Par Jacques Pessis avec Julien Clerc
Les Clefs d'une vie avec Julien Clerc
Julien Clerc : un 28ème album avec des mélodies et des textes évoquant l’amour et la société, avec une voix qui n’a jamais changé. Il est le 1500ème invité des Clefs d’une vie.
Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Les clés d'une vie, celles de mon invité.
- Votre présence est doublement symbolique au micro de Sud Radio aujourd'hui.
- D'abord parce qu'un album intitulé Une Vie, il est impossible de ne pas l'évoquer dans les clés d'une vie.
- Et ensuite parce que vous êtes le 1500ème invité de cette émission.
- C'est dire si aujourd'hui, grâce à votre présence, nous sommes à la fête.
- Bonjour Julien Clerc.
- Bonjour.
- Vous revenez avec un nouvel album et Une Vie d'ailleurs, ça a failli être le titre de votre tournée au départ.
- Ça va être le titre de la tournée, oui.
- Mais ce n'était pas forcément le titre de l'album au départ.
- Non, non.
- Alors, on va évoquer votre parcours.
- Et la première date que j'ai trouvée, c'est un point commun que nous avons entre nous.
- Le 17 septembre 1973, j'ai pour la première fois parlé à la radio devant vous.
- Je ne sais pas si vous vous en souvenez.
- À RTL Non Stop.
- Ah mais c'était avec Bouvard.
- Exactement.
- J'étais le gendarme de service.
- Oui ! Qui disait incidemment et subséquemment qu'il y avait une casquette trop grande pour lui.
- Et c'était ma première apparition à la radio.
- On avait tous très peur quand on allait à Bouvard.
- Parce que c'est lui qui a lancé la mode d'égratigner les invités.
- Exactement.
- Et ce jour-là, j'avais très peur car je n'avais jamais parlé au micro.
- Et vous m'avez regardé avec une telle gentillesse que ça m'a donné le courage de parler et de lire mon texte que j'avais préparé.
- C'est un événement important.
- Et donc, vous êtes finalement mon parrain à la radio, Julien Clerc.
- Très bien.
- Je ne peux vous dire plus pas.
- Alors, à cette époque-là, vous sortiez cette chanson.
- C'est une chanson de septembre 1913.
- Et c'est vrai que le bon Dieu, il doit sourire en observant votre parcours.
- Car votre parcours est exceptionnel.
- J'ai des paroles des tiens de Rodagy.
- J'en avais enregistré ça à Londres, d'ailleurs.
- Exactement.
- Et vos débuts à la télévision, c'était dans une émission, je ne sais pas si vous vous en souvenez, qui s'appelait Tilt Magazine.
- Et c'était Claude Chebel qui était à l'époque animateur, qui vous avait interviewé.
- Vous aviez 20 ans.
- Et vous faisiez votre premier disque, tout timide, en continuant votre licence d'anglais.
- Oui, oui.
- Vous vous en souvenez ? Oui, bien sûr, oui, oui.
- Vous n'aviez pas l'air d'avoir le tract, en plus.
- Oh si, je pense que je l'avais beaucoup.
- Mais enfin, j'ai un air comme ça.
- Souvent, les sentiments sont très rentrés, donc je ne le montrais pas.
- À l'époque, Tilt, c'était aussi une émission présentée par Michel Drucker.
- Et c'était le titre d'un journal qui était le premier par image des jeunes.
- Je ne sais pas si vous vous en souvenez.
- Ah oui, oui, voilà.
- Vous m'en rappelez des choses.
- J'avais oublié ça complètement.
- Et cette chanson que vous aviez interprétée à la télévision, c'était celle-ci.
- Quand on pense, il est bien clair que votre première rencontre avec un directeur artistique, il vous a écouté et il vous a conseillé de poursuivre vos études.
- Oui.
- C'est vrai ? Oui, il m'avait dit, non, ça ne va pas, ce n'est pas ça qui marche.
- Et il m'avait fait écouter Enrico Macias en me disant, voilà, c'est ça qu'il voudrait mieux faire.
- Et vous l'aviez écouté ou non ? Vous avez démoralisé ? Non, mais il y a des très, très bonnes chansons.
- Enrico Macias, enfin bon.
- Vous voulez la vérité, j'étais sorti vexé comme un pouls quand même.
- Quand même, oui.
- Et je m'étais dit, soit j'y arriverai autrement, soit je n'y arriverai pas, mais je n'auditionnerai plus jamais de ma vie.
- C'est ce que vous avez fait.
- C'était...
- Ben si, quand même, parce que...
- J'ai bien été...
- Obligé d'auditionner, mais alors il se trouve que c'était un cousin, figurez-vous.
- Alors à ce moment-là, la promesse que je m'étais faite a pris du plomb dans l'aile et je suis allé auditionner auprès de lui.
- Parce que c'était un cousin, mais on ne se connaissait pas.
- Alors, vous êtes aussi, à cette époque, Julien Clerc, considéré comme un véritable ovni...
Transcription générée par IA