single-emission.php

Par avec Thomas Meslin

Témoignage : Cette association se bat pour faire vivre les fêtes traditionnelles françaises


L’association des plus belles fêtes traditionnelles de France promeut et défend les traditions festives françaises
Les invités

Retranscription des premières minutes :

- Le Grand Matin Sud Radio, la vie en vrai.
- Sud Radio, 7h10, la vie en vrai.
- Nos fêtes de village sont-elles en voie de disparition ? En tout cas depuis le Covid, 30% des fêtes traditionnelles françaises auraient disparu.
- Dans ce contexte, une association s'est donnée pour mission de les faire vivre, de les sauver, de les sauvegarder.
- Bonjour Thomas Mélin.
- Bonjour.
- Et merci d'être avec nous ce matin sur Sud Radio.
- Vous êtes le co-créateur de cette association baptisée les plus belles associations de France.
- Revenons d'abord sur ce chiffre.
- 30% des fêtes traditionnelles qui ont disparu depuis 4 ans, ça paraît énorme, énorme comme chiffre.
- Comment vous l'expliquez tout d'abord ce recul ? Pourquoi autant de fêtes ont-elles disparu en si peu de temps ? Alors il y a certainement un effet Covid bien sûr, puisque lorsque nous avons commandé ce sondage auprès d'Infopro Digital, c'était au mois de novembre 2024, donc les 4 dernières années comprenaient les années Covid.
- Mais je pense qu'il ne faut pas y lire seulement le Covid.
- Quand on interroge les différents organisateurs de fêtes sur les défis, les difficultés auxquelles ils sont confrontés, il y a 4 phénomènes qui remontent et qui expliquent cette disparition.
- Vous avez la question du financement tout d'abord.
- C'est difficile aujourd'hui de trouver des financements pour les fêtes et les fêtes coûtent de plus en plus cher.
- Vous avez la question du financement.
- On est dans une logique effectivement aussi d'économie budgétaire et forcément les associations, les fêtes de village, elles sont aussi impactées par ces économies.
- Bien sûr, et il y a une inquiétude que nous entendons tous les jours lorsque nous discutons avec nos différents organisateurs de fêtes.
- Les budgets culture sont en général assez petits, assez faibles et subventions pour ce type de manifestation...
- Je vous demandais Thomas Mellin de bien parler dans le micro de votre téléphone.
- On vous entend parfois un peu loin. Thomas, oui.
- Oui, bien sûr. Donc je disais, la question du financement qui est essentielle et puis la question également du bénévolat.
- Une fête, c'est beaucoup d'organisations, mais c'est surtout des mois de préparation pour des équipes bénévoles.
- Et donc, il faut trouver à chaque fois des équipes motivées, prêtes à donner leur temps gratuitement.
- Et donc ça, c'est aussi un défi auquel sont confrontés les organisateurs.
- Et puis, il y a un autre phénomène, c'est celui de la visibilité.
- Eh bien, il y a beaucoup de fêtes aujourd'hui qui ont du mal...
- à se tenir, à se pérenniser, tout simplement parce qu'elles n'ont pas assez de visibilité, pas assez de visiteurs, tout simplement.
- Et puis, vous rajoutez à ça un quatrième effet qui est les contraintes réglementaires, le poids des normes qui devient difficile à gérer pour les organisateurs.
- Avec donc des fêtes traditionnelles très anciennes, des fêtes de village qui disparaissent comme ça à cause de ça, à cause de ces différents facteurs.
- Oui, tout à fait.
- On a plusieurs exemples de fêtes qui disparaissent.
- Alors, voilà, chacune pour sa raison, chacune selon son organisation.
- La fête de l'âne à Carcassonne a disparu depuis plusieurs années, ou plus récemment, vous prenez la percée du vin jaune, une fête emblématique du Jura, alors qu'il n'a pas complètement disparu, mais qui a été obligé d'annulation cette année, voilà, pour revoir un petit peu son modèle, sans doute un mélange de bénévolat, de crise financière, tout simplement d'organisation.
- Et donc, on est bien sûr assez inquiets, mais il ne faut pas voir tout en noir.
- Il y a aussi beaucoup de fêtes qui vont bien.
- Si 30% des fêtes ont disparu ces quatre dernières années, c'est quand même qu'il y en a 70% qui vont bien et qui se maintiennent.
- Et lorsqu'on interroge les organisateurs de fêtes, eh bien, 80% d'entre eux nous disent qu'ils sont optimistes quant à la pérennité de leurs fêtes.
- Et donc, c'est aussi d'abord pour ces fêtes-là qu'on a décidé de lancer l'association Les Plus Belles Fêtes de France pour leur redonner de la visibilité et leur apporter du soutien concret.
- Les Plus Belles Fêtes de France, association que vous avez créée.
- Comment, à travers cette association, vous parvenez à valoriser ces fêtes...

Transcription générée par IA

Revenir
au direct

À Suivre
/