Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Achilli Jean-François Achilli, votre invité politique, c'est l'ex-ministre Agnès Pannier-Runacher qui est députée EPR du Pas-de-Calais.
- Bonjour à vous Agnès Pannier-Runacher.
- Bonjour Jean-François Achilli.
- Êtes-vous favorable à la relance, je dis bien la relance parce que ça existe déjà, d'un service national volontaire ? Emmanuel Macron l'a confirmé ce matin.
- Oui tout à fait.
- Je pense que ça répond à ce que moi j'entends sur le terrain d'abord, c'est-à-dire qu'il y a des jeunes qui sont prêts à s'engager.
- Et par ailleurs, nous savons qu'il y a, que nous vivons dans un monde incertain, qu'il y a des menaces qui pèsent sur notre pays et qu'il vaut mieux s'y préparer qu'être dans le déni et mettre la tête dans le sac.
- Ce service existe déjà en réalité.
- Qu'est-ce qu'il y a de nouveau et surtout comment allons-nous le financer ? Je rappelle que Jacques Chirac l'avait supprimé parce que l'État n'avait plus les moyens de le financer, le service militaire.
- Alors c'était un service militaire obligatoire qui durait une année.
- Là on parle d'un service militaire un peu plus court et sur la base du volontariat.
- Donc on ne parle pas des mêmes effectifs du service militaire.
- Et par ailleurs, c'est un investissement pour les jeunes.
- C'est-à-dire qu'au moment où on a aussi des problèmes d'emploi des jeunes, d'insertion, c'est une façon de leur mettre le pied à l'étrier.
- On l'a vu avec le succès du service national universel qui, en termes de réussite, de qualité de l'accompagnement des jeunes, a été un véritable succès.
- La Russie est une menace directe à vos yeux.
- Je rappelle que quand vous étiez ministre de la transition écologique, c'était un sujet majeur du fait de la hausse des coûts de l'énergie après la guerre en Ukraine.
- Jean-François Achilli, un pays qui attaque systématiquement de manière cyber des hôpitaux, des institutions publiques, un pays qui enfreint les règles de survol des pays européens avec des avions militaires, un pays qui semble ne pas être étranger à des actions de sabotage sous-marines, est-ce que c'est un pays qui nous veut du bien ? Donc c'est une menace et il faut préparer nos armées, voire nos jeunes, à cette menace.
- Il faut préparer nos armées, ça c'est certain.
- C'est pour ça qu'on a doublé le budget des armées, parce qu'il ne faut pas être naïf dans un monde difficile.
- Et il faut aussi collectivement s'y préparer.
- Ça ne veut pas dire que demain matin, on va envoyer des troupes en Ukraine ou en Russie, il n'en est pas question.
- Bon, Agnès Pannier-Runacher, vous parlez du budget.
- Ce budget est-il mort ? Il y a eu l'allocution une de plus, ce péron de Matignon de Sébastien Lecornu hier matin.
- Et question, pourquoi vous êtes vous abstenue lors du vote du volet recette du budget ? Je me suis abstenue parce que je ne veux pas bloquer ce texte.
- Et avec mon groupe, avec Ensemble pour la République, Gabriel Attal, Elisabeth Borne, nous nous sommes dans une posture de compromis.
- Mais on ne va pas faire n'importe quoi.
- La conscience, c'est un compromis.
- Le compromis, ce n'est pas voter plusieurs dizaines de milliards d'impôts, comme l'ont fait le Rassemblement national et les filles.
- Le compromis, ce n'est pas la compromission.
- Donc nous sommes prêts à discuter, nous sommes à la table de négociation, mais nous ne ferons pas n'importe quoi contre les Françaises et les Français.
- Vous vous rendez compte que vous soutenez logiquement sur le papier Emmanuel Macron, Sébastien Lecornu, ce gouvernement auquel vous apparteniez il y a encore peu de temps, et vous vous abstenez, vous ne votez pas pour le budget souhaité par Sébastien Lecornu.
- Je ne vote pas pour un budget qui a été complètement transformé par les extrêmes.
- Ce n'est pas le budget du Premier ministre qui prévoit plusieurs dizaines de milliards d'augmentation d'impôts.
- Sebastien Lecornu a critiqué hier certains candidats qui estiment que le compromis n'est pas compatible avec...
Transcription générée par IA