Par Cécile de Ménibus et Philippe David avec Luc Gras
Budget 2025, utilisation du 49.3 : souhaitez-vous que le gouvernement soit censuré ?
Les dés du 49.3 sont jetés ! François Bayrou a engagé cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur le budget. Les motions de censure seront examinées mercredi, mais le bureau national du PS décide de ne pas censurer le gouvernement. On en parle avec le politologue Luc Gras !
Retranscription des premières minutes du podcast :
- Les Vraies Voix Sud Radio, le coup de projecteur des vraies voix.
- Alors cet article 49.3 est-il un moyen infaillible de faire passer une idée ? François Bayrou qui annonce donc qu'il engagera la responsabilité de son gouvernement.
- Eh non, alors vous ne me laissez pas le choix. J'invoque l'article 49.3. Non mais ça ne marche pas ici.
- Ah bon ? Ça ne marche qu'à l'Assemblée.
- Je m'en fous de vos motions de censure.
- J'ai 49.3.
- Et les dés du 49.3 sont jetés. François Bayrou a engagé cet après-midi la responsabilité de son gouvernement sur le budget.
- Les motions de censure seront examinées mercredi, mais le bureau national du PS décide de ne pas censurer le gouvernement.
- Alors parlons vrai. Imaginez-vous à nouveau une France sans budget et sans gouvernement en milieu de semaine.
- Et à cette question, souhaitez-vous que le gouvernement soit censuré ? Vous dites oui à 84%.
- Vous voulez réagir ? Le 0826 300 300.
- Et notre invité, le très élégant Luc Gras, politologue. Bonsoir Luc, merci d'être avec nous.
- Bonsoir.
- Et auteur du livre La Démocratie en Péril.
- Exactement, chez...
- Auto-édité.
- Chez... Auto-édité. Voilà, c'est ça. C'est bien de s'auto-éditer. C'est parfait.
- Philippe Bilger, sur cette...
- Il est élégant, mais il a parfois raison.
- Bah oui.
- Non mais j'avais l'impression qu'on ne prédit que d'élégance.
- Que d'un physique.
- D'abord, François Bayrou n'a pris personne en traite, puisqu'il avait dit qu'il l'userait du 49.3.
- Et à partir du moment où le bureau national du Parti Socialiste a décidé de ne pas voter la censure, eh bien, je laisse de côté le Rassemblement National, François Bayrou, heureusement, va sauver sa tête gouvernementale, si j'ose dire.
- Et j'espère que ça va être le début d'une stabilisation et d'une accalmie dans la vie politique, parce que les citoyens commençaient...
- Ils sont lassés de ces péripéties multiples et contrastées, voire contradictoires.
- Et peut-être qu'on est partis vers une période qui ne parviendra jamais à effacer les effets délétères de la dissolution, mais permettra un peu de les atténuer.
- François Zegoua.
- Oui, je pense que ça va être un répit de très court terme.
- Et c'est d'ailleurs pour ça que, moi, je pense que les socialistes ont eu raison.
- Parce qu'il ne faut pas confondre le groupe et le Parti Socialiste.
- Là, c'est le bureau national du PS.
- Il a décidé non-censure.
- Le groupe, il est convaincu depuis pas mal de temps qu'il ne faut pas censurer.
- Là non plus, j'entends ce que vous dites sur la période d'accalmie.
- Je pense qu'elle va être de très courte durée, parce que les événements vont s'inviter à nous.
- D'abord parce que ce budget, il est très dur.
- Il est extrêmement douloureux.
- Et on va en voir les effets.
- Dans un moment en plus où on va avoir des défaillances d'entreprises.
- C'est Philippe ou Cécile, la semaine dernière, vous disiez 100 000 entreprises d'emploi industriel détruits.
- Oui, c'était le journal Le Monde.
- C'est ça, c'est vous deux.
- Je me souviens de...
- De ça,...
Transcription générée par IA