Retranscription des premières minutes :
- Aujourd'hui, les narcotrafiquants sont partout.
- L'an dernier, au moins 315 meurtres et tentatives de meurtre liés au narcotrafic ont été recensés.
- Mon combat, moi, c'est contre la pieuvre du narcotrafic.
- Le nombre de trafiquants n'a jamais cessé de prospérer.
- Je pense qu'il faut taper très fort.
- Je veux frapper les narcotrafiquants et surtout les narco-racailles aux portemonnaies.
- Je suis Pablo Emilio Escobar Gaviria.
- Réunion de crise à l'Élysée pour lutter contre le narcotrafic.
- Une réunion au cours de laquelle Emmanuel Macron a demandé d'amplifier le combat contre ce fléau.
- Et on vous pose cette question.
- L'État français peut-il être plus fort que les narcotrafiquants ? Vous dites non à 57%.
- Vous voulez réagir ? Le 0826-300-300 avec nous.
- Bruno Bartocetti, délégué de la zone sud du syndicat unité.
- Bonsoir Bruno Bartocetti.
- Bonsoir, merci de m'avoir invité.
- On va faire réagir nos vraies voix.
- Françoise Degoy, avant de vous faire réagir.
- Est-ce que l'État français peut être plus fort que les trafiquants ? On en doute franchement.
- Je pense oui qu'il peut.
- Je redis quand même, et Bruno le sait parfaitement, Marseille a toujours été un lieu sanglant en termes de narcotrafic dans les années 70 et la French Connection.
- Et toute la plateforme de l'héroïne passe par Marseille.
- Et on abat bien sûr sur la corniche Kennedy un juge.
- On l'abat, les narcotrafiquants l'abattent.
- Le militant écologiste qui est abattu, comment dirais-je, il y a quelques jours, c'est un crime politique, c'est un assassinat, c'est véritablement un acte de guerre.
- Donc ça c'est le premier point.
- Je ne suis pas en train de dire qu'avant c'était pareil, je suis en train d'expliquer que nous avons un entraînement.
- Deuxièmement, moi je crois qu'on peut en venir évidemment à bout à condition de se donner les moyens.
- Je ne sais pas si c'est avec Bruno que nous en parlions, mais en tout cas nous avons beaucoup travaillé sur, j'ai beaucoup lu là-dessus sur le statut des repentis, c'est-à-dire permettre déjà dans les organisations de narcotrafiquants, comment dirais-je, d'accompagner, de suggérer et d'encourager les top et les gens qui crachent et qui donnent véritablement des infos.
- Et le troisième point, je redis à quel point l'Italie est en train de venir à bout notamment de Cosa Nostra.
- Et il le sait probablement notre invité, il y a ce qu'on appelle la Caserno Duro qui est à deux heures de Rome dans les Abruzes.
- C'est un quartier, c'est une prison qui ne peut pas être survolée par des drones, très stricte avec tous les plus grands chefs mafieux, notamment les narcotrafiquants.
- Ils ont droit à une seule visite par mois, très peu de parloirs, le courrier et il y a quelque chose d'une dureté extrême.
- D'ailleurs le patron de Cosa Nostra dont je ne me souviens plus le nom qui a été attrapé après 30 ans de cavale, eh bien est incarcéré.
- Et la Caserno Duro c'est véritablement un exemple de comment est-ce qu'on peut punir.
- Bruno s'inspire du modèle italien.
- Avec les places de prison spécifiques.
- On va faire réagir Bruno Bartocetti.
- Est-ce que l'État français peut-être plus fort que les trafiquants ? Il en doute franchement.
- Vous savez, j'entends, est-ce que l'État peut gagner ? L'État doit vaincre, doit gagner.
- Et elle en a les moyens si elle le veut politiquement.
- Sauf que pour l'instant, le message politique n'est pas au rendez-vous.
- Alors si on commence à réagir, on vient de réagir parce qu'on a franchi un pas, parce qu'on a touché une victime innocente qui est proche d'un élu, alors là on réagit.
- Mais enfin, de vous à moi, ce n'est pas d'aujourd'hui.
- On sait très bien qu'à chaque fois on est derrière justement cette avancée, cette pieuvre mafieuse dans notre pays.
- On est derrière, on n'est pas devant.
- Donc si on veut gagner, on doit se mettre devant.
- On a pris l'exemple de l'Italie, mais bien sûr qu'on doit travailler comme...
Transcription générée par IA