Retranscription des premières minutes :
- Les inscriptions débutent aujourd'hui sur Parcoursup.
- C'est le jour J, tout ton avenir va se décider maintenant.
- Les lycéens peuvent renseigner leurs voeux pour leurs études supérieures sur la plateforme d'orientation.
- On n'a juste qu'au 12 mars pour le faire, donc prendre son temps c'est aussi pas mal parce que ça s'évite le stress pour rien.
- Refuser, refuser, refuser, refuser.
- Une période de candidature toujours jugée stressante par 84% des lycéens de la session 2025.
- Avec une copine quand j'ai fait mes voeux, je me dis que la psychologie, en vrai pourquoi pas essayer.
- Et elle me dit mais viens on met une recette.
- Du coup j'ai tapé une recette de brandy et j'ai copié-collé dans ma lettre de motivation que j'ai envoyée.
- Du coup j'ai démissionné de Parcoursup, j'ai abandonné les études et je suis allé taffer dans les mines en Australie.
- Pour vous dire que c'est pas facile, facile, facile avec cette question du jour, faut-il supprimer Parcoursup Philippe ? Eh bien vous dites oui, avec ce score brejnevien de 90%, vous voulez réagir, le 0826 300 300.
- Et direction Belgarde avec Sarah Ket avec nous, 0826 300 300.
- Bonsoir.
- Sarah, bienvenue sur Sud Radio.
- Bonsoir à toute l'équipe, qui comme d'habitude vous savez poser les bonnes questions.
- Merci.
- C'est ça, exactement.
- Vous êtes admise.
- Il y a notre réalisateur qui dit, mais en fait c'est Bérangère au téléphone.
- On va bien s'entendre avec Sarah.
- Ah oui, je suis très honorée, effectivement j'apprécie beaucoup ce qu'a dit cette personne.
- Oui, écoutez, vivez avec elle ou vous changerez d'avis je pense.
- Sarah, en plaisantant.
- On vous écoute Sarah, bien entendu.
- Eh bien écoutez, bien sûr que vous avez raison et qu'il faut mettre fin à Parcoursup pour deux raisons.
- Moi je suis enseignante et mère d'un jeune homme qui va passer dans la redoutable moulinette, là justement à partir de demain.
- Ah oui ? Oui, donc s'il vous plaît je suis concernée à un double titre.
- Alors premièrement, ce parcours, il faut bien savoir, c'est un algorithme.
- Moi ce qui me gêne profondément, c'est qu'un algorithme c'est programmable.
- Et qu'il est victime d'idéologie.
- C'est-à-dire que cet algorithme n'est pas innocent.
- Il est programmé en fonction d'impératifs sociaux, culturels, décidés par on ne sait pas qui, enfin vous ne devez pas savoir qui, qui fait qu'en fait certains enfants qui sont considérés comme favorisés vont être déclassés pour faire de la place à d'autres enfants qui méritent confiance.
- Ce certes n'est pas de cette manière-là à mon sens, d'autant plus que lorsqu'ils occupent ces places qu'ils ne pouvaient pas occuper autrement par leur propre mérite, ils coulent assez rapidement.
- Je vous donne un exemple en médecine.
- Moi je connais un jeune qui ne voulait pas faire de médecine.
- Comme il venait d'un établissement très connu, on ne l'a pas pris.
- Il a été obligé de faire trois ans en fac et les jeunes qui ont pris sa place ont décroché de médecine au bout de deux mois parce que ce n'est pas leur faute.
- Mais souvent ces enfants ne sont pas assez accompagnés comme ils devraient là où ils sont.
- Donc déjà c'est idéologique et ça ruine des vies.
- Vous parliez du stress tout à l'heure.
- Les enfants ont un stress pas possible.
- Et deuxième élément, il y a une grande injustice aussi parce que Parcoursup va prendre en compte des critères Parcoursup va prendre en compte des critères.
- qui ne sont pas les bons critères et sur lesquels vous ne pouvez pas revenir.
- Donc ça veut dire que votre enfant va être coupé comme un saucisson sans tenir compte de son dossier.
- Or autrefois on regardait des dossiers.
- Vous prenez un dossier et il n'y avait pas un facteur humain.
- Alors que là c'est complètement réduit.
- On le saucissonne, on le réduit en des petites rondelles.
- On ne sait même pas sur quels critères sont découpées ces rondelles.
- Et c'est la fin de l'humain.
- Et là je pense qu'il n'y a rien de plus important que l'avenir d'un jeune.
- C'est crucial.
- Et réduire un jeune à un saucisson et à une moulinette, je suis désolée, c'est normal.
- C'est sûr.
- Sarah, je peux vous demander dans quelle matière...
Transcription générée par IA