Par André Bercoff et Céline Alonzo avec Philippe Pascot
"Pilleurs d'État" avec Philippe Pascot
"Pilleurs d'État", ces élus qui contournent les lois pour s'en mettre plein les poches
Retranscription des premières minutes du podcast :
- « Sud Radio Bercov dans tous ses états, midi 14h, André Bercov. » « Et ça continue encore et encore, et nous sommes d'accord, d'accord. Non, c'est pas Francis Cabrel, c'est Philippe Pascoe.
- Alors Philippe Pascoe, vous savez qu'on l'avait reçu et toujours on le reçoit avec plaisir, parce que Philippe Pascoe, c'est un chien truffier.
- Et je dis ça comme, effectivement, en compliment. C'est un compliment parce qu'il va chercher.
- Et il a commencé à faire ce que, d'ailleurs, tous les journalistes devraient faire.
- Il a commencé en 2014 avec un livre qui s'appelait « Déli d'élus ».
- Déli d'élus, évidemment, les délits, les élus. Alors il a commencé comme ça, en donnant des noms.
- Il a continué avec « Pire d'État », ces deux livres ont été des best-sellers.
- Et puis il a continué avec « Du gros don et des plumes », « Pire de vie », « Mensonge d'État », « Abstention, piège à cons », « Les silences, cris, le pouvoir du pire ».
- Et là, il sort aux éditions Max Milot.
- « Pire d'État », encore et encore.
- Alors, Philippe Pascoe, d'abord, est-ce que deux reproches qu'on peut vous faire, en tout cas, ceux qui ne vous connaissent pas, ne vous aiment pas, vont dire « Oui, encore une fois, c'est du populisme outrancier, ils prétendent que tous sont pourris, ou presque. » Et deuxièmement, est-ce que vous n'êtes pas un peu fatigué de vouloir assécher le marécage avec une cuillère à café et même pas une cuillère à soupe ? Parce que dix ans, ça fait trois ans.
- Ça fait dix ans que vous dénoncez.
- Et je dis simplement aux éditeurs qu'il faut lire les livres de Pascoe, parce qu'il n'y va pas avec le dos de la cuillère.
- C'est le cas de le dire.
- Et surtout, il n'a eu qu'un procès en dix ans de bouquin.
- Donc, vraiment, il étaye.
- Mais est-ce que vous n'êtes pas un peu fatigué de reprendre tout ça ? Alors, je suis fatigué le soir, et puis le lendemain, je recommence.
- Parce que si moins on se sert de la démocratie, plus elle s'use.
- Moins on dénonce les choses, plus, quelque part, il s'augmente.
- Et si personne ne dénonce la mafia qui est en train de se mettre en place, elle va s'installer de façon durable.
- Nous sommes dans des pays où on peut encore un peu dire ce qui ne va pas.
- Donc, il faut le faire.
- Moins on le fera, plus l'étau se resserre.
- Alors, justement, vous parlez de mafia.
- Mais vraiment, mafia, c'est le terme qu'il faut appeler.
- C'est fort, mafia.
- Depuis quelques temps, je parle de mafia, c'est clair.
- Il y a une mafia qui s'installe en France.
- Il y a plein de choses qui sont en train de se faire qui font que les gens ont de moins en moins de liberté d'expression.
- De plus en plus de pauvreté s'installe en France.
- Il y a de moins en moins de...
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