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Par avec Arthur Delaporte

Pour arriver à payer les retraites, faut-il remettre en cause le système par répartition ?


Le déficit du système de retraites devrait atteindre 14 à 15 milliards d’euros d’ici dix ans, selon la Cour des comptes. Situation préoccupante, estiment les Sages, même si c’est beaucoup moins que les 55 millions avancés par François Bayrou. On en parle avec Arthur Delaporte, député du Calvados et secrétaire national du PS au travail et à l'emploi !
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- L'âge de retraite de départ, que vous dit le Premier ministre ? La question, il nous dit que la question de l'âge, elle est sur la table.
- Maintenant, il faut nous écouter, parce que là, on en a gros.
- Oh là là, qui suis-je là ? Il y a un vendredi vol ? Travailler jusqu'à 64 ans, pour moi, c'est pas possible, j'ai commencé à 16 ans, donc...
- Pas content ! Pas content ! Pas content ! Je sens que je vais craquer.
- Et moi, je sens que je vais devenir fou ! Et le déficit du système de retraite devrait atteindre, donc, entre 14 et 15 milliards d'euros d'ici 10 ans, selon la Cour des comptes.
- Situation préoccupante, estiment les sages, même si c'est beaucoup moins que les 55 milliards avancés par le Premier ministre.
- Alors, parlons vrai, est-ce que nous payons aujourd'hui la lâcheté de la classe politique, qui n'a pas fait une réforme des retraites finale, une grosse réforme des retraites ? Et à cette question, pour arriver à payer les retraites, faut-il remettre en cause le système par répartition ? Vous dites non à 55%, vous voulez réagir ? Le 0826-300-300.
- Notre invité, Arthur Delaporte, député du Calvado, secrétaire national du PS au travail, à l'emploi et porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale.
- Monsieur le député, merci d'avoir accepté notre invitation.
- Philippe Bilger.
- J'admets bien volontiers le point de vue de monsieur le député quand il estime que l'évaluation de la Cour des comptes a battu en brèche, évidemment, ce qu'avait annoncé le Premier ministre sur les 55 milliards.
- Il n'empêche, me semble...
- Et encore une fois, je ne suis pas obsédé par les retraites et par le plus grand spécialiste de celles-ci.
- Il me semble tout de même que, dans le passé, entre la volonté de faire passer à tout prix la loi, elle est passée, on connaît les conditions, et la volonté de l'éradiquer totalement, le Premier ministre, tout de même, a mis en œuvre un processus dont j'attends beaucoup.
- C'est-à-dire qu'il a mis en œuvre ce qui peut...
- Peut-être aurait dû être fait d'emblée, réunir tous les gens qui ont leur mot à dire pour mille raisons sur ce sujet et les laisser s'entendre à partir d'un constat indiscutable.
- Et il me semble que, sur ce plan-là, on ne peut qu'attendre le meilleur de la réunion qui se poursuit.
- La parole est au syndicaliste, Joseph Touvenel.
- Je suis entièrement d'accord avec Philippe, sauf que moi, je n'ai pas lu ce qu'écrit la Cour des comptes.
- Par contre, j'avais...
- J'avais lu ce qu'écrivait Jean-Pascal Beaufray, qui a une tête bien faite, et lui, qui n'est pas engagé.
- C'est un serviteur de l'État, et il avait fait un calcul qui se rapprochait des 55 milliards.
- Je pense que le Premier ministre, s'il en a parlé, il n'a pas sorti son chapeau comme ça.
- La question est, que met-on dans ce calcul ?...

Transcription générée par IA

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