Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Danielle Simonnet
Budget : faut-il plus taxer les revenus du capital ?
Le Nouveau front populaire échoue à l’Assemblée, dans sa tentative de surtaxer les revenus du capital. La gauche, mais aussi certains députés centristes, voulaient augmenter la flat-tax au-delà des 30% actuels. Une taxe instaurée après la suppression de l’impôt sur la fortune en 2018. On en parle avec Danielle Simonnet, députée NFP de Paris et cofondatrice de l'Après.
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les vraies voix Sud Radio, le grand débat du jour.
- Si vous prenez les 500 plus grandes fortunes, on est aujourd'hui à 1200 milliards d'euros.
- La dette publique, c'est aussi quelque chose qu'on peut rembourser en mobilisant cet argent-là.
- Taxer le capital, pourquoi pas, on peut le taxer au niveau que vous le souhaitez.
- Le problème, c'est que comme vous le savez, le capital, il est modulé.
- Les amendements qui avaient été adoptés en commission des finances ont finalement été rejetés lors du vote final de la partie recette.
- Quand vous êtes sur 1200 milliards d'euros, simplement pour les 500 plus grandes fortunes, vous mettez juste un taux de 2 ou 3% par an, vous avez 20-30 milliards.
- Alors, exit sur l'augmentation de la flat tax à 33%, exit sur l'augmentation de la taxation des sessions de titres de holding, sur la taxe sur les multinationales, sur les super profits.
- Et le nouveau front populaire retoqué à l'Assemblée nationale dans une tentative de surtaxer les revenus du capital.
- La gauche, mais aussi certains députés centristes, voulaient augmenter la flat tax au-delà des 30%.
- Actuelle, une taxe instaurée, je le rappelle, après la suppression de l'impôt, c'était en 2018.
- Alors, parlons vrai. Est-ce que plutôt que taxer les revenus du capital, il ne faudrait pas diminuer les dépenses ? Est-ce que vous craignez une fuite des capitaux en cas de hausse trop forte ? Et à cette question, faut-il plus taxer les revenus du capital ? Vous dites oui à 53%.
- Je voulais réagir au délai.
- Les vrais voix attendent vos appels au 0826 300 300.
- Et notre invité, Daniel Simonnet, est avec nous, député NFP de Paris.
- Madame la députée.
- Bonjour. Pardon. Au moins, je vous fais rire. C'est plutôt bon signe. Ça démarre bien.
- Comme quoi, dépité, peut-être. Il y a un truc à dire. Philippe Bilger, pardon.
- Pour quelqu'un qui n'est pas forcément un spécialiste de l'économie, il est évident qu'on peut penser que taxer les revenus du capital aujourd'hui serait souhaitable par rapport à la taxation du travail.
- Et comme je n'ai aucune raison.
- De douter de la compétence économique de la gauche ou même de l'extrême-gauche, je serais curieux de connaître la réponse qu'elles peuvent faire à l'argument que vous développez dans l'interrogation.
- Si on surtaxe les revenus du capital, est-ce qu'il n'y aura pas une fuite des investisseurs ? Je serais curieux de connaître la réponse sur ce plan tout à l'heure de madame la députée.
- Tom Connan.
- Oui, effectivement.
- Ça a été dit tout à l'heure dans l'introduction, mais le côté vicieux, sournois vraiment du capital, il faut quand même le rappeler, c'est effectivement sa mobilité.
- Alors qu'un travailleur, pour l'écrasante majorité d'entre eux, en tout cas, ils ne peuvent pas du jour au lendemain se dire je pars en Pologne, aux Etats-Unis, à Miami pour changer de boulot.
- Ce n'est pas aussi simple que ça. On a des attaches familiales, etc.
- En fait, c'est la réalité humaine, sociale, l'activité économique qui...
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