Retranscription des premières minutes :
- « Midi 14h, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour. » Alors que le Premier ministre Sébastien Lecornu poursuit ses consultations auprès des syndicats agricoles, sitôt sorti sur le perron de Matignon, la Coordination rurale a déclaré vouloir poursuivre la mobilisation avec notamment une convergence des agriculteurs vers Paris.
- Blocage, action coup de poing, la désescalade souhaitée par la ministre de l'Agriculture Annie Gennevard n'aura pas lieu.
- On en parle avec le président de la Coordination rurale, Bertrand Venteau. Bonjour.
- Bonjour. Bonjour, Bertrand Venteau.
- Bon, je vois que la paysannerie française ne désarme pas et ce n'est pas le froid et la neige qui vous empêchent de vous mobiliser pour la simple raison que je pense que votre colère est aussi intense qu'il y a quelques jours, alors qu'on aurait pu penser qu'il y avait un apaisement en fin d'année. Il n'en est rien.
- Vous n'avez pas obtenu les réponses que vous espériez auprès du gouvernement ? Eh non. En fait, sur la DNC, sur la dermatose, rien n'a avancé, en particulier pour étendre la zone végétale.
- Le vaccin est également pour avoir un protocole qui permet de sauver un maximum d'animaux qui sont sains.
- Donc on continue à battre entièrement les troupeaux. Et puis sur ce qu'on avait proposé, qui est purement du franco-français, c'est-à-dire la règle, la norme qui nous entrave, là aussi, alors l'excuse avancée, c'est écoutez, on est à 15 jours.
- Non, donnez-nous des engagements clairs et pas la lettre que vous avez envoyée, comme a fait Sébastien Lecornu.
- Et d'ailleurs, depuis qu'on entend Sébastien Lecornu, on n'entend plus franchement Annie Gennevard sur des résolutions à prendre pour sauver des animaux qui sont sains.
- Pour sauver le monde agricole français. Donc oui, on est ressortis très insatisfaits et surtout avec l'impression d'avoir été pris pour des imbéciles.
- On n'entend plus Mme Gennevard parce que visiblement, le ministère est dépassé.
- Et exactement comme il y a deux ans, c'est Matignon qui reprend la main sur le ministère de l'Agriculture parce que la crise prend des proportions nationales et il a vécu une implication politique terrible.
- Vous pensez, Bertrand Venteau, qu'ils veulent aboutir ou ils vous mènent en bateau ou ils ne savent plus ? Quelle est votre sensation ? Je pense qu'en fait, ils sont incapables d'inverser le logiciel au sein de leur ministère pour remettre les agents d'État à trouver des solutions à la cause agricole parce que ça se sent.
- On sent que ça fait 20, 30, 40 ans qu'il y a les mêmes conseillers auxquels vous posez des questions et ils vous amènent des problèmes quand vous apportez des solutions.
- Donc je ne sens pas une volonté politique à mettre de l'ordre.
- Au niveau des ministères, pour qu'on vienne aider les agriculteurs à pouvoir travailler, se développer et se sauver, c'est un vrai sujet et je pense que c'est un aveu de faiblesse de leur part de dire « Mais non, on est incapable de remettre l'administration à vos côtés ou à supprimer ce qui vous entrave. » Il n'y a pas de volonté politique, ça se sent.
- Vous voulez dire, Bertrand Venteau, que nos gouvernants, nos ministres de l'Agriculture ne disposent pas des informations ou, j'allais dire, des compétences ou des connaissances nécessaires pour qu'ils prennent, eux, en compte.
- Ils font confiance à une décision politique, ils s'en remettent à des techniciens.
- Ils font confiance aux techniciens qui, finalement, ont le dernier mot.
- Et on tourne comme ça depuis des années.
- Oui, on tourne comme ça depuis des années et puis c'est surtout qu'effectivement, on sent que ce n'est pas eux.
- Alors ils se cachent derrière en disant « Mais nous, on est conseillers, on fait les choix politiques.
- Bon, c'est pas à nous de les faire. Mais si, quand on est élus, on fait les choix politiques.
- Moi, j'ai que de maigres fonctions, mais je tranche. » Et là, aujourd'hui, ce qu'on veut, c'est des gens qui tranchent et qui mettent en particulier leur administration à travailler à la relance de l'agriculture française avant qu'il ne reste que des lambeaux d'un fleuron européen de l'agriculture qu'était la France.
- Là, nous sommes confrontés à un paramètre...
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