Retranscription des premières minutes :
- C'est à la une le retour des actions des agriculteurs.
- Bon ben révolte ! Il se mobilise depuis ce matin.
- Cire ! Ouvrez, on en a gros ! Si on veut être les plus beaux du monde, les plus verts du monde, et qu'on apporte notre nourriture de l'étranger, ça n'a absolument aucun intérêt.
- Et c'est au Président de la République de le faire, parce que le ministre depuis des mois se débat avec cette mesure, sans résultat.
- Les vraies voix Sud Radio Avec cette question du jour, pouvons-nous vraiment accepter, et c'est vous qui répondez, de faire rentrer des produits qu'on n'a pas le droit de produire, nous, ici ? On dit quoi, Philippe ? On dit non avec un score brejnévien de 95%.
- Voilà, ça c'est ça.
- Puisque vous avez la parole, Philippe, David ? Moi, ce que j'en pense, c'est que c'est une folie.
- Mais on se tire nous-mêmes des balles dans le pied, parce qu'on met des normes sur des normes sur des normes aux agriculteurs français.
- Donc je vais prendre un exemple d'une loi idiote, qui a été d'ailleurs invalidée par le Conseil constitutionnel, la loi qui interdise d'utiliser...
- des néonicotinoïdes pour faire pousser notamment les noisettes.
- Et bien, résultat des courses, les usines de pâtes à tartiner, pour certaines marques, je n'ai pas besoin de les citer, vous avez compris, elles ne pourront plus acheter de noisettes françaises, parce qu'elles sont plus compétitives sans les néonicotinoïdes, et donc on va avoir de la noisette turque, qui utilise, outre des néonicotinoïdes, des produits radicalement interdits en France.
- Est-ce qu'on se rend compte à quel point on est fou ? C'est-à-dire que la concurrence déloyale à nos agriculteurs, c'est nous-mêmes qui la faisons, mais on est chez les malades.
- On est chez les malades.
- Allez, 0826 300 300, c'est Jean-Pierre qui était avec nous, qui nous appelle de Marseille.
- Bonsoir Jean-Pierre.
- Bonsoir toute l'équipe.
- Bonsoir Jean-Pierre.
- Ça va ? Oui, et vous ? Un Marseillais, toujours plaisir d'entendre un Marseillais, Jean-Pierre.
- De quel quartier, Jean-Pierre ? Ah, écoutez, bientôt le quartier de Chormiou.
- Oh, que c'est beau.
- Dans le 9ème.
- Je connais très bien, très bien.
- Et actuellement, vous êtes où ? Ça va, vous l'avez voulu ? Quand je redéménage, j'étais à la Ciota, je retourne à Marseille.
- Vous êtes le seul.
- Généralement, c'est on part de Marseille pour aller à la Ciota, mais bon.
- Vous, vous partez de Marseille pour retourner à Marseille.
- D'accord.
- Qu'en pensez-vous, Jean-Pierre ? Est-ce qu'on peut vraiment accepter de se...
- En tout cas, pardon, de faire rentrer des produits qu'on n'a pas le droit de produire, nous ? J'imagine que vous n'êtes pas d'accord, en tout cas.
- En fait, quand j'entends ça, la réponse est dans la question.
- C'est d'une telle évidence.
- On parle du...
- Du bon sens...
- Du nécessaire besoin du retour du bon sens en politique.
- En réalité, ce qui est anormal, c'est que ce soit les agriculteurs qui soient obligés de faire la police à la place de l'État et de faire les contrôles à la place de l'État.
- Aujourd'hui, il y a une quasi-démission de l'État.
- Et d'un côté, par le bas, on va dire, par les opérations de police, il est absent.
- Et par le haut, dans les négociations avec l'Europe et dans sa capacité à se faire respecter en tant qu'État, en tant qu'État français, il est absent aussi.
- Donc honnêtement, aujourd'hui, les gens ont le choix entre quoi et quoi, entre se laisser faire ou se rebeller.
- Et ils se rebellent.
- Quand on n'est plus très loin de la mort, on remue encore un peu avant de mourir parce que soit on se laisse tomber, soit on se bat pour ne pas mourir.
- Et c'est ce que font les agriculteurs.
- Ce qui est anormal, c'est la situation, c'est pas leur comportement.
- François Azalé, c'est un...
- Juste, je suis...
- Je suis...
- Je pense que d'abord, on n'est pas en train de mourir.
- Je rappelle que la France est encore une grande puissance agricole, une produisante.
- Je finis.
- Je finis, mais s'il vous plaît, je voudrais finir.
- Attendez, Jean-Pierre.
- Moi aussi, des fois, quand je vous entends, c'est pas possible.
- Ça fait...
Transcription générée par IA