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Aurore Bergé
Aurore Bergé, interviewée par Jean-François Achilli sur Sud Radio, le 10 février 2026, dans “L’invité politique”.

Par avec Aurore Bergé

Avec Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations


Aurore Bergé, ministre déléguée chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, est l'invitée politique de Jean-Jacques Bourdin
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin.
- Notre invité ce matin, Aurore Berger, qui est ministre déléguée chargée de l'égalité entre les femmes et les hommes et chargée de la lutte contre les discriminations. Aurore Berger, bonjour.
- Bonjour. Merci d'être avec nous. 50 ans de la loi Veil.
- Aujourd'hui, c'était le 17 janvier 1975, promulgation de cette loi.
- 243 000 IVG en France en 2023. En 2024, c'est un peu plus. Vous avez des chiffres ? C'est un chiffre qui reste stable en France. Mais surtout, je pense qu'il faut qu'on accepte, depuis ces 50 dernières années, de changer le regard qu'on a sur l'avortement.
- Les femmes n'ont pas à se sentir ni honteuses ni coupables. C'est un droit. C'est une liberté.
- C'est à elles de choisir. Elles de choisir si elles veulent ou non être mères.
- Et le moment où elles souhaitent évidemment le devenir, et puis à la société de les accompagner dans leurs choix, pour qu'elles aient le choix de la méthode à laquelle elles veulent avoir accès, puisqu'il y a deux méthodes pour l'avortement.
- Médecins menteuses. Ou chirurgicales, exactement.
- Chirurgicales.
- On a essayé de faciliter aussi les conditions de recours, loin des fantasmes.
- Pas pour que plus de femmes puissent avorter, mais pour que celles qui le souhaitent.
- Laurence Rossignol le disait, une femme qui veut avorter, elle avorte.
- Et donc l'idée, c'est qu'elles le fassent dans des conditions qui sont évidemment les plus dignes pour elles.
- Donc on a élargi les conditions d'accès. Le nombre de semaines a été augmenté.
- De 12 à 14 semaines pour l'IVG.
- Est-ce qu'il faut encore allonger, selon vous, le délai légal ? Non, je pense pas. Je pense qu'on est dans la moyenne européenne.
- Et je pense que c'est éthiquement ce qui a du sens.
- En termes de santé aussi, ce qui a du sens.
- Et ce qui permet de donner du temps aux femmes, parce qu'on peut avoir du déni de grossesse, on peut avoir l'incapacité à savoir, on peut avoir la difficulté à prendre une décision.
- Bref, je pense qu'on est aujourd'hui sur un délai qui est absolument raisonnable.
- Oui, je vous coupe, Laurent Berger.
- Vous en plus, oui.
- Pourquoi, par exemple, j'ai vu ce que proposent les associations, pourquoi ne pas créer un répertoire des professionnels qui pratiquent l'IVG ? Alors, c'est même dans la loi. Et normalement, ça doit être créé.
- Mais ça ne l'est pas.
- Alors, pour deux raisons.
- Une raison, qui est que malheureusement, certains médecins se font menacer et harceler parce qu'ils pratiquent.
- Et donc on avait aussi un doute, une résistance de certains médecins à dire « Moi, je n'ai aucun problème à le dire, mais je ne veux pas être cyberharcelé.
- Je ne veux pas voir ma devant... » « Je ne veux pas avoir l'aventure, être attaqué. Je ne veux pas voir les personnes qui travaillent avec moi être menacées. » Parce que malheureusement, l'entrave à l'avortement, ce sont aussi des militants anti-choix, anti-droits, qui continuent à taguer...

Transcription générée par IA

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