Retranscription des premières minutes :
- Après des mois de négociations, députés et sénateurs sont parvenus à un accord assez fragile sur la loi d'urgence agricole, entre autres sur les pesticides au corps des critiques, mais aussi avec l'eau.
- Et on va parler surtout de ce sujet aujourd'hui.
- La question, je vous la pose de nouveau, vous réagissez au 0826 300 300, vous réagissez sur jeparticipe.fr ou tout simplement sur la page YouTube.
- Pour vous, l'eau doit-elle être réservée en priorité aux agriculteurs lors des périodes de sécheresse ? J'accueille tout de suite Luc Smessart. Bonjour Luc.
- Bonjour.
- Vous êtes vice-président de la FNSEA, éleveur également dans l'Oise.
- Bonjour aussi à Benoît Biteau, qui est eurodéputé Europe Écologie Les Verts. Bonjour Benoît.
- Bonjour. Alors, je ne suis pas eurodéputé, je suis député à l'Assemblée nationale.
- J'étais d'ailleurs membre de cette commission mixte paritaire pour la loi d'urgence.
- L'agence agricole, je faisais partie des députés qui siégeaient avec les sénateurs dans cette commission mixte paritaire.
- Et puis surtout, mon métier, c'est paysan. Je suis paysan, je suis éleveur aussi, et en grande culture.
- Je suis en polyculture, polyélevage.
- Vous êtes situé en Charente-Maritime.
- Où ça, en Charente-Maritime, Benoît ? À Sablonceau, exactement. C'est dans un triangle entre Marraine, Sainte et Rochefort.
- On a une production merveilleuse qui s'appelle...
- qui s'appelle l'huître de Marraine au Léron, et qui dépend de la façon dont on gère l'eau sur l'ensemble du bassin versant avant que...
- Alors, on va en parler, Benoît, en détail. On va vraiment donner et équilibrer la parole, si vous le voulez bien.
- Je vais commencer, Luc. Est-ce que cet accord répond sur la loi, la loi d'urgence agricole, aux attentes du monde agricole sur la question de l'eau, déjà pour débuter ? Alors, un texte comme ça, ça met six mois à aboutir.
- À l'arrivée, on aimerait toujours plus, mais...
- Il fallait trouver des compromis, et je redis tout de suite par rapport à ce que vous venez de dire, c'est que l'eau...
- La priorité, ça sera toujours l'eau pour l'alimentation humaine, et que placer l'eau agricole tout de suite derrière, en même temps que la restauration des milieux, c'était important, et ça, c'est des bonnes nouvelles.
- On va enfin, grâce à ce texte, ramener des réponses cours de ferme, simplifier la vie des éleveurs.
- On va amener des réponses sur le revenu, et ça fait longtemps qu'on attend de pouvoir vivre enfin dignement de ce métier.
- Il y a des réponses sur la prédation, parce qu'est-ce qu'on accepte dans ce pays de défendre enfin les éleveurs qui puissent se défendre quand ils ont des attaques ? Et ça se répète ces dernières semaines sur le loup, et la même chose, vous l'avez dit, sur les produits phytosanitaires, sur l'eau, sur lesquelles il fallait avancer, parce qu'on ne peut pas travailler avec des boulets aux pieds par rapport à nos voisins européens.
- Ce texte, il est attendu, parce que ce n'est pas le grand soir, mais il y a une urgence aujourd'hui climatique, mais il y a aussi une vraie urgence agricole.
- Merci.
- Vous avez dénoncé un texte qui recule sur l'environnement ? Je dénonce un texte qui recule sur l'environnement, c'est sûr, mais je ne vois pas, je l'ai étudié en long, en large et en travers, puisque comme je vous l'ai dit, j'étais membre de cette commission mixte maritaire, je ne vois pas à quel moment il apporte des solutions sur le revenu des agriculteurs.
- Par exemple, il n'y a aucune mesure qui apporte des réponses sur le revenu des agriculteurs.
- Et puis, puisque le sujet du débat, c'est l'eau, il n'apporte aucune réponse pour que les solutions qui sont portées, qui sont portées par ce texte, soient crédibles, c'est-à-dire qu'on peut vouloir utiliser de l'eau pour irriguer des cultures en agriculture l'été, mais pour ça, il faut reconsidérer le grand cycle de l'eau, faire en sorte que le grand cycle de l'eau fonctionne.
- Et pour que le grand cycle de l'eau fonctionne, il faut réparer, restaurer les milieux aquatiques.
- Et ce que fait ce texte, c'est qu'il aggrave la dégradation des milieux aquatiques, c'est-à-dire que si on n'a pas de zone où on accueille l'eau quand elle est abondante, qui s'appelle...
Transcription générée par IA