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Par avec Franck Oniga

MaPrimeRénov' : la banque Sofinco va financer le dispositif


Dispositif MaPrimeRénov : la banque Sofinco va, à partir d’aujourd'hui, avancer l'aide pour l'État
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Le Grand Matin Sud Radio, 7h-10h, Patrick Roger.
- Il est 7h41. Sud Radio vous explique MaPrimeRénov'. Alors le financement, plus précisément, parce qu'il y a un coup de pouce pour tous ceux qui ont recours à MaPrimeRénov', et notamment les artisans qui avancent l'argent, la fameuse prime, mais qui mettent du temps à être remboursés quand ils le sont par l'État.
- Nous sommes avec Franck Oniga, directeur général de Sofinco, du groupe Crédit Agricole. Bonjour.
- Bonjour, Patrick Roger.
- Vous venez d'être reconnu comme mandataire pour faire la transition un petit peu, aider justement à ce que ces artisans soient remboursés. Expliquez-nous comment ça fonctionne.
- Oui, c'est une grande nouvelle. On va être le premier établissement financier à être mandataire financier. Je vais vous expliquer ce que ça veut dire.
- Mais permettez-moi d'abord de souligner un point très très simple.
- C'est que la question de la rénovation énergétique est une question de société. C'est un enjeu de pouvoir d'achat, hausse de 30% de la facture énergétique des Français en 5 ans, un enjeu de santé publique, 5 millions de passoires énergétiques et de bouilloires énergétiques, et un enjeu écologique, c'est 17% des émissions de gaz à effet de serre.
- On en parle beaucoup avec la COP30, là, qui a lieu au Brésil. Mais c'est vrai qu'il faut aller sur des choses très concrètes, quoi.
- Alors très concrètes. Le sujet fonctionne mal. On devrait augmenter le rythme de rénovation par deux.
- On fait 130 000 rénovations, on fait en faire 300 000. Qui est clé dans le dispositif ? Selon nous, ce sont les artisans, les entreprises artisanales, reconnues garantes de l'environnement, celles qui ont le droit de travailler avec les primes et d'apporter les primes aux Français.
- Or, ces entreprises artisanales, qui sont clés dans le dispositif, déduisent du devis des travaux les primes, souvent, quand ça fonctionne bien. C'est comme ça que c'est fait.
- Bon, pour être très concret, une entreprise va chez un particulier et lui dit « Bon, ben voilà, vous en avez pour 15 000 ».
- 10 000 € ou 20 000 €. Vous avez le droit... Alors tout le monde n'a pas le droit, hein, mais vous avez le droit à 10 000 € d'aide.
- Voilà. Ben vous n'allez pas payer ces 10 000 €. C'est moi qui vais me faire rembourser par l'ANA.
- Par l'ANA. L'ANA, qui est l'association.
- L'Agence nationale de l'habital et les pouvoirs d'amélioration de l'habital et les pouvoirs publics. Donc ça, l'avantage pour le particulier, c'est qu'il n'a pas à gérer lui-même la question des aides, qui est un enfer.
- Alors il y a des dispositifs, comme Gécoré-Neuf, du coup, pré-école, pour le faire. Mais le particulier n'a pas à le faire.
- Bien sûr.
- C'est le professionnel qui le déduit du montant des travaux et qui fait son affaire de récupérer les primes après. Sauf que...
- Ah oui, sauf que, c'est ça.
- Sauf qu'il avance la trésorerie. Et que si on veut changer d'échelle dans notre pays, on ne peut pas faire porter le poids de cette trésorerie à l'ensemble des entreprises artisanales.
- Elles sont d'ailleurs de moins en moins nombreuses à être en charge de ces questions, à être RGE, reconnus garants de l'environnement.
- Donc nous, ce que nous avons décidé chez Sofinco, groupe Créer École, c'est d'agir en devenant mandataire financier. Concrètement, qu'est-ce qu'on va faire ? Oui, oui.
- C'est que nous allons avancer ces aides aux artisans au moment de la livraison du chantier, de telle sorte qu'il n'est plus à attendre le paiement par l'ANA de ces primes.
- Oui, oui.
- Donc ça va changer...
- Vous êtes un relais de l'État, en quelque sorte.
- On va être un relais de l'État et un tiers de confiance, puisque c'est la première banque, le premier établissement financier à le faire.
- Et ça va nous permettre aussi pour l'État de sécuriser le dispositif, puisque l'année dernière, en 2024, plus de 200 millions d'euros de fraudes à ma prime Rénov' ont été recensés par les pouvoirs publics.
- Ah oui. On ne les citera pas, mais il y a...
- Il y avait, au coin de la rue, des établissements qui ouvraient et qui disaient « Mais c'est nous qui allons... ».
-...

Transcription générée par IA

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