Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, l'invité politique, Jean-François Achillier Jean-François Achillier, votre invité ce matin, l'ancien ministre à la fois du logement et de la fonction publique, c'est Guillaume Kasbarian qui est député ensemble pour la République de Redouard.
- Bonjour à vous Guillaume Kasbarian.
- Bonjour.
- Et bienvenue, vous avez été menacé pour votre loi anti-squat, nous allons y venir, mais tout d'abord cette déclaration, le vrai sujet qui devrait faire peur au monde économique, c'est l'absence de budget à la fin de l'année, c'est ce qu'a déclaré Sébastien Lecornu au sommet Chouz France, le Premier ministre qui dit n'ayez pas peur aux chefs d'entreprise.
- Alors oui, la mission du Premier ministre n'est pas simple parce qu'il n'a pas de majorité et que tout le monde se tape dessus à l'Assemblée et qu'on a une procédure budgétaire qui est très lente, très complexe et qui est en train de partir dans le décor en réalité.
- Dans le décor.
- Oui, elle est en train de partir dans le décor parce qu'on a depuis quelques semaines des députés qui ont voté beaucoup de taxes supplémentaires, on a plus de 30 milliards d'impôts supplémentaires qui ont été votés et beaucoup de dépenses aussi supplémentaires qui ont été votées, si bien que la copie finale, en tout cas la copie finale, la première lecture en tout cas de ce budget-là est une copie idéologiquement assez socialiste, je dois le dire, avec beaucoup plus d'impôts en plus et beaucoup plus de dépenses publiques en plus, en tout cas moi elle ne me convient pas.
- Maintenant ce n'est pas la fin de l'histoire, on va voir d'ici la fin de la semaine si on arrive à finir le texte et puis ensuite on verra comment est-ce que la négociation se fait d'ici la copie finale, ce n'est pas mon cas, je ne suis pas socialiste, c'est clair.
- Si vous étiez socialiste, vous censureriez, ce serait une censure obligatoire.
- Pourquoi voudriez-vous qu'ils censurent ? Ils sont en plein dans le débat budgétaire et ils obtiennent tout ce qu'ils veulent.
- Moi je me mets à la place d'un député socialiste aujourd'hui, je saute de joie, je saute de joie à voir toutes les taxes dont j'ai rêvé et que même Hollande n'a pas osé mettre en place, adoptées successivement à l'Assemblée.
- En vrai, à la fin de la semaine s'il y avait un vote, les premiers à se lever debout et à appuyer sur le bouton pour, ça devrait être les socialistes et l'ERN qui a voté toutes ces taxes avec eux.
- Et donc voilà, eux aujourd'hui se réjouissent de cette copie-là ou en tout cas devraient s'en réjouir vu ce qui est adopté et à la fin on verra bien où mène la négociation parce que l'Assemblée n'est pas seule, il faut que les sénateurs maintenant étudient le texte et il faut qu'ensuite il y ait un accord entre députés et sénateurs sur un texte.
- C'est ça le fruit du compromis.
- Ce qui est voté cette semaine-là n'est pas bien sûr la copie définitive et il y aura encore de nombreuses discussions d'ici décembre mais ce n'est pas gagné.
- Il n'y aura pas de budget Guillaume Casbarian.
- Il y a plusieurs options.
- Soit vous arrivez d'ici fin décembre et tout le monde rejette le budget et ça passe en loi spéciale, c'est-à-dire vous reconduisez pour 2025, pour 2026 le budget que vous aviez en 2025.
- Soit à un moment vous avez une copie de compromis qui est votable par plus de 289 députés ou en tout cas une majorité de députés ou qui passe par 49-3 si les socialistes décident de demander le 49-3 sur une copie socialiste.
- Mais en tout cas le compromis doit avoir lieu d'ici fin décembre et s'il n'y arrive pas, vous savez quoi, ça sera une loi spéciale, on reconduira comme l'année dernière le budget de l'année précédente.
- On y va droit dedans ? Franchement oui, non ? Je ne sais pas.
- Moi ce que je vous dis c'est que je ne suis pas prêt à trahir mes idées et à...
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