Retranscription des premières minutes :
- Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize.
- 6h40, Sud Radio, la vie en vrai. Connaissez-vous le miscanthus ? C'est une plante, figurez-vous, qui intéresse de plus en plus d'industriels.
- On pourra bientôt notamment la retrouver dans nos voitures, mais également dans des emballages ou dans nos maisons. Bonjour, Sylvain Lebrun.
- Bonjour, Benjamin. Et bienvenue sur Sud Radio. Vous êtes agriculteur dans la Marne, producteur de miscanthus.
- C'est vrai qu'elle est quand même assez peu connue, cette plante. Comment vous-même vous avez appris son existence, Sylvain Lebrun ? Je l'ai découvert à un moment avec des collègues. On cherchait à se diversifier pour utiliser des sols avec un petit potentiel.
- Et donc on a été invités par un collectif et puis un groupe d'agriculteurs qui nous a fait découvert. Et puis on s'est mis dedans.
- On a attendu un petit peu parce qu'il fallait que la filière se mette en route. Et puis en 2020, j'ai démarré à planter parce que je...
- Je trouvais qu'il fallait que je m'y lance. Et puis j'avais envie. J'avais d'autres choses à faire.
- Est-ce qu'on peut dire que vous avez eu d'une certaine manière le nez creux, Sylvain Lebrun ? Puisqu'aujourd'hui, les industriels s'intéressent beaucoup à cette plante.
- Ils s'y intéressent de très près. On parle notamment de Renault. On pourrait s'en servir aussi pour faire des parpaings, des emballages.
- C'est peut-être une plante d'avenir, véritablement. Alors le nez creux, je vous dirais ça dans 10 ans. Là, c'est un peu tôt.
- J'espère pour vous, en tout cas, oui. Mais j'espère. Mais oui, oui, il y a plusieurs...
- Alors des bouchées, c'est vrai qu'au départ, on tournait que sur des chaudières pour faire de la biomasse à la place des copeaux de bois pour remplacer le charbon dans des grosses chaufferies. Et là, actuellement, il y a beaucoup de développement sur beaucoup de secteurs.
- Oui, l'isolation, le bioplastique, la litière qui bouge beaucoup, le paillage, que ce soit horticole ou même viticole chez nous, en Champagne, qu'on n'est pas loin des vignes. Bien sûr. Il y a encore d'autres applications qui commencent à bouger. Mais bon, pour l'instant, c'est en état de recherche.
- Il y a un gros marché là-dessus qui bouge. Ça bouge. On est au début de ces essais. Alors je parle notamment de cette industrie du bioplastique.
- C'est quoi les caractéristiques qui font que l'industrie s'intéresse particulièrement à cette plante, au Miscanthus ? Alors un des avantages, c'est que c'est une plante pérenne qu'on plante pour 20 à 25 ans. Donc déjà, on n'y va qu'une fois dans le champ.
- Et puis ensuite, on récolte qu'une fois par an. Donc elle se renouvelle toute seule.
- C'est une piège à carbone, déjà. Et puis l'avantage, elle a plusieurs avantages. Après, il suffit d'essayer de la travailler.
- Donc je vois, c'est un groupe d'agriculteurs à côté de Nemours, dans le sud de la Seine-et-Marne, qui a réussi à trouver le procédé pour faire du bioplastique.
- Donc je sais qu'ils étaient en recherche. Ils avaient bien avancé. Ça y est, ça fonctionne. Alors pour l'instant, c'est un petit procédé.
- Alors ils sont un peu plus chers que le plastique pétrole. Mais il faut avancer, c'est tout. Il faut prendre du temps. C'est loin.
- C'est des choses qui sont longues.
- Bien sûr. Et c'est une piste à creuser. Mais l'industrie, effectivement, commence déjà à creuser cette piste-là.
- Alors présentez-nous quand même, parce qu'on aurait dû commencer comme ça. Mais elle ressemble à quoi, finalement, cette plante ? Présentez-la nous, Sylvain.
- Alors de loin, on pourrait croire que c'est un champ de bambou, on va dire. Parce que ça atteint à peu près 3,50 m à 4 m quand c'est en pleine végétation au mois de septembre.
- Donc de loin, ça fait un grand champ. Ça fait des grandes plantes.
- Ça a de l'herbe à éléphants, vulgairement. Parce que c'est tellement haut, on dirait une graminée où les éléphants pourraient manger dedans.
- Et c'est une plante qui pousse à partir du mois d'avril jusqu'au mois d'octobre, où il y a des pompons violets qui sortent. Et puis ensuite, ça sèche pendant tout l'hiver avant de la récolter au mois d'avril.
- Et donc, ça demande...
Transcription générée par IA