
- Ça me fait plaisir de vous recevoir, Michel Martial, parce que j'ai été interpellé par ce que vous vivez.
- Vous êtes pharmacien depuis combien de temps dans ce quartier du Bouscat ? Alors, dans ce quartier, je suis là depuis 5 ans, si vous voulez. Je rentre dans ma 6e année.
- Bon, auparavant, j'ai fait... Enfin, en tout, j'ai quand même 42 ans d'ancienneté dans le métier.
- Et toujours dans la même ville, puisque j'ai été à 2 km de là.
- Bien. Vous êtes au Bouscat, donc, dans ce quartier Godard. Et dans le quartier, tout a bien changé.
- Pourquoi ? Parce que depuis maintenant...
- Deux ans ? Deux ans, c'est bien cela. Une bande s'installe dans le quartier, notamment devant votre pharmacie.
- Et cette bande de trafiquants, de stupéfiants, vend ses produits, sa drogue, devant chez vous.
- Oui, tout à fait. Effectivement. Donc, j'ai 5 ans d'ancienneté dans le quartier.
- Pendant 3 ans, le quartier a été très calme, très tranquille.
- D'un côté, c'est un habitat bas. De l'autre côté, nous avons donc...
- Des immeubles de 10 étages, si vous voulez. Une population représentative de la France.
- C'est-à-dire, personnes âgées. Et dans l'habitat bas, personnes jeunes également.
- Voilà.
- Et donc, depuis 2 ans, on a une bande de jeunes, donc certes des gamins, qui sont venus s'installer devant la pharmacie pour dealer.
- Alors, certes, ce n'est pas du gros trafic, mais ce sont des incivilités permanentes.
- C'est l'ambiance qui devient insupportable. Des dégradations permanentes.
- Tant et si bien que, bon, les quelques commerces que nous sommes, le coiffeur à côté est parti.
- Le chauffagiste est parti, si vous voulez.
- Tout le monde est en train de partir, dû à cette mauvaise ambiance.
- Ceux dans le quartier, dû exclusivement à la présence de ces jeunes.
- Oui. Alors, tous les matins, évidemment, vous ramassez les détritus, des canettes, des mégots.
- Ce n'est pas, évidemment, très sécurisant.
- Qu'est-ce que... Vous en parlez avec eux ? Vous essayez de les faire partir ? Ça doit être difficile, d'ailleurs. Enfin bon.
- Comment faites-vous ? Oui, oui, totalement. On a... Le dialogue s'est engagé.
- Oui.
- Alors, oui, il y a un vétérinaire, il a essayé d'engager la conversation.
- Même moi, j'ai engagé la conversation. Je leur demandais d'aller ailleurs.
- Oui.
- Pas devant la pharmacie. De ne pas nous provoquer en permanence devant la pharmacie.
- Parce qu'à l'heure actuelle, c'est surtout, outre les incivilités, mais c'est de la provocation permanente.
- Oui, bien sûr.
- Ils frappent contre les vitrines, ils noircelent, ils se mettent sur une caisse devant la porte, carrément. On a eu des jets de canettes dans la pharmacie, des jets de bouteilles également sur la vitrine.
- Voilà. C'est une... C'est une permanence, une provocation.
- Mais la police nationale ne fait rien. Il y a une police municipale...

Transcription générée par IA

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