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Par avec Rebecca Haiun

Nogent, Graz : peut-on mettre fin à l'ultraviolence de certains jeunes ?


Une surveillante poignardée à mort par un collégien en Haute-Marne : la journée d’hier a aussi été marquée par cette tuerie sans précédent en Autriche. Dix personnes ont été tuées par balles dans un lycée par un ancien élève qui s’est ensuite suicidé. On en parle avec Rebecca Haiun, psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée enfance et adolescence !
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- C'est l'heure du Grand Débat du Jour.
- Les vraies voix Sud Radio, le Grand Débat du Jour.
- Une surveillante poignardée à mort par un collégien en Haute-Marne la journée d'hier a été aussi marquée par une tuerie sans précédent en Autriche.
- Dix morts dans un lycée de Graz par un ancien élève qui s'est ensuite suicidé.
- Alors parlons vrai, est-ce qu'une répression plus dure est le là à donner en premier à cette question ? Neugeant Graz, peut-on mettre fin à l'ultra-violence de certains jeunes ? Vous dites oui à 57%, donc vous êtes quand même plutôt optimiste.
- Vous êtes éducateur, vous êtes enseignant ou vous l'avez été, venez nous donner votre avis au 0826 300 300.
- Avec nous Rebecca Ayoun, psychologue clinicienne et psychothérapeute spécialisée en enfance et adolescence qui exerce dans un centre médico-psycho-pédagogique.
- Rebonsoir, on va faire un tour de table.
- Philippe Bilger, vous en tant que magistrat, est-ce que vous avez vu une jeunesse dérivée avec le temps ? Non mais je vais répondre en tant que citoyen si vous le permettez.
- Et j'espère que ça n'est pas contradictoire avec le magistrat.
- Moi ce que je note tout de même, c'est qu'on peut agir sur les conditions sociales externes, extrinsèques.
- On peut régler un certain nombre de problèmes dans les établissements, dans les universités.
- Veiller par exemple autant que possible, c'est possible, à interdire les couteaux.
- On peut faire en sorte que la sécurité publique soit assurée au maximum.
- Mais il faut accepter l'idée que d'abord, on n'éradiquera jamais cette violence.
- Il y aura toujours une forme de délinquance ou de criminalité.
- Et deuxième élément, il y a des surgissements qui viennent de psychologies totalement perturbées qui ne permettent pas une action immédiate pour y résister.
- Et donc notamment à nos gens qui pouvaient penser, même s'il y avait eu des signes avant-coureurs, parce qu'il avait notamment tenté d'étrangler un autre élève.
- Que ce garçon de 14 ans poignarderait cette assistante.
- L'avis du policier, Jean-Christophe Koubi.
- Le policier, lui, qu'est-ce qu'il constate et ses collègues constatent quoi ? Qu'effectivement les jeunes aujourd'hui ont une violence en eux qui est désinhibée, de plus en plus jeunes, effectivement.
- Les causes, j'aimerais bien qu'on s'y intéresse, plutôt que conséquences.
- Or le politique souvent se fixe sur les conséquences et pas les causes.
- Moi ce que je vois aujourd'hui, c'est qu'on a une partie de nos enfants qui sont enlevés.
- Élevés, j'allais dire, par des algorithmes et par des influenceurs.
- C'est les réseaux sociaux.
- Il n'y a pas de prisme, ils n'ont pas le recul nécessaire.
- Ils consomment de la vidéo, du TikTok, etc.
- Qui leur picorent le cerveau.
- Et à un moment donné, ils sont dans leur chambre, dans leur bulle.
- Et vous, en tant que parents, vous ne parlez plus le même langage qu'eux.
- Il y a le langage qu'on parle avec eux à table, où on peut se comprendre.
- Et dès qu'ils sont dans leur chambre, avec leurs amis, là on ne comprend plus rien parce qu'il y a des algorithmes, etc.
- Regardez d'ailleurs la série Adolescence, c'est vraiment révélateur.
- Et en fait, on se voit que nous, on est très vintage et on ne comprend plus ces générations.
- Vous êtes d'accord, vous le politologue, Luc Gras ? Moi, je pense qu'on peut mettre fin à l'ultra-violence.
- D'abord, en reprenant tout l'aspect éducation.
- C'est clair que c'est à ce moment-là, c'est en amont qu'il faut agir.
- Et probablement renvoyer les parents à leur rôle de parents.
- Moi, j'ai autour de moi plein de parents où on leur dit, leurs enfants de 10 ans, ils sont super bien élevés et la garantie qu'il ne sera jamais un délinquant.
- Comment se fait-il ? Tout simplement parce qu'ils ont été cadrés avec des limites.
- Premier point.
- Pour ceux qui sont hors limites, qui n'ont pas de parents, qui sont là, etc.
- Il y en a malheureusement beaucoup.
- À ce moment-là, il ne faut pas hésiter.
- Il faut faire de l'encadrement avec, pourquoi pas, par l'armée ou des choses comme ça.
- Mais qu'on cadre.
- L'important, c'est le cadre.
- Deuxième chose, il faut changer de braquet au niveau des sanctions.
- Une fois qu'ils ont dérapé, la première sanction doit être...

Transcription générée par IA

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