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Par avec Julien Dassin

Les Clefs d'une vie avec Julien Dassin


Julien Dassin : l’un des fils de Joe Dassin raconte dans un livre et chante sur des scènes internationales un père qu’il n’a pas connu. Sa façon de suivre le chemin de papa.
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Sud Radio, les clés d'une vie, Jacques Pessis.
- Sud Radio, les clés d'une vie, celle de mon invité.
- Vous avez choisi de consacrer votre vie à un père que le public a beaucoup plus connu que vous.
- Vous avez choisi de faire rimer chansons avec transmission.
- Vous le racontez dans un livre qui est celui d'un fils, mais aussi d'un historien.
- Bonjour Julien Dassin.
- Bonjour Jacques.
- Alors c'est vrai que ce livre, il était une fois nous deux, Joe Dassin, mon père, aux éditions de l'Archipel.
- C'est un document, et c'est un document qui évoque une chanson.
- Une chanson merveilleuse de Joe Dassin.
- Et effectivement, ce titre n'a pas été choisi au hasard, on va en parler tout à l'heure.
- Mais le principe des clés d'une vie, c'est d'évoquer le parcours de quelqu'un, ou de deux personnes, Joe Dassin et vous, Julien Dassin, à travers des dates clés.
- Et on va commencer par, bien sûr, la plus triste, qui est le 20 août 1980.
- La mort de votre père.
- Mais dans ce livre, vous racontez ces derniers instants.
- Car effectivement, il est mort en écrivant un texte.
- Oui.
- Il était à Claude Mel, et il était en train d'écrire une recette de cocktail.
- On ne me demandait pas pourquoi, ni quel cocktail c'était.
- Et ce papier, Claude l'a toujours.
- Et on voit bien qu'au fur et à mesure des phrases, des ingrédients, l'écriture change.
- Alors, est-ce que...
- Est-ce que Claude l'a imaginé ? Est-ce qu'on se l'imagine ? Ou est-ce que quelque chose était en train d'arriver ? Quelque chose.
- Et là, oui.
- Alors, vous étiez dans votre poussette, je crois.
- J'étais dans un petit couffin, oui.
- Non loin.
- Vous aviez quelques mois.
- J'avais que cinq mois quand il est décédé.
- Et finalement, la Polynésie, il avait choisi de s'y installer, et il avait trouvé un refuge, je crois, Joe Dassin.
- Alors, il y avait été pour un gars là, en Polynésie.
- Il est tombé amoureux de la Polynésie.
- Et il s'était offert un lopin de terre, on va dire ça comme ça, à Tars, qui est à peu près 200 kilomètres de Paupette.
- Et c'était un terrain sur lequel, je pense, il aurait voulu finir ses jours ou passer le plus clair de son temps à se reposer.
- Oui, parce qu'il avait envie de se reposer.
- En fait, ce qu'on sait peu, c'est qu'il a eu beaucoup d'alertes cardiaques depuis quelques années.
- Je crois qu'il y a un récital à Wavre, en Belgique, où il s'est effondré le 23 septembre 1977.
- C'est ça.
- Et il n'a pas voulu aller à l'hôpital.
- Ça, c'est les perfectionnistes.
- On n'arrête pas.
- Et je crois que les médecins avaient même décelé un ulcère.
- Il n'en avait rien à faire.
- J'ai envie de vous dire, c'est presque héréditaire, ce truc-là.
- Mais même avant, c'était au service militaire.
- Ils avaient découvert qu'il était faible du cœur.
- Mais en même temps, il n'a pas voulu se soigner.
- Il a vécu à mille à l'heure, jour d'assain.
- C'est le problème de ce métier.
- Vous courez, vous courez, vous courez.
- Et on est fatigué.
- Mais le fait de monter sur scène, ça réveille.
- On prend tellement de bonheur.
- Le public transmet tellement de bonheur.
- En fait, on oublie la fatigue.
- Mais un peu de fatigue par un peu de fatigue, ça commence à faire beaucoup.
- Alors, il se trouve que vous racontez dans ce livre, Julien Dassin, ce qui s'est passé après.
- C'est-à-dire que l'enterrement, c'est Jules Dassin, son père, qui s'en est occupé parce que c'était la meilleure solution.
- C'était la meilleure solution.
- Et il faut remettre tout ça à une époque.
- J'insiste bien.
- J'insiste bien là-dessus.
- L'Internet n'existe pas.
- Les portables n'existent pas.
- Il n'y a rien qui existe.
- Et vous apprenez presque par la radio que votre fils, votre mari, tout le monde apprend que Jules Dassin vient de décéder.
- On est à Tahiti.
- Il fait très chaud.
- C'est une toute petite île, une morgue, mais qui n'est pas faite pour accueillir un corps X jours.
- Donc, il faut prendre une décision très, très rapide.
- Et Jules arrive à Los Angeles, demande à ce qu'on fasse rapatrier le corps de son fils à...

Transcription générée par IA

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