Retranscription des premières minutes :
- « On fait croire à l'opinion publique que la justice peut fonctionner dans de bonnes conditions alors que ce n'est pas vrai. » « Vous savez que la justice est une institution essentielle, qu'elle est notre pacte social et notre pacte républicain. » « Qui est responsable de l'état de la justice aujourd'hui ? Qui est responsable du fait qu'on ne peut pas faire bien notre travail ? » « Le seul responsable de cette affaire, c'est moi. » « Les vraies voix Sud Radio. » Et ça sonne déjà aux 0826 300 300 et c'est Yann qui est avec nous de Bayonne. Bonsoir Yann.
- « Bonsoir Yann. » « Bienvenue sur Sud Radio. » « Bonsoir Cécile, bonsoir tout le monde. Merci de m'accueillir. » « À cette question sur la libération des criminels présumés parce que la justice est trop longue, qu'en pensez-vous ? » « On est déjà très content de faire partie des 86% pour une fois. Parce que c'est une partie des Français qui se grattent la tête quand on entend ça.
- Je veux dire, on peut mettre en liberté des tueurs présumés, des violeurs présumés, des gens qui sont certainement...
- impossibles à insérer dans une société en tant que tel. Et nous, on va commencer à trouver une solution pour les remettre dans la société sans les avoir jugés, sans savoir s'ils sont coupables ou pas. Voilà. Moi, aujourd'hui, ça me choque mais ça me fait surtout peur pour les générations à venir.
- Aujourd'hui, c'est un manquement politique. Voilà. Ils ne font pas leur boulot. La justice est lente. Quand elle veut, je pense, j'ai l'impression, on n'a pas de place de prison.
- Moi, je pense qu'à minima, ça devrait les questionner. » Et qu'à minima, si on doit relâcher des gens, il faudrait peut-être relâcher des gens qui sont un peu moins dangereux que ces présumés criminels.
- Voilà. Je suppose qu'il y a des gens qui sont en prison et qui ont fait peut-être, voilà, je sais pas moi, de la malversation ou des choses qui sont condamnables, mais qui représentent moins un risque pour nos enfants, à minima, voire nos concitoyens.
- Et je vais me tourner vers la justice, forcément, hein, Philippe Bilger. Merci de le reconnaître, monsieur le préfet.
- J'ai pas dit une justice juste. J'ai dit la justice.
- Ça n'a rien à voir... Pardon. Le sujet n'a rien à voir avec la surpopulation carcérale. C'est très clair. Rien. Non, non.
- Ce sont les délais. C'est à cause... Absolument. C'est à cause d'un État de droit qui est sophistiqué et byzantin qu'on est obligé de libérer ces gens. Et donc si j'étais procureur général aujourd'hui, je réfléchirais ou bien je me mets en marge de la loi et je tente de trouver un système de bon sens pour régler le problème et éviter le scandale de ces libérations qui sont... qui indignent, profondes, ou alors je demande d'urgence enfin à un président, à un garde des Sceaux de faire voter toute affaire cessante une nouvelle loi pour permettre le maintien en détention de ces gens-là. Mais oui. Enfin, mon cher Philippe, j'ai pensé que tu avais une espèce de forme de langue de bois en disant ça, en fait.
- Mais à un moment donné, il faut libérer. On ne peut pas faire autrement. Non.
- Mais tu me disais la surpopulation carcérale. C'est la vérité. Non. Oui, mais ça n'a rien à voir avec ça.
- Mais je pense que ça a une raison. De fond, je pense que ça a une raison. Très sincèrement.
- Ah non. C'est l'abligation du code de procédure pénale qui décide... Excusez-moi. Oui, je me suis mal exprimé.
- Ça arrache quelque part la justice et le milieu carcéral. De dire « Putain, si on peut libérer tout ça... ».
- Ça n'arrange pas du tout, mon cher Bruno. Pour une fois, vous venez de la... Non. Non, non. Mais ça n'arrange pas du tout.
- Je n'en serais pas. Mais ça n'arrange pas du tout la justice. Sinon, les procureurs généraux d'Aix-en-Provence et de Paris n'auraient pas annoncé ça sur le mode défaitiste et de sinistre aux absolus. Mais quel... Attendez. Attendez. On continuera juste après l'abîmé.
- Moi,...
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