Retranscription des premières minutes :
- Mais d'abord globalement, par rapport à il y a dix ans, par rapport à vingt ans, et c'est pas moi d'ailleurs qui le dis, c'est le préfet de police au conseil de Paris, il y a un mois au dernier conseil de Paris, qui dit évidemment on est dans une situation qui est incomparable parce que les Halles étaient il y a encore dix ans et a fortiori il y a vingt ans.
- Mais à l'intérieur de ce mieux, effectivement il y a des situations qui sont très difficiles et on a vécu des mois difficiles à la rue de Turbigo.
- J'y passe tous les jours moi, tous les jours, c'est simple.
- Tous les jours, mes hommes savent, ils me disent vous avez vu en vélo, parfois je m'arrête, parfois je dis bonjour, je vais chez le buraliste comme vous disiez tout à l'heure.
- On s'arrête, je demande, je prends le pouls.
- Et vous savez, je suis pas le seul à passer, ma police municipale, la police municipale de Paris qui n'a que trois ans.
- Elle passe trois à quatre fois par jour, on les fait passer au moment de l'arrivée dans les écoles, à 8h15, 8h30, puis on les fait passer à des moments un petit peu différents et ils se coordonnent d'ailleurs avec la police nationale.
- Je vous rappelle que la police de Paris, elle a des unités qui n'existent quasiment que au centre de Paris, la brigade territoriale de contact, la BAC évidemment.
- Ils ont des effectifs de toutes sortes, en roller, en vélo, en voiture qui passent.
- Il y a tout le temps, tout le temps une présence là pour rassurer les habitants et pour rassurer les commerçants.
- Ça se joue sur quelques mètres de trottoir et on parle pas de 300 personnes.
- Alors moi, je n'ai jamais vu ces chiffres, je ne sais pas d'où ça sort.
- J'ai jamais vu des chiffres de cette nature-là.
- La ville estime qu'il y aurait une cinquantaine de personnes.
- La réalité, nous, on n'en sait rien, ça change d'une nuit à l'autre, ça change un petit peu.
- Les gens qui se droguent et ceux qui simplement vivent à la rue, ils sont repoussés un peu partout et donc ils se réfugient où ils peuvent, ça change d'une nuit à l'autre.
- Mais en l'occurrence, sur la population dont on parle, sur un endroit très particulier de Paris qui est vraiment ce frottement, cette aspérité entre des tunnels qui sont largement une infrastructure démesurée aujourd'hui et délaissée, qui servait à être un échangeur routier en plein milieu de Paris, qu'on mesure aussi d'ailleurs la folie en termes de pollution, etc.
- et qui ne sert plus à cela aujourd'hui et est utilisé uniquement par des professionnels et quelques rues, la rue Turbigo en l'occurrence, sur quelques mètres, où en effet pour les commerçants et les habitants, ça a été dur ces derniers mois.
- Il y a une présence que tous saluent, très forte de la police nationale, et je les remercie moi.
- Contrairement à Rachid Haddadi, qui n'est pas très courtoise avec son collègue ministre de l'Intérieur, moi je remercie la police nationale qui est très présente et aussi évidemment la police municipale de Paris.
- On travaille main dans la main pour ne pas être en même temps, mais sur une continuité dans la journée.
- Et oui, la situation va un peu mieux.
- Mais elle ira vraiment, vraiment mieux quand on aura fait deux choses, deux choses importantes qui se font un peu dans la durée.
- La première, c'est de continuer à démanteler les réseaux de drogue qui alimentent cette misère terrible et ces états dans lesquels on voit parfois des gens qui sont épouvantables.
- Et la deuxième chose, c'est qu'il faut transformer cette infrastructure.
- On a construit comme des fous pendant les années 70, et c'était une autre époque, je ne juge pas, des autoroutes, il y avait des milliers, des dizaines de milliers de voitures qui circulaient là.
- Imaginez pour les riverains et les commerçants qui sont face à cette bouche...
Transcription générée par IA