Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Paul Christophle
Réexaminer les titres de séjour des parents de délinquants peut-il être efficace ?
La méthode forte du préfet du Bas-Rhin après les violences du Nouvel An à Strasbourg : convoquer les parents de mineurs délinquants étrangers pour les menacer d’un retour au pays, par le biais d’un réexamen de leur titre de séjour. Une méthode approuvée par le ministre de l’Intérieur, Bruno Retailleau, qui incite les autres préfets à en faire autant. On en parle avec Paul Christophle, député PS de la Drôme !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Trois priorités. La première, rétablir l'ordre. La deuxième, rétablir l'ordre. La troisième, rétablir l'ordre.
- Le préfet du barin prend des mesures fortes.
- J'ai souhaité appeler à la responsabilité familiale pour que ça ne soit repoussé.
- Il faudra peut-être s'avérer qu'on prenne des décisions de retour au pays si ce sont des délinquants réitérants, etc.
- Et mon stylo ne tremblera pas.
- Face au débattement survenu lors du Nouvel An, Jacques Witoski, le préfet du barin, a donc durci le ton.
- Il a convoqué les parents des mineurs délinquants et d'autres étrangers, les avertissant d'un possible réexamen de leur titre de séjour pouvant conduire à un retour dans leur pays d'origine. Une initiative pleinement soutenue par le ministre de l'Intérieur.
- Alors parlons vrai. Est-ce que c'est un tournant dans la lutte contre l'insécurité ? À la question du jour, sécurité. Réexaminer les titres de séjour des parents de délinquants peut-il être efficace ? Vous dites oui à 80%.
- 90% voulaient réagir. Juliane attend vos appels au 0826 300 300.
- Et Paul Christophe est avec nous, un député PS de la Drôme. Monsieur le député, merci d'avoir accepté notre invitation et belle année à vous.
- Philippe Bilger, vous qui appréciez Rotaillot.
- Ça n'est pas un tournant dans cet avertissement verbal du préfet du barin.
- C'est une, j'allais dire, une démarche de bon sens et qui va être générale.
- Généraliser qu'un préfet avertisse des parents qu'ils ont à s'occuper de leurs enfants et qu'ils ne peuvent pas les laisser traîner dans la rue à des heures indues, ça me paraît évident.
- Autant j'étais hostile à pénaliser des parents parce que dans la fratrie, il y avait tel ou tel qui avait été condamné parce que l'éducation est une tâche difficile.
- Qui n'appelle pas forcément des résultats merveilleux.
- Autant il me semble que si on généralisait cette pratique du préfet du barin, on pourrait alors, à partir d'un avertissement verbal donné à certains parents, aller plus loin si les mineurs en question continuaient à troubler l'ordre public.
- René Chiche.
- Eh bien, en ce qui me concerne, je ne suis absolument pas d'accord avec cette mesure préconisée par le préfet qui m'a surpris.
- Parce que, excusez-moi, moi...
- Pour moi, les parents sont certes responsables, mais ils sont responsables d'abord de l'éducation, n'est-ce pas, de leurs enfants.
- Mais selon moi, les parents ne sont pas responsables des actes d'un enfant, comprenez ? Pour avoir des familles de tous les niveaux, qu'on éduque plus ou moins bien, mais les parents ne sont pas responsables des actes délinquants de leurs enfants.
- Mais non, mais non, je suis...
- Ils traînent à 23h, mais M. Chiche, quand vous avez 12 ans, qu'est-ce que vous faites dans les rues à 23h ? Mais non, mais non, mais attendez...
- Les parents, ils font quoi ? Mais comme ça démarre mal ! Mais non, parce que mon opinion est justement un peu différente de la DOPS, ça.
- Mais non, mais excusez-moi, les...
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