Retranscription des premières minutes :
- Indicateur d'heure, Sud Radio, la France dans tous ses états, le fait du jour.
- Emmanuel Macron s'est entretenu mercredi dernier avec une délégation d'agriculteurs à Toulouse pour réaffirmer que le projet d'accord entre l'Union Européenne et le Mercosur, tel qu'il existe aujourd'hui, recueillera un non très ferme de la France.
- C'est ce que rapporte la ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard.
- Et en même temps, la sortie du président de la République au Brésil il y a un peu plus d'une semaine, considérant qu'il y avait aussi du positif dans le traité, a remis de l'huile sur le feu.
- Alors que faut-il croire ? En tout cas, les agriculteurs ne sont pas au bout de leur peine.
- On en parle aujourd'hui avec Jérôme Bayle, éleveur de bovins en Occitanie.
- Bonjour.
- Bonjour Jérôme Bayle.
- Salut Perico.
- Bonjour Jérôme.
- Dis-moi, dites-moi.
- Vous pensiez rentrer dans votre état tranquillement.
- On se souvient de vous avec Gabriel Attal dans les négociations sur votre tracteur.
- Vous aviez mobilisé la paysannerie française.
- Une des plus belles jacqueries.
- Vous montiez sur la capitale.
- La France a eu peur, mais elle était avec vous de tout cœur.
- On se disait, bon ça y est, ils ont gagné.
- La déclaration de Gabriel Attal, Marc Fénaud était derrière lui, ministre de l'Agriculture.
- On vous a tout promis, tout était réglé.
- On allait prendre le taureau par les cornes.
- On ne vous donnerait plus jamais l'occasion de vous fâcher.
- Et là Jérôme Bayle, je vois que vous êtes reparti sur les routes en colère.
- Mais qu'est-ce qui s'est passé ? Est-ce que les dirigeants français vous auraient raconté des histoires ? Est-ce que les dirigeants français vous ont raconté des histoires ? Ils nous ont raconté des histoires.
- On ne peut pas dire oui, mais on ne peut pas dire non plus.
- Gabriel Attal, quand il avait annoncé sur les bottes de paille, l'image qui a fait le tour de France et le tour d'Europe, tout simplement, il a tenu ses engagements sur la MHE, sur la détaxation du GNR, du gazon de nos routiers.
- Mais après, derrière ça, il n'y a plus rien qui s'est passé.
- On connaît la suite.
- Dissolution, remaniement, censure.
- Et nous, pendant ce temps, dans nos exploitations, plus rien n'avance.
- Dans l'administration, plus rien n'avance.
- Et au final, la colère remonte et le tout persiste.
- D'ailleurs, Jérôme Bayle, pour prouver votre bonne foi à l'époque, vous aviez dit, nous avons obtenu des avantages, des améliorations, il y a eu des concessions.
- Vous étiez de bonne foi et c'était effectivement des concessions qui étaient réelles.
- Vous ne les avez pas inventées.
- Mais le problème, c'est que ça s'est arrêté là.
- Et le reste qui était essentiel n'a jamais été donné.
- Est-ce que les gouvernements, alors vous expliquez qu'il y a eu des étapes politiques, mais quand même depuis le temps que les gouvernements de la France, de gauche, de droite, du centre, promettent à l'agriculture française des solutions, j'allais dire courageuses et nécessaires, importantes, pourquoi ça ne se met jamais en place ? Quelle est aujourd'hui, avec le recul que vous avez, l'expérience que vous avez, Jérôme Bayle, quelle est la véritable raison de l'immobilisme des gouvernements français qui ne peuvent pas prendre des décisions définitives et importantes ? Simplement, l'électorat, ils veulent fâcher personne.
- Et on le voit, il y a plusieurs raisons, mais la première pour moi c'est celle-là, il n'y a pas un politique.
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- Et les Français vous soutiennent, Jérôme Bayle, les Français vous soutiennent ? Oui, ils nous soutiennent sur un certain point.
- On l'a vu avec la loi Duplan, donc voilà, il faut du courage politique, il faut pas avoir peur de parler d'avenir agricole, moi je parle de plan d'avenir agricole, mais après il y a l'Europe aussi qui nous entrave beaucoup, et voilà, donc on est entre le marteau et l'enclume, aujourd'hui les politiques, je peux vous le dire, j'étais présent mercredi avec le président de la...
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