Retranscription des premières minutes :
- 10h midi, Valérie Expert, Gilles Gansman, Sud Radio Média.
- Sud Radio Média, bonjour Gilles.
- Bonjour Valérie.
- Et bonjour à notre invité qu'évidemment les auditeurs de Sud Radio connaissent, Philippe Spanguero, bonjour.
- Bonjour.
- Le rugby, c'est votre passion, entre autres, vous en avez d'autres, mais on vous écoute sur l'antenne de Sud Radio, la radio du rugby, et on vous reçoit parce que vous publiez un livre « Au nom du clan, entre héritage, transmission et loyauté, comment écrire son histoire », une préface de Michel Denizot, et des témoignages de fils ou de filles d'eux, c'est-à-dire qu'il y a Marie Tabarly, Laurent Tapie, Ariane Daguin, les frères Karabatic, la fille de Michel Galabru, tous sont issus de grandes lignées comme vous, vous êtes issus d'une grande famille de rugbymans, et vous avez eu envie de raconter, à la fois le poids que peut représenter le clan, et aussi les avantages que ça peut présenter.
- Ça a été quoi le déclic pour raconter cette histoire ? Le déclic, ça a été un entretien avec l'équipe, il y a un peu plus d'un an maintenant, qui m'a beaucoup surpris parce qu'il y avait un sujet de l'équipe sur justement la filiation dans le rugby, puisqu'il y a beaucoup de fils d'eux qui sont arrivés récemment, et donc la journaliste s'est interrogée sur pourquoi particulièrement dans le rugby, et donc elle voulait avoir...
- elle voulait avoir mon regard sur la façon dont moi je l'avais vécu dans mon parcours, et donc cet entretien, il a déclenché beaucoup de réactions, des gens m'ont spontanément raconté leurs histoires de filiation dans des univers très différents, et puis dans cet article je dis, je ne sais même pas pourquoi j'ai dit ça, que c'est un sujet qui me passionne, c'est un jeu de loyauté, et qu'un jour j'en écrirai un livre, et le jour même j'ai eu deux éditeurs qui m'ont contacté, donc je me suis dit que ça méritait de creuser le sujet.
- Et c'est aux éditions Alizio, et est-ce que vous diriez que...
- est-ce que vous aimez le rugby parce que vous êtes une famille de rugby, ou est-ce que vous n'avez pas eu le choix d'aimer le rugby ? C'est très dur de répondre à ça, je considère que j'ai eu le choix, j'ai l'impression que mon environnement, mon père en particulier, m'ont toujours laissé beaucoup de liberté par rapport à ça, m'ont encouragé à faire d'autres sports.
- Mais vous étiez environné de ça ? Oui, mais...
- Vous avez été joueur, vous avez joué, c'était automatique aussi.
- C'était assez automatique, et puis...
- C'est Nicolas Karabatic qui dit ça dans le portrait que je fais de son frère et de lui, il dit, mais en fait, quand on voit notre père aimer avoir une telle passion, en fait, inconsciemment, c'est un moyen de renforcer la relation paternelle.
- Et donc, quelque part, inconsciemment, on a envie d'aller goûter à la passion de notre père pour créer des souvenirs et puis renforcer les liens entre nous.
- Et donc, ça devient notre propre héritage, et puis notre propre passion, assez inconsciemment.
- Oui, avec le poids de faire aussi bien, de ne pas décevoir ce qu'on ressent au fil de très, très nombreux témoignages.
- C'est ce qui est difficile, en fait.
- Ce sujet de la loyauté familiale, c'est un sujet universel, parce que depuis que ce livre est sorti, je reçois beaucoup, beaucoup de témoignages.
- Et en fait, le sujet des fils et filles d'eux, j'ai pris cet angle-là parce que je trouve que ça exacerbe les enjeux de loyauté.
- Bien sûr.
- Parce qu'il y a ces enjeux de comparaison, de trahison potentielle, quand on sent qu'on n'est pas exactement sur le même terrain, qu'on veut faire autre chose ou différemment.
- Et en fait, j'ai voulu montrer à quel point ça peut être, comment dire, limitant en termes de croyance.
- Mais en fait, c'est un sujet extrêmement universel.
- On est tous à des moments de vie guidés par des injonctions qui ont été verbalisées ou pas par nos parents, d'ailleurs.
- Mais là, ce sont des clans, pardon, très forts, médiatiques, quel que soit le domaine, que ce soit Tapie ou la famille Daguin, avec cette personnalité...
Transcription générée par IA