Retranscription des premières minutes :
- Les coups de cœur du Petit Futé, Stéphane Zéremetta.
- Bonjour Stéphane.
- Bonjour Anthony.
- Directeur éditorial du Guide, le Petit Futé, aujourd'hui vous nous emmenez à Bâle.
- Absolument, pour la vieille ville, pour les ruelles, les petites places, l'hôtel de ville rouge vif, il est surprenant.
- La cathédrale aussi qui domine le Rhin, c'est vraiment une ville qui se découvre à pied.
- Il y a le Rhin, on va le longer au beau jour, les Bâlois s'y baignent en se laissant un peu porter par le courant.
- Bon, elle est fraîche quand même, mais c'est vrai que la ville fait partie de la ville.
- Troisième raison, l'art.
- Bâle compte une quarantaine de musées, il y a le Kunstmuseum, la Fondation Bayerle et bien sûr Art Basel.
- L'architecture aussi, il y a des bâtiments médiévaux, Herzog et Demeron, Rinsau Piano, Mario Botta, des architectes anciens contemporains qui cohabitent.
- Ils cohabitent parfaitement.
- Et alors, votre coup de cœur aujourd'hui ? Alors, c'est le musée Tinguely, on est au bord du Rhin, dans un bâtiment de Mario Botta.
- Il abrite la plus grande collection au monde consacrée à Jean Tinguely.
- C'est un artiste suisse et il fabriquait les machines qui bougent, qui tournent, qui grincent, qui semblent parfois prêtes à s'échapper, mais elles ne s'échappent pas.
- Après sa mort en 1991, sa femme, l'incroyable Nikit Sinfal, a joué vraiment un rôle décisif.
- Dans la naissance du musée, elle a fait donc de plus de 50 sculptures-machines qui promenaient de sa succession.
- Et ça rend ce musée qui est absolument extraordinaire.
- Qu'est-ce qui rend la visite si géniale, finalement ? Alors, le fait que les œuvres bougent, on appuie sur un boutin, un bouquin, et soudain, une sculpture se met en marche, des roues, des croix, les ferrailles, le moteur.
- C'est assez drôle, c'est poétique, parfois complètement absurde.
- Il adorait ça, l'absurde.
- Et Tinguely nous transforme la mécanique en spectacle.
- Alors, ces machines, elles ne servent pas forcément à quelque chose.
- Même souvent, pas, non, juste ces deux-là, c'est ce qui est formidable.
- Elles ont l'air vivantes, bancales, imprévisibles.
- Et là, on va traverser 40 ans de création des premiers reliefs mécaniques jusqu'à ces grandes sculptures-machines.
- Et là, on est dans les années 80.
- Il y a un lien aussi avec Paris, je crois.
- Oui, absolument.
- En fait, en 1983, il y a Tinguely qui a créé, avec Nikit Sinfal, la fontaine Stravinsky.
- Donc là, c'est celle qui est juste à côté du centre pompier.
- D'où on a 16 sculptures animées, les machines noires de Tinguely.
- Dialogue vraiment, et c'est magnifique, avec les formes très colorées de Nikit Sinfal.
- Le tout avec de l'eau, le mouvement.
- D'ailleurs, ça a été entièrement restauré, puisqu'il y avait 40 ans.
- Et ça a été remis en eau en 2023.
- Donc, c'est vrai qu'après l'avoir vu à Paris, visiter ce musée à Bâle, c'est un peu entrer dans les coulisses de l'univers.
- Donc, à Bâle, vraiment, Tinguely nous rappelle qu'un musée peut aussi faire du bruit, bouger.
- Et surtout, beaucoup.
- Il faut nous amuser.
- Stéphane Zérémeta, directeur éditorial du Guide Le Petit Futé.
- À la semaine prochaine.
- Merci beaucoup pour vos coups de cœur.
- .
Transcription générée par IA