Retranscription des premières minutes :
- Nous sommes en guerre.
- Moscou, pour la première fois, met en garde contre un danger réel de Troisième Guerre mondiale.
- Et on va revenir sur cette phrase du chef d'état-major des armées françaises qui a dit au congrès des maires qu'il faut accepter de perdre nos enfants.
- Une phrase qui n'est pas tout à fait bien passée, Philippe.
- C'est le moins qu'on puisse dire.
- Alors déjà, j'ai quand même un léger problème.
- C'est que pour moi, les militaires ont un devoir de réserve.
- Là, après, le général Burckhardt, il vient parler de politique, parce que c'est de la politique, alors que ce n'est pas le rôle d'un militaire.
- Je me rappelle qu'on a viré le général de...
- Parce qu'il avait parlé devant la commission de la défense de l'Assemblée nationale en disant que c'était scandaleux qu'il se soit exprimé alors que c'était dans le cadre feutré de la commission de la défense de l'Assemblée nationale.
- On avait le général Burckhardt qui a dit qu'il fallait se préparer à la guerre.
- Maintenant, c'est son successeur, le général Mandon, qui dit qu'il faut se préparer à la guerre.
- Moi, j'ai envie de citer Clémenceau.
- La guerre est une chose bien trop grave pour la confier à des militaires.
- Il faut la laisser aux politiques.
- Allez, on va l'écouter, ce chef d'état-major des armées françaises.
- Si notre pays flanche, parce qu'il n'est pas prêt à accepter de perdre ses enfants parce qu'il faut dire les choses, de souffrir économiquement parce que les priorités iront à de la production de défense, par exemple.
- Si on n'est pas prêt à ça, alors on est en risque.
- Éric Revelle, est-ce que c'est à lui, au Congrès des maires de France, d'avoir ce type de discours ? Alors, la phrase a fait énormément couler d'encre.
- À droite comme à gauche, du côté de Mélenchon, du côté de Marine Le Pen.
- Alors, moi, je voudrais dire plusieurs choses.
- D'abord, il y a eu une sorte de rétro-pédalage.
- Le porte-parole de la Marine a dit les enfants, ça veut dire, en fait, nos soldats, oui, monsieur, mais nos soldats sont nos enfants.
- Donc, pour moi, ça revient au même.
- Alors, il y a souvent, en pré-période de guerre, pardonnez-moi, je ne dis pas qu'on y est, du tout, mais en pré-période de guerre, il y a ce que les militaires appellent une mobilisation morale.
- C'est-à-dire qu'on fait passer des messages à la population et, en l'occurrence, il était devant la police, devant les maires de France.
- Donc, il leur fait passer un message, j'allais dire, moral.
- C'est peut-être pas pour demain ni après-demain, mais ça peut arriver.
- Maintenant, vous avez raison, Philippe, c'est qu'un militaire ne fait pas de politique.
- Le chef des armées, c'est le président de la République.
- Alors, moi, je me dis, quand même, j'imagine pas un seul instant que le SEMA, le chef, l'état-major des armées françaises, ait fait cette déclaration sans en avoir référé au président de la République ou même le contraire.
- Le président de la République l'a peut-être poussé.
- Alors, il faut qu'on nous explique maintenant plusieurs choses.
- Est-ce que le président de la République a des informations à ce point inquiétantes, mais il faut qu'il en parle au peuple et à l'Assemblée nationale et à la représentation nationale ? Est-ce qu'on nous met sous pression ? Vous avez vu qu'en même temps, on annonce la mise à disposition d'un kit de survie, là, c'est reparti.
- Kit de survie en cas de tremblement de terre, ou d'agression nucléaire.
- Donc, on est reparti.
- Donc, si vous voulez, où il y a des choses à dire, et le président de la République doit s'expliquer, il ne peut pas non plus engager la nation seul s'il y avait un conflit.
- Je rappelle qu'on a des troupes prépositionnées en Estonie et en Roumanie.
- Ou alors, c'est juste pour, certains disent, j'ai vu enjamber l'élection présidentielle.
- J'ai entendu Ségolène Royal dire ça.
- Mais est-ce que le président de la République ne veut pas, en fait, repousser l'élection présidentielle ? Alors, je sais que c'est du complotisme, je sais que ça n'arrivera pas, mais on peut se poser la question.
- Parce que mettre sous pression la...
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