Par Jean-François Achilli avec David Lisnard
David Lisnard, maire de Cannes, Président de l'AMF, vice-président des Républicains et président de Nouvelle Energie
En direct du Salon des maires : David Lisnard (LR) est notre invité politique
Retranscription des premières minutes :
- En direct du Salon des maires à Paris, Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Aquili.
- Et votre invité Jean-François Aquili, c'est David Lissnard, maire de Cannes et président de l'Association des maires de France et président de Nouvelle Énergie.
- Bonjour à vous David Lissnard. Bonjour.
- Et merci de répondre aux questions de Sud Radio ici au stand de la Confédération des Buralistes.
- David Lissnard, les Français se sont réveillés avec une nouvelle hausse d'impôts.
- La taxe foncière va augmenter pour 7,4 millions de logements.
- En clair, les experts de Bercy vont ajouter des mètres carrés en prenant en compte des éléments de confort, raccordement à l'eau, la petite baignoire, le petit WC.
- C'est 466 millions d'euros d'impôts supplémentaires. Qu'est-ce que vous dites ce matin ? Que les impôts, il y en a trop. C'est pour ça que moi je les baisse dans ma commune puisque j'ai baissé le foncier bâti de 3,6% cette année.
- Qu'on n'a jamais augmenté les taux et qu'on baisse la dette dans une ville où il y a un taux de pauvreté très élevé mais parce qu'on a fait des gains de productivité.
- Je dis que parallèlement, Bercy prévoit officiellement de prélever 4,4 milliards supplémentaires sur les finances des collectivités.
- Je ne parle pas d'économie, je parle de prélèvement supplémentaire d'un impôt sur les collectivités qu'on évalue au moins à 7,5 milliards.
- Bref, chaque année, on voit s'amplifier les causes qui produisent les effets.
- Du déclassement français, c'est-à-dire qu'on est à un niveau de prélèvement obligatoire d'impôts et de charges les plus élevés du monde qui entrave l'activité économique, la prospérité, le pouvoir d'achat, le revenu des Français, l'investissement et que l'on est dans une spirale infernale qu'il faudra inverser profondément et que parallèlement, des services publics se dégradent.
- Donc cette spirale, elle est destructrice.
- David Dysnard, ce demi-milliard, ces 466 millions de la taxe foncière, ils vont quand même entrer dans les caisses des communes, des départements, c'est un peu contradictoire.
- C'est quand même un bon impôt pour vous, du coup ? Non mais c'est pas pour moi, moi je suis un habitant, on n'a rien demandé, voilà.
- Donc c'est un ajustement, alors tous les ans, Bercy revoit les bases réévalues des immeubles, là ça semble beaucoup plus massif, c'est-à-dire qu'il y a des catégories d'immeubles qui sont la base sur laquelle s'applique un taux, voilà.
- Et le taux, la commune ne décide que du taux, les bases, c'est l'État.
- Après, les recettes, elles rentrent, elles rentrent.
- Mais ce que je veux dire, c'est qu'on le découvre, peut-être que c'est opportun au moment du Congrès des maires de dire vous aurez une recette supplémentaire, mais parallèlement… Vous pensez que ça tombe opportunément parce qu'il y a le Congrès des maires ? Peut-être, peut-être, mais en tout cas le hasard fait bien les choses, mais il les fait mal pour les contribuables en tout cas.
- Mais parallèlement, je le répète, des prélèvements supplémentaires, par exemple il va y avoir une augmentation de la taxe générale sur les activités polluantes, tenez-vous bien, l'État va augmenter cette taxe qu'il prévoit, je perçois, de 60% d'ici 2030, en 5 ans.
- Cette taxe, elle va être maintenant, ils augmentent la base, c'est-à-dire que ça va être payé par les unités de traitement des déchets.
- Les traitements des déchets, c'est une obligation de compétence du bloc communal.
- Donc ça veut dire quoi ? Qu'on va devoir digérer cette taxe au moment où on nous dit qu'il faut faire plus d'unités de traitement des déchets pour la fameuse transition écologique.
- Vous voyez ces injonctions contradictoires, à la fin, elles se font toujours au détriment des contribuables et c'est ce qui est en train de flinguer le pays.
- Est-ce que vous regrettez la taxe d'habitation supprimée par Emmanuel Macron ? Moi, en tant qu'habitant, je ne regrette pas de ne pas la payer.
- En tant que maire ? Non, mais en tant que citoyen, ce que je constate, c'est que ce qu'avait dit l'AMF à l'époque s'est concrétisé, c'est-à-dire que les impôts ont quand même augmenté.
- Moins il y a d'impôts locaux, plus il y a d'impôts en France.
- Pourquoi ? Parce que l'État a recentralisé, a fait...
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