Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Etienne Blanc
Comme le demande le maire de Mâcon, faut-il appliquer les lois contre le terrorisme aux narcotrafiquants ?
Plus d’un million d’euros de dégâts après les violences urbaines de ce week-end à Mâcon, selon le maire. Il réclame que la législation antiterroriste puisse s’appliquer au narcotrafic. Les émeutiers ont sévi après s’être vu refuser un local. On en parle avec Etienne Blanc, sénateur LR du Rhône !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Trois priorités. La première, rétablir l'ordre. La deuxième, rétablir l'ordre. La troisième, rétablir l'ordre.
- Alors, que s'est-il passé à Mâcon ce week-end ? Ce qui s'est passé, c'est que vers 23h dans la nuit de samedi à dimanche, un groupe de jeunes a mis le feu à différents bâtiments publics.
- Des grosses détonations et des feux d'artifice. Je pense des tirs de mortier, des choses comme ça. Ça fait peur.
- Ils s'en sont pris à des bâtiments publics, mais aussi à des véhicules, je crois.
- Tout à fait. Il y a 7 véhicules de brûlés, dont certains sont faits par le centre Leclerc, qui sont à la disposition des gens qui n'ont pas de véhicules.
- Donc c'est encore plus stupide.
- C'est terrible ce qui arrive. On n'y supporte plus.
- Là, aujourd'hui, si vous voulez, c'est un véritable fléau. On le voit dans toutes nos villes. On le voit même maintenant dans les campagnes.
- Et on a des moyens traditionnels qui ne sont plus adaptés.
- Ils se vantent de quoi ? Non, c'est inadmissible. Moi, je suis révolté.
- Et donc, après ce refus d'un local municipal, des émeutes ont éclaté ce week-end à Mâcon.
- Plus d'un million d'euros de dégâts.
- Pour l'instant, selon le maire, il réclame l'application des lois antiterroristes aux narcotrafiques.
- Alors, parlons vrai. Peut-on mettre sur le même pied terrorisme et narcotrafique ? Et comme le demande le maire de Mâcon, faut-il appliquer les lois contre le terrorisme aux narcotrafiquants ? Vous dites encore et toujours oui à 94%. Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Étienne Blan est avec nous, sénateur LR du Rhône et rapporteur de la commission d'enquête sénatoriale sur le narcotrafique.
- Merci, monsieur le sénateur. Et bonjour. Merci d'avoir accepté notre invitation.
- Merci à vous.
- Philippe Bilger.
- On veut toujours changer la législation. Est-ce que cette fois-ci, vous pensez que ce serait intéressant ? Alors, justement, ma chère Cécile, si joliment habillée, puisque je fais référence à la pièce tout à l'heure relativement libertine, je ne suis pas totalement d'accord avec monsieur le sénateur et à l'analyse que vous venez de faire.
- Parce qu'au fond, je me demande si en permanence...
- Je suis confrontée à des blocs de délinquance qui n'ont rien de nouveau, qui s'amplifient, qui s'aggravent.
- On ne cherche pas le salut, d'une certaine manière, dans la fuite de changements, d'adaptations.
- Et la nouvelle mode, c'est de réclamer à chaque fois un nouveau parquet national.
- En ce qui me concerne, mais je le dis très très modestement, je pense qu'à l'heure actuelle, on a tous les outils pour réclamer un nouveau parquet national.
- On a tous les outils pour lutter contre le narcotrafic à partir du moment où celui-ci, à mon sens, n'a pas grand-chose à voir avec le terrorisme, notamment sur le plan de l'intention directement mortelle, et qu'au fond, il faudrait peut-être, plutôt que de chercher en permanence de nouveaux outils de répression, se servir absolument et pleinement de ceux dont on dispose aujourd'hui.
- Ça veut dire...
Transcription générée par IA