Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Béatrice de Reynal
Que pensez-vous du durcissement du Nutri-score ?
Le gouvernement valide le nouveau Nutri-score, censé mieux prendre en compte la teneur en sel et en sucre des aliments transformés. La ministre de l’Agriculture l’avait pourtant accusé de pénaliser les produits du terroir comme les fromages et charcuteries. Les industriels ont deux ans pour mettre à jour leurs emballages. Certains ont tout simplement décidé de retirer ce Nutri-score. On en parle avec Béatrice de Reynal, nutritionniste et fondatrice de NutriMarketing !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- Alors, nous on l'a fait venir parce que bon c'est vrai que d'un point de vue chevalerie, fait d'armes, stratégie militaire, tout ça c'est pas une flèche.
- Pas exactement non.
- Ah bon ? Par contre pour tout ce qui touche à la bouffe, on a envie de faire quelques dégustations mais c'est pour après l'émission.
- Ça c'est très très bon. J'aime quand c'est cru, quand c'est cuit. Ça c'est bon. Ça c'est du piment de l'Espelette, j'adore.
- J'aime quand c'est brûlé, quand c'est congelé, quand c'est périmé. En fait j'ai tout le temps fait.
- Des producteurs, des consommateurs, des bouchers, des boulangers, il y a absolument de tout et c'est absolument dé-li-cieux.
- Ah non mais là je dois reconnaître un prince de la fourchette. Enfin sauf qu'il est quoi avec les doigts.
- J'ai donc décidé de commencer par me sustenter ce soir en commençant par des charcuteries du Cagir, continuer par une fondue pyrénéenne et conclure par un gâteau à la broche arrosée d'Hirulégui et même plus si affinité.
- C'est un que j'aime.
- Allez, rendez-vous sur mangezbouger.fr.
- Il faut faire attention à tout ce qu'on dit au milieu.
- C'est un très bel hommage à Philippe David.
- J'ai reconnu le passage aux pyrénéennes, c'était avec nos amis les organisateurs du salon Les Pyrénéennes, le salon de l'agriculture du sud de la France, de l'Espagne et d'Andorre.
- Allez, le coup de projecteur, bravo Maxime et merci.
- Le gouvernement valide le nouveau Nutri-Score censé mieux prendre en compte le teneur en sel et en sucre des aliments transformés.
- La ministre de l'agriculture l'avait pourtant accusé de pénaliser les produits du terroir comme fromage ou charcuterie.
- Alors parlons vrai, est-ce que ce changement est compréhensible ? Et à cette question, que pensez-vous du durcissement du Nutri-Score ? Vous dites à 64% que ça va trop loin et à 36% que c'est logique.
- On en parle tout de suite avec Béatrice Derenal, nutritionniste et fondatrice de Nutri-Marketing.
- On fait déjà un tour de table des vrais voix avec un vrai gourmet, Philippe Béger.
- Mon tour de table sera rapide puisque déjà je viens d'apprendre ce qu'est le Nutri-Score.
- C'est les A, B, C, D, E, vous savez.
- Et donc...
- Mais c'est pas vous qui faites les courses.
- Oui, notamment.
- Et est-ce que ça ne devient pas un petit peu lassant de voir en permanence des interdictions ou des diminutions à tel point que les produits, comme vous l'avez appelé, du terroir éprouvent des difficultés ? Mais je pense que c'est un problème de santé avec le sucre et le sel.
- Et j'attends avec impatience que mes amis, qui sont très...
- Vous faites du Nutri-Score, vont-y.
- Mickaël Sadoun.
- Non, la première chose, c'est que je constate que beaucoup de nutritionnistes considèrent que ce Nutri-Score est une foutaise.
- Parce qu'il est fait d'une mauvaise manière.
- C'est-à-dire qu'on voit l'impact en termes de calories, de protéines, de telle et telle substance par 100 grammes.
- Or, tous les produits qu'on consomme ne sont pas dans la même proportion.
- Donc c'est ridicule d'évaluer par 100 grammes.
- Si on en mange 50 grammes, il faut diviser par 2.
- Exactement.
- Donc c'est ridicule.
- Si on en mange 200, on va diviser par 2.
- Vous voyez que je suis pas au mat.
- Exactement.
- Et de rapporter ça à la même quantité, ça n'a pas de sens.
- La deuxième chose, c'est que ce Nutri-Score, il est facultatif.
- Donc, les entreprises n'ont pas besoin de le mettre.
- Ceux qui ont un Nutri-Score A le mettent, et c'est un argument commercial.
- Et ceux qui ont un Nutri-Score moins bon ne le mettent pas.
- Donc ça n'a pas une grande utilité à part de fournir un argument commercial.
- Par contre, je voyais Céline Imard, pardon, je termine sur ça, qui était pour...
- Députée européenne.
- Voilà.
- Qui était pour changer le Nutri-Score dans un autre sens, qui est plutôt le sens, je crois, de nos voisins italiens, et qui est de mesurer par rapport à l'apport journalier qu'on doit avoir en termes de sucre, etc.
- Et de montrer si le produit nous apporte les bonnes choses...
- Pour la santé.
- Voilà.
- Les meilleures choses de...
Transcription générée par IA