Retranscription des premières minutes :
- Le Loft Musique Sud Radio, Yvan Cujus.
- La vie ressemble au jazz, elle est bien plus belle quand on l'improvise, Georges Gershwin.
- Eh bien messieurs ! Heureux d'être avec vous, ça calme ce genre de citation, mais ça nous met directement dans le propos et dans le sujet.
- On est heureux de vous retrouver pour ce Loft Musique qu'on vous propose toutes les semaines sur Sud Radio et qui réunit ici autour de cette table des gens qui aiment la musique, qui la partagent, quelques fois qui ne la pratiquent pas, mais qui l'aiment depuis longtemps en plus.
- Et c'est l'occasion de se rencontrer, d'avoir du live, d'être heureux finalement.
- On peut résumer ça comme ça, nous recevons un groupe...
- Comment on l'appelle ? Pop ! Oui c'est ça ! Ça donne envie ! Non pardon, je voulais vous qualifier, alors je me disais comment je pourrais dire dans un groupe pop-rap, intergénérationnel, qui a fait un petit bain.
- Avec quelques années pour revenir avec un nouvel album, qui est peut-être l'album de la maturité, c'est-à-dire qu'on regarde ce qui s'est passé derrière et ce qui va arriver après, et puis on fait un petit bilan, et puis on constate qu'on prend de l'âge quand même, même si on est encore très jeunes de visage, mais quand même les années tournent.
- On devient des vieux fusils comme on dit dans le jargon.
- C'est ça, donc il faut faire avec en fait, c'est un peu ça l'idée.
- Il s'appelle 47 Terres et ils sont avec nous.
- C'est ça ! Salut les garçons, merci d'être avec nous.
- Bonjour, merci à vous.
- Pierre-Paul Blaise et Miguel.
- Avec cette écriture justement sur cet album, un peu plus consciente, je le disais, du temps qui passe, et puis peut-être plus intime, peut-être plus émotionnelle que les autres albums.
- Plus intime cette fois-ci, ouais.
- On s'est dit que ces années, ce n'étaient pas forcément les plus faciles.
- On s'est dit, pourquoi pas les mettre sur un album ? Pourquoi ce n'était pas les plus faciles ? Je ne sais pas, il y a un mélange de...
- Nous, ça a toujours été très facile.
- 20 piges, des copains, tout va bien, la vie est belle et tout.
- Et d'un coup, il y a eu un mélange de 25 ans, petite prise de conscience dans la gueule, notre groupe de copains qui se pètent la gueule, tout le monde commence à travailler, personne n'aime son job.
- Nous, on se pose des questions sur la vie.
- Ah ouais, il y a la grande catastrophe ! Tu sais, genre, la remise en question existentielle.
- Non mais, voilà, exactement.
- Ah ouais, carrément quoi ! Genre, vraiment, la remise en question existentielle de la vie, finalement.
- Exactement, ça n'est que la vie.
- C'est ça exactement, l'album s'appelle, et c'est le quatrième, La Vie Continue.
- Également avec nous, un duo magnifique qui va nous proposer tout à l'heure en live une espèce de moment de swing qu'on aime, à la Django notamment.
- Et c'est un peu la thématique de leur album.
- Cet album qui s'appelle, je l'ai là, les deux pieds dans le plat, sans Severino et Liz Cabaret.
- Merci beaucoup d'être là, Stéphane sans Severino et Liz Cabaret.
- De rien.
- Alors, vous vous retrouvez sur cette idée, sur cet amour du swing, finalement, de la guitare aussi, parce qu'on ne peut pas dissocier la guitare, mais avec une volonté vraiment d'être dans le swing assez traditionnel sur cet album et sur cette intention musicale.
- Je crois qu'avec sans Severino, on n'est jamais dans le traditionnel, mais effectivement, on revient un peu aux sources.
- Oui, mais en fait, il s'est baladé quand même dans plein de styles musicaux en s'éloignant de ce swing pur et dur.
- C'était l'époque où j'avais 20 ans, et puis après, tout s'est cassé la gueule.
- Ah, ça fait un peu, alors oui.
- Je me demande si ce n'est pas un peu résumer la vie, tu vois, de dire à un moment donné, tout s'est cassé la gueule.
- Non, mais c'est bien que vous disiez ça, parce que c'est des trucs qui arrivent, et c'est bien de le dire plutôt que de faire genre, ouais, nous, ça...
Transcription générée par IA