Retranscription des premières minutes :
- Sud Radio, le choc des idées, Jean-Marie Bordry.
- Bienvenue à tous dans votre rendez-vous du dimanche jusqu'à midi sur Sud Radio, en compagnie de nos invités qui n'ont pas peur de déranger par leurs idées ou par leurs constats.
- Aujourd'hui, ce n'est pas le choc des idées, c'est le choc d'un bilan, celui des années Macron.
- On va en parler avec notre invité que je vous présente dans un instant.
- Mais avant ça, mon acolyte du dimanche, l'un de mes deux acolytes en tout cas, Arthur de Vatrigan.
- Bonjour.
- Bonjour. Directeur du magazine L'Incorrect.
- Je rappelle d'ailleurs que L'Incorrect est disponible dans vos kiosques en ce moment.
- Excellent magazine qui vous donne des conseils pour aller bronzer sur la plage.
- Bulet malin, bronzé réac, c'est votre une.
- Vous donnez deux ou trois conseils, life stage si j'ose dire, ce qui s'y est parfaitement aux magazines culturels que vous dirigez.
- Notre invité dont je vous parlais à l'instant, c'est Marc Henault.
- Bonjour à vous.
- Bonjour.
- Journaliste pour un autre magazine, pour le coup, Valeurs Actuelles.
- On va parler de votre livre publié chez L'Artilleur, sur l'ampleur des dégâts.
- Alors, un petit indice de quels dégâts nous parlons.
- La couverture de votre livre, c'est un portrait de profil du président Macron avec, je crois, le palais de l'Elysée en ruine derrière.
- Absolument.
- Je ne suis pas sûr.
- C'est l'Elysée, mais c'est vrai qu'il y a Miko des Sables.
- C'est ça.
- Le vrai bilan d'une présidence.
- Entre 2017 et 2026, il n'a pas encore quitté l'Elysée que vous l'enterrez déjà, sans fleurs ni couronnes, mais avec une plume pour le moins acérée.
- Vous nous direz pourquoi vous n'avez pas trouvé grand-chose à sauver dans ces années.
- Avec plaisir.
- Mais avant ça, c'est la tradition du dimanche.
- Et c'est Arthur qui s'y colle.
- Arthur de Vatrigan, votre carte blanche.
- Vous nous proposez en toute modération un cocktail.
- Exactement.
- Il y a des séquences qui sont drôles par la nudité crasse des acteurs et terrifiantes par ce qu'elles révèlent.
- Cette semaine, on a donc vu naître une idée magnifique.
- Le ministre délégué au Parlement, j'ai découvert son nom, je vous reconnais, a prévu d'organiser un cocktail pour célébrer la loi sur la fin de vie.
- Et oui, un cocktail.
- Donc pour fêter un texte qui ouvre la voie.
- Suicide assisté et à l'euthanasie.
- Alors les promoteurs préfèrent dire aide à mourir, évidemment.
- C'est plus doux, plus design, plus start-up nation.
- On ne tue pas, on accompagne, on ne meurt pas, on choisit son parcours.
- Le texte n'est même pas encore définitivement adopté parce que le vote final doit avoir lieu le 15 juillet.
- Et Gérard Larcher a annoncé une saisine du Conseil constitutionnel.
- Mais déjà au ministère des Relations avec le Parlement, avec le Conseil économique, social et environnemental, le CESE, on sortait les flûtes et les petits fours, ce qui est assez révélateur pour ces gens-là.
- Le Parlement n'est pas une assemblée souveraine, c'est un composteur à textes.
- On glisse la loi, ça fait bip et on passe au buffet.
- Et quel buffet ? Puisque l'invitation, parce qu'il y a eu une invitation, parlait d'un cocktail de célébration.
- Et le CESE proposait même de prendre en charge les frais de transport et le cas échéant, l'hébergement, la mort all inclusive, la République en formule pension complète.
- Champagne, petits fours, chambres payées.
- Et surtout, n'oubliez pas de préciser vos contraintes alimentaires.
- C'est vrai qu'on ne va tout de même pas célébrer l'euthanasie avec du gluten.
- Mais le plus obscène est là, c'est que les défenseurs de cette loi nous expliquent depuis des mois que tout ça est très grave, intime, douloureux, tragique, ce qui est vrai.
- Et qu'ils nous disent qu'il faut ce texte parce qu'il s'agit de personnes qui souffrent atrocement, tellement atrocement qu'elles demandent la mort.
- Très bien.
- Mais alors, quand des gens souffrent atrocement, on ne débouche pas le champagne dans les salons d'un ministère.
- On se tait, on baisse les yeux, on garde un minimum de pudeur et si on est croyant, on prie.
- Mais la pudeur est précisément ce qui manque à cette caste.
- Le CESE, ce gros machin constitutionnel à plus de 34 millions d'euros par an...
Transcription générée par IA