Retranscription des premières minutes :
- « Le Petit Matin Sud Radio, 5h-7h, Benjamin Gleize. » Il est 6h39 sur Sud Radio, la vie en vrai, alors que les éleveurs bovins ont décidé de ne pas se rendre au salon de l'agriculture par crainte de la dermatose nodulaire.
- La ministre de l'Agriculture, Annie Gennevard, l'assure. En réalité, selon elle, il n'y aurait pas de risque sanitaire à emmener les bovins au salon cette année.
- Alors, est-ce qu'elle a raison ? La ministre, les éleveurs lui répondent ce matin sur Sud Radio.
- Les agriculteurs avec vous, Philippe Lacube, bonjour.
- Oui, bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio. Vous êtes le président de la Chambre d'Agriculture de l'Ariège, département qui a été touché par cette DNC, la dermatose nodulaire contagieuse.
- Avant de vous entendre, je vous propose, Philippe Lacube, de réécouter la ministre Annie Gennevard. C'était Dimanche sur CNews.
- Aujourd'hui, il n'y a pas de raison sanitaire, puisque 90% du territoire national est désormais libre en zone indemne ou en zone vaccinale.
- Ça veut dire que les bovins de la dermatose.
- Donc, il n'y a pas de risque, il n'y aurait pas de risque à emmener des bovins au salon.
- Mais les éleveurs, dans la crainte qu'ils ont, ils sont terrifiés par les risques qu'ils encourraient.
- Moi, je respecte.
- Pas de risque à emmener des bovins cette année au salon de l'agriculture.
- Philippe Lacube, vous réagissez comment aux propos de la ministre ? Si les syndicats de races, toutes races confondues, ont décidé de ne pas monter au salon de l'agriculture, c'est bien parce qu'ils estimaient que le risque sanitaire, il était présent.
- Et moi, je trouve bien présomptueux, toujours ces mêmes mots qu'on entend depuis quasiment maintenant 7-8 mois, nous disant que la maladie, elle est maîtrisée, elle est maîtrisée, elle est maîtrisée.
- La maladie, elle est là, elle est sous-jacente, elle est présente.
- Alors certes, l'hiver, par le froid, fait que son vecteur, qui est le stomax ou le gros temps qui la véhicule, va être un peu moins virulent, c'est vrai, parce qu'il disparaît avec le froid.
- Mais il n'empêche.
- Il n'empêche que le froid conserve très bien la maladie.
- Et je pense qu'il est très, très pertinent pour ma part que les syndicats de races n'aillent pas au salon de l'agriculture par rapport à un problème sanitaire.
- Je ne parle pas de boycott, je parle vraiment d'un problème sanitaire.
- Mais vous, la question, ce n'est pas le boycott, puisqu'il y a par ailleurs certains syndicats agricoles et des partis politiques qui appellent au boycott du salon.
- Ce n'est pas votre affaire ici, Philippe Lacube.
- Ce qui est sous-entendu d'une certaine manière en temps de la ministre, c'est que finalement, cette décision des éleveurs de ne pas se rendre au salon de l'agriculture, ce serait un choix, une décision un peu excessive.
- Je ne sais pas ce que vous pensez là-dessus, ce que vous en pensez, Philippe Lacube.
- Franchement, je ne peux pas entendre ça.
- Je ne peux pas entendre ça.
- Et vous savez, moi, j'en ai assez.
- Moi qui suis président de la Chambre d'agriculture et d'un département qui a été fortement touché par la dermatose, qu'on nous reserve ce plat sans arrêt de nous dire mais vous êtes dans l'excès, cette maladie, on la maîtrise.
- Il n'y a aucun souci.
- Ce n'est pas entendable, ça.
- Ce n'est pas entendable.
- Et j'ai bien peur que le printemps, une fois de plus, avec l'arrivée des premières chaleurs, fasse qu'on ait un potentiel retour de cette maladie, une dissémination de cette maladie, comme ça peut être le cas dans les Balkans dans les années 2015 et 2019.
- Je pense que l'État, le gouvernement et la ministre sont beaucoup trop sur deux.
- Et je pense que la décision des syndicats de race bovine de ne pas aller au salon est particulièrement pertinente.
- Et c'est une décision.
- C'est un message qui les honore.
- Ça veut dire que le gouvernement, ils sont déconnectés de la réalité du terrain.
- Ils sont d'une certaine manière dans le déni, selon vous ? Vous savez, je vais vous donner un exemple très frappant.
- Au mois de novembre, quand la maladie est arrivée dans les Pyrénées-Orientales, j'ai demandé...
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