Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Albert Zennou
Faute de candidat consensuel, Emmanuel Macron doit-il procéder à la nomination d'un gouvernement technique ?
Après la chute de Michel Barnier, une question se pose : est-il possible de trouver un nouveau Premier ministre au sein d’un parti politique, sans qu’il ne soit renversé à la première occasion par cette assemblée très disparate ? Pas de nouvelle dissolution possible avant l’été prochain, d’où l’hypothèse d’un gouvernement technique : un exécutif qui serait composé uniquement d’experts ou de haut fonctionnaires, afin de faire fonctionner l’État sans se faire renverser par une nouvelle motion de censure. On en parle avec Albert Zennou, rédacteur en chef du service politique du Figaro !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Majorité requise pour l'adoption de la motion de censure 288, pour l'adoption 331.
- La majorité requise étant atteinte, la première motion de censure est adoptée.
- Il n'y a pas lieu de mettre aux voix la seconde motion.
- Je veux vous dire que cela restera pour moi un honneur d'avoir servi avec dignité la France et les Français.
- Enfin, le gouvernement Barnier est tombé ainsi que son budget violent.
- Et c'est par notre motion, déposée par la France Insoumise et le Nouveau Front Populaire, que ce gouvernement a été renversé.
- Pas par celle du Rassemblement National qui, comme d'habitude, n'a servi absolument à rien.
- Et la chute de Michel Barnier pose une question.
- Un Premier ministre partisan peut-il survivre à une assemblée éclatée sans dissolution avant l'été ? Un gouvernement technique et d'experts semblent être la seule option pour éviter une nouvelle bataille.
- Motion de censure.
- Alors parlons vrai.
- Est-ce qu'un gouvernement technique, ça vous semble faisable en France ? Vu l'instabilité du Parlement, est-ce que ça ne va pas faire fuir des candidats potentiels ? Et à cette question, faute de candidats consensuels, Macron doit-il procéder à la nomination d'un gouvernement technique ? Vous dites non à 68%.
- Vous voulez réagir, le 0826 300 300.
- Et notre invité, Albert Zénou, rédacteur en chef du service politique du Figaro, est avec nous.
- Merci d'avoir accepté notre invitation, Philippe Bilger.
- Alors, je remercie les vrais voix.
- Parce que tous les samedis, je lis une analyse politique très fine d'Albert Zénou.
- Et je lui dis, en général, sur X.
- Et j'y apprends beaucoup de choses.
- Et donc, je vous remercie de l'avoir invité.
- Deuxième élément, Mathilde Panot pourrait avoir au moins une reconnaissance politique.
- Lorsqu'elle dit que le Rassemblement national n'a servi à rien, c'est un peu rapidement dit.
- Puisque sans lui, évidemment, la motion de censure, celle de LFI, du nouveau Front populaire, ne passait pas.
- Troisième élément, il faut bien voir que le seul souci d'Emmanuel Macron, c'est de durer jusqu'au mois de juin, juillet, date à partir de laquelle il pourra de nouveau ordonner une dissolution.
- Donc, on peut imaginer que, plutôt que de choisir un Premier ministre politique, quel qu'il soit, il pourrait aller vers un Premier ministre technique qui ne ferait pas grand-chose, objectivement, mais qui lui permettrait de durer tranquillement jusqu'à cette date fatidique.
- Mais il faut le trouver.
- Alors, on parle évidemment de celui de la Banque de France.
- Mais j'imagine mal qu'il soit accueilli par un désapplaudissement collectif considérable.
- Un grand technicien de la politique, Loïc Leflocq-Préjean.
- Ah oui, de l'énergie, si on peut.
- Oui, oui.
- On ne va pas choisir quelqu'un d'énergie.
- Disons que le problème, c'est que l'homme providentiel technique, c'est souvent un économiste qui a fait un certain nombre de choses du plan international et qui permet à l'économie de se redresser.
- C'est ça, l'idée.
- L'idée d'un gouvernement technique, c'est un gouvernement qui s'occupe prioritairement de ça.
- Or, l'Assemblée nationale...
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