Retranscription des premières minutes :
- 14h-16h, Brigitte Lahaye, Sud Radio.
- Et puis ça disparaît. Et pourtant, ça continue, les abus sur enfants.
- Et avec Bruno Clavier, qui m'accompagne régulièrement dans cette émission, on ne cesse d'évoquer les abus sexuels sur enfants, parce qu'on sait qu'un enfant ne peut jamais, vraiment jamais, être consentant.
- Et je vous propose d'ailleurs qu'on revienne dans cette introduction d'émission sur ce qu'on appelle la confusion des langues, pour mieux expliquer encore ce que ça signifie.
- Et puis on pourrait...
- On pourra peut-être aussi aborder la question de la prescription, en expliquant notamment pourquoi les adultes prennent parfois conscience très tard de ce qui leur est arrivé, et parfois trop tard.
- Alors bien sûr, c'est vos témoignages, comme à chaque fois, qui vont faire la richesse de cette émission.
- Donc je vous invite à venir nous rejoindre en nous appelant au 0826 300 300.
- Bonjour Bruno Clavier, merci d'être avec nous.
- Merci de m'inviter à chaque fois.
- Je vous en prie, parce que j'ai besoin de vous.
- C'est mon intérêt.
- Mon grand intérêt, parce que c'est un sujet qui me tient énormément à cœur.
- C'est peut-être d'ailleurs le seul sujet pour lequel je pourrais avoir envie de militer plus la question d'abus sur enfants.
- Sur les enfants.
- Parce que je pense que c'est la chose la pire qui puisse arriver à un enfant, parce que ça détruit pour toute sa vie son rapport au corps.
- Pour toute sa vie, oui.
- Pour sa vie entière, c'est-à-dire...
- C'est vraiment ça, c'est-à-dire...
- C'est pour ça pour toute personne, je dis même plus enfant, c'est-à-dire après c'est fini, quoi.
- Oui, oui.
- La personne, toute sa vie, jusqu'à la fin, portera ça avec des symptômes, des choses comme ça, qui s'aggravent même des fois avec l'âge.
- Oui, oui, il y a des problèmes de santé, il y a des problèmes...
- Et moi qui suis tellement...
- Enfin, je trouve tellement important son rapport au corps, c'est le sujet d'ailleurs qu'on abordera avec Michel Audoul demain, et je vois bien toutes les personnes qui ont eu à subir ce genre d'abus sexuels, eh bien, ils ont un rapport au corps beaucoup plus méfiant, beaucoup plus difficile, beaucoup plus douloureux, beaucoup plus sauvage aussi.
- C'est-à-dire qu'ils sont sauvages avec leur propre corps après, et puis ils vont être sauvages de façon, on peut dire volontaire, par exemple l'escarification, ça c'est volontaire, c'est une façon dont vraiment...
- Oui, ou même la boulimie, l'anorexie, qui est des problèmes de santé qu'on n'explique pas.
- Et après de façon inconsciente, ça c'est presque conscient, enfin ils le font, et puis évidemment toutes sortes de maladies, justement, il faut y réfléchir, auto-immunes, on s'attaque soi-même.
- C'est ça, exactement.
- Alors, vous aviez, on en a parlé un tout petit peu avant de commencer cette émission, oui, vous pensez la même chose que moi, l'opinion s'emballe, on ne parle que de ça, et puis ça part malheureusement.
- Ce qui est dans toutes ces affaires, ce qui est difficile, c'est le problème, c'est la famille.
- Pour moi, je pense que pourquoi le problème c'est la famille ? Parce que tout commence par une famille.
- Toute personne qui soit agressée ou agresseur a une famille.
- Il a eu une éducation, il a été petit, comme tout le monde, et puis qu'est-ce qui s'est passé dans cette famille ? Et souvent, on oublie ça, pourquoi ? Parce que chez nous, enfin c'est pas qu'en France, je crois que dans le monde entier, la famille c'est sacré.
- Alors on ne touche pas à la famille, et puis du coup, on va évidemment se ruer sur toutes sortes d'affaires où la famille n'est pas totalement en jeu.
- Vous voyez là, dans la petite Liana, la famille n'est pas complètement en jeu.
- Mais à l'intérieur, c'est ça, la question, comme pour la question du périscolaire, moi j'ai vu des...
- Par chez moi, moi je suis en région parisienne, j'ai vu, peut-on encore envoyer les enfants à l'école ? Ben oui, moi je défends...
- Le danger, c'est souvent dans la famille.
- Malheureusement, alors c'est pas moi qui l'invente, c'est les chiffres, les chiffres c'est à peu près...
- C'est pas exactement ça, mais c'est pas loin, c'est ça, c'est 80% des agressions...
Transcription générée par IA