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Fabien Roussel Biden
Fabien Roussel, interviewé par Jean-Jacques Bourdin sur Sud Radio, le 19 novembre 2024, dans “L’invité politique”.

Par avec Fabien Roussel

Avec Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF


Fabien Roussel, Secrétaire national du PCF, est l'invité politique de Jean-Jacques Bourdin
Les invités

Retranscription des premières minutes du podcast :

- Sud Radio, l'invité politique, Jean-Jacques Bourdin. Il est 8h37. Avec nous Fabien Roussel, qui est secrétaire national du Parti communiste français. Bonjour.
- Bonjour, Jean-Jacques Bourdin. Comment allez-vous ? Ça va très bien. Et comment vont les Cévennes ? Les Cévennes vont... Alors là, ça va très très bien dans les Cévennes aussi. On parle des sujets que nous allons évoquer. La crise sociale.
- Évidemment, nous allons parler de l'Ukraine. Mais nous allons parler aussi des agriculteurs. Et dans les Cévennes, on parle beaucoup de l'agriculture.
- L'agriculteur avec le Mercosur. Emmanuel Macron dit non. L'Italie semble rejoindre la France. A rejoint la France. Il tient bon. Vous vous réjouissez, j'imagine.
- Écoutez, que M. Macron joigne le geste à la parole. Et s'il dit non, qu'il permette au Parlement de s'exprimer et que l'Assemblée nationale et le Sénat s'expriment sur ce Mercosur, ça donnera du poids à la France pour dire non. L'agriculture française, elle est menacée par beaucoup de traités de libre-échange.
- Et ce traité du Mercosur est terriblement menaçant pour notre souveraineté alimentaire, pour notre gastronomie tout court, pour défendre notre bien manger.
- Et donc nous devons tenir bon et ne pas accepter ce traité. Bien. Mais si Emmanuel Macron obtient gain de cause, pas besoin d'un débat si le traité n'est pas signé.
- Pas besoin d'un débat, l'Assemblée nationale. Moi, je me méfie. Je me méfie de la parole « n'est pas bon en l'État ». Qu'est-ce que ça veut dire « en l'État » ? Est-ce que ça veut dire qu'il va aller... C'est ce que dit l'Italie aussi. Est-ce que ça veut dire qu'il va aller négocier 2-3 bricoles là-bas et derrière laisser importer dans notre pays 99 000 tonnes de bœufs, 180 000 tonnes de volailles, 25 000 tonnes de porcs ? Et je pourrais comme ça vous en citer beaucoup. Non. Ce traité, nous n'en voulons pas.
- À l'heure où il faut sauver la planète, il faut arrêter de multiplier ces traités de libre-échange qui font circuler énormément de marchadises à travers les océans.
- Et ensuite, l'agriculture française est une spécificité de la France. Et donc il faut protéger nos agriculteurs. Le protectionnisme français et européen.
- Oui. Français et européen. Mais l'agriculture, c'est français. La France est un pays agricole. Ce sont aussi des échanges, l'agriculture.
- Oui. Ce sont des échanges. Mais si on ne protège pas... Notamment entre pays européens. Si on ne protège pas les prix de vente de nos agriculteurs, ils vont mourir.
- Ils meurent à petit fait aujourd'hui. Les agriculteurs, les agricultrices demandent des prix garantis, rémunérateurs. Ils ne doivent plus vendre à perte alors que c'est permis.
- Ils doivent pouvoir vendre pour pouvoir vivre. Ils doivent pouvoir vivre de leur travail pour pouvoir nourrir.
- Nous avons besoin d'eux. Oui. Mais Fabien Roussel, le patron de PME qui travaille dans l'équipement automobile, lui aussi, il a besoin de vendre.
- Lui aussi, il a besoin de faire marcher son entreprise. Lui aussi, il a besoin d'un libre-échange. Eh bien lui...

Transcription générée par IA

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