Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Nathalie Oziol
Le NFP a-t-il encore une raison d'être sans le Parti socialiste ?
La France insoumise est vent debout contre le PS, après sa décision de ne pas voter la motion de censure contre le gouvernement Bayrou. Les socialistes s’excluent de facto du Nouveau Front populaire, estiment les Insoumis. On en parle avec Nathalie Oziol, députée LFI de l’Hérault !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Monsieur le Premier ministre, les raisons de vous censurer aujourd'hui sont nombreuses.
- Mais certains dans cet hémicycle, élus pourtant pour en finir avec le macronisme, s'apprêtent aujourd'hui à sauver votre gouvernement.
- Voici le résultat du scrutin.
- Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure sur la majorité absolue des membres composant l'Assemblée 288 pour l'adoption 131.
- La majorité requise n'étant pas atteinte, la motion de censure n'est pas adoptée.
- De fait, ça n'est pas la fin du nouveau Front populaire puisqu'il y a trois forces politiques partie prenante de cet accord en juin dernier qui votent aujourd'hui la censure déposée par les Insoumis.
- Le Parti Socialiste qui avec ce geste politique aujourd'hui se sont exclus du nouveau Front populaire et de ses engagements.
- La France Insoumise est vente debout contre le PS après sa décision de ne pas voter la motion de censure contre le gouvernement Bayrou.
- Les socialistes s'excluent de facto.
- Du nouveau Front populaire, estiment les Insoumis.
- Alors parlons vrai, pour vous les socialistes font-ils encore partie du nouveau Front populaire ? Et la question du jour, le NFP a-t-il encore une raison d'être sans le Parti Socialiste ? Vous dites non à 75%, vous voulez réagir ? Vous êtes d'accord ou pas ? On vous attend au 0826 300 300.
- Et Nathalie Oziole est avec nous, députée de la France Insoumise de l'Hérault.
- Bienvenue sur ce radio, merci, bonjour.
- Que j'éprouve...
- Une satisfaction intellectuelle et même politique à l'idée que le discours d'Olivier Faure hier marque d'une certaine manière, je l'ai dit tout à l'heure, la scission entre les socialistes et le nouveau Front populaire n'a pas une importance considérable.
- Mais c'est pour ça que je suis très heureux d'entendre tout à l'heure, Madame la députée, je vais du côté de la gauche.
- Je suis curieux de connaître son avis parce que j'allais dire, au fond, cette scission, est-ce qu'elle n'est pas d'une certaine manière bienfaisante pour la gauche et l'extrême-gauche elle-même ? Est-ce qu'au fond, il n'y avait pas trop de divergences, trop de différences entre le Parti Socialiste et le reste des forces de gauche pour que l'union ne soit pas, en définitive, un pur simulacre ? Est-ce qu'au fond, ça n'est pas...
- Est-ce qu'au fond, ça n'est pas...
- Est-ce qu'au fond, ça n'est pas bien ce qui s'est passé ? Nicolas Corato.
- Ah ! Est-ce que ce qui s'est passé n'est pas une clarification ? Puisque le mot était à la mode il y a quelques mois, notamment du côté de l'Élysée.
- Peut-être...
- Ce qu'on peut voir, quand même, c'est qu'il faut revenir à l'origine du nouveau Front populaire et le prendre du côté des électeurs.
- Le nouveau Front populaire, il n'est pas né pour gérer des logiques d'appareil, des logiques de concurrence entre partis politiques.
- Non.
- Le nouveau Front populaire, il vient d'une aspiration du peuple de gauche à faire barrage à l'arrivée du Front national, du Rassemblement national au...
Transcription générée par IA