Retranscription des premières minutes :
- Brigitte Laé, Sud Radio, le sexe au conseil.
- Alors Patricia Martin-Lamante, je vais parler de la culture sexuelle.
- La culture sexuelle, c'est notre ouverture à la sexualité, notre capacité à avoir une fantasmatique érotique.
- Et ça dépend de plusieurs paramètres.
- Et je vais vous proposer justement de définir clairement ces différents paramètres parce que ça va peut-être vous aider, enfin pas vous Patricia Martin-Lamante, mais ceux qui nous écoutent, ça va peut-être vous aider à comprendre mieux pourquoi vous avez des inhibitions ou des excès.
- Par exemple, pourquoi vous ne mettez pas de préservatifs.
- Alors le premier paramètre qui parle de notre culture sexuelle, c'est l'époque dans laquelle on arrive.
- On imagine bien que les femmes qui sont nées avant 1850, elles n'avaient pas la connaissance du point G.
- Parce que le point G, on en parle finalement depuis très peu de temps.
- Ensuite, il vient la culture dans laquelle on baigne.
- C'est-à-dire la culture dans laquelle on grandit au moment de l'adolescence et du début de sa vie d'adulte.
- Donc ça fait déjà deux paramètres qui sont très différents parce qu'on voit bien qu'entre 0 et 20 ans...
- Pourquoi je dis ça ? Parce que la première, on est plutôt influencé par la culture de nos parents quand on vient au monde.
- Et ensuite, par la culture.
- C'est-à-dire la culture dans laquelle on grandit.
- Ensuite, il y a le pays qui compte également.
- Parce qu'il y a le pays dans lequel on est élevé.
- Et puis, il y a le pays de nos origines.
- Et on voit bien aujourd'hui où on est dans une société très multiculturelle.
- Ce n'est pas la même chose d'être d'origine musulmane que d'origine indienne ou d'origine, je ne sais pas, chinoise, etc.
- Ça a beaucoup d'importance parce que, notamment, la relation entre les hommes et les femmes, suivant les cultures, sont très différentes.
- Je n'ai pas besoin d'en dire plus.
- Et puis après, il y a le milieu social aussi, qui a peut-être un impact moins fort, mais qui a quand même un impact.
- Parce que quand on grandit dans un milieu très aisé, on ne va pas avoir le même rapport aux risques, par exemple.
- Il y a aussi des choses qui vont bouger par rapport à notre culture sexuelle.
- Et puis, il va y avoir...
- l'éducation et surtout la manière dont on est élevé, en tant que garçon ou en tant que fille ou en tant que neutre, mais ça, ce n'est pas encore très fréquent.
- Parce que la différence et cette notion de différence des sexes et cette notion de genre, alors ça, c'est très, très nouveau.
- Et ça a énormément fait bouger les rapports entre les hommes et les femmes, cette question du genre, justement.
- Parce que quand on réfléchit bien, au début du sexe, au siècle dernier, on était fille ou on était garçon.
- Et déjà, ça donnait un comportement qui était assez stéréotypé.
- Aujourd'hui, on peut être une fille et avoir plusieurs partenaires.
- On peut être un garçon et être romantique.
- Ça fait une ouverture énorme sur notre capacité de choix.
- Voilà.
- Ensuite, il y a les expériences et notre vécu.
- Parce que la première fois qu'on fait l'amour, ça aura une importance.
- Plus ou moins.
- Et puis après, il y a ce qu'on va vivre.
- Plus on a eu d'expériences sexuelles, évidemment, plus on va avoir de connaissances.
- Moins on en a eu, plus on va peut-être être surpris par un nouveau partenaire, etc.
- Alors, quand on voit tout ce que j'ai cité comme paramètre, on voit bien que la culture sexuelle de chacun, j'allais dire, elle est unique, pratiquement.
- Donc, c'est normal que quand on rencontre quelqu'un, au début, on n'ait pas tout à fait la même vision.
- On n'a pas la même vision de la sexualité et que ça demande donc de l'adaptation et peut-être de la communication.
- Complètement, parce que les êtres humains sont tellement différents.
- Chaque être humain est unique, en fait.
- Absolument.
- On est unique.
- Unique, absolument.
- Et on voit bien que si on a eu, comme Constance le disait, un parent assez libre sexuellement, qui nous parle de sexualité, qui nous parle de précaution, on va plus facilement avoir...
Transcription générée par IA