Retranscription des premières minutes :
- 10h midi, Valérie Expert, Gilles Gansman, Sud Radio Média.
- Et oui, bonjour à toutes et à tous. Désormais, l'émission Média, c'est le vendredi.
- Vendredi à 10h. Bonjour Gilles Gansman.
- Avec plus de temps. Version 1h. Version maxi.
- Absolument. Avec un invité, Bernard de la Villardière. Bonjour Bernard.
- Bonjour Valérie. Bonjour Gilles.
- Quelle exclusive à ne pas manquer ce dimanche à 22h30.
- 23h10, pardon.
- Bon, moi j'ai 22h30, mais c'est 23h.
- Non, c'est plutôt 23h10.
- C'est un petit peu plus tard, effectivement.
- 22h30, c'était la belle époque il y a 20 ans.
- Mais il y a aussi les plates, on peut le voir aussi en replay.
- Et c'est vraiment un document à ne pas manquer.
- C'est saisissant, c'est une enquête implacable sur le blanchiment de l'argent de la drogue.
- On parle beaucoup du narcotrafic en ce moment.
- Et la réalisatrice de ce documentaire, Florence de Soutray, avec Samir Benghenouna, a réalisé une enquête remarquable.
- Elle s'est infiltrée.
- Enfin, infiltrée.
- Elle a réussi à avoir des contacts auprès des gros dealers.
- Absolument.
- Elle a obtenu le témoignage de narcotrafiquants qui racontent comment ils recyclent cet argent de la drogue.
- Il y a un vrai problème parce qu'en finalement, en volume, la drogue est plus facile à cacher que ce qu'en rapporte l'argent de la drogue.
- Et donc voilà, la difficulté, c'est d'extraire ce cash, c'est de le stocker.
- Oui, il faut dire qu'il peut faire 80 000 euros de cash par jour.
- C'est ce qu'on voit.
- Oui, il y a certains points de deal qui font 80 000 euros, de chiffre d'affaires par jour.
- Notamment à Marseille, il y a une centaine de points de deal.
- Nombreux sont ceux qui atteignent 80 000, 100 000 euros de chiffre d'affaires par jour.
- Et c'est une enquête intéressante parce que d'habitude, on nous parle de la drogue, on nous parle des trafiquants avec comme point de départ la drogue en elle-même.
- Là, c'est vraiment l'argent qui est généré et la façon dont cet argent, il est partout.
- On va en reparler avec vous, mais comment il sert à acheter des bouteilles d'eau ? Et comment, effectivement, certains commerces, il y a des rues entières.
- Enfin bon, on ne va pas tout dévoiler maintenant.
- Oui, mais on s'aperçoit qu'en achetant sa bouteille d'eau, on contribue à blanchir l'argent sans le vouloir finalement.
- Oui, dans des épiceries qui fonctionnent deux heures par jour et dont on invente un chiffre d'affaires qui n'existe pas, histoire de recycler effectivement le cash.
- Bonjour Félix Mathieu.
- Bonjour Valérie.
- Alors, je précise que tout à l'heure, les débatteurs seront là à 11h.
- On va revenir sur le Mercosur.
- Quoi joue Emmanuel Macron ? Il a décidé, il a annoncé hier qu'il ne voterait pas le Mercosur.
- C'est une prise d'opposition qui ne nous coûte pas très cher et qui peut-être tente d'apaiser la colère des agriculteurs.
- Néanmoins, on sait qu'il va être voté.
- Vous nous dites ce que vous en pensez.
- 0,826, 300, 300.
- Et puis l'Iran qui est au bord de l'implosion.
- Et moi, ce matin, je m'interrogeais en regardant la presse et même hier soir, je suivais un petit peu ce qui se passe avec les images.
- Vous aussi Bernard, j'imagine que vous avez vu ce peuple, ce qui est dans la rue, ce peuple qui est dans la rue.
- Et en fait, on en parle assez peu en France.
- Moi, ça m'interroge.
- Il n'y a pas un mot dans le parisien.
- Il n'y a pas un mot dans Libération.
- J'ai écouté différentes chaînes.
- On ne parle pas de cela.
- Je m'interroge vraiment sur ça.
- Oui, c'est vrai que c'est un pays qui est interdit aux journalistes et notamment aux journalistes étrangers, aux journalistes occidentaux.
- Moi-même, je n'ai jamais pu me rendre en Iran, même si on traite le sujet.
- Enfin, j'en veux effectivement un peu à mes confrères.
- Ce n'est pas parce que le pays est fermé que c'est difficile de s'informer sur ce qui se passe.
- Qu'on ne doit pas en parler.
- C'était le cas aussi du Venezuela à une époque.
- Le Venezuela était un pays complètement fermé.
- Il faut traiter quand même de ces choses-là.
- Surtout qu'on a les moyens de le faire.
- Absolument.
-...
Transcription générée par IA