Retranscription des premières minutes :
- Évolise, la solution de gestion et de facturation pour les TPE-PME présente.
- Sud Radio, c'est bon à savoir.
- Il est 6h47, soyez les bienvenus si vous nous rejoignez.
- Sud Radio, c'est bon à savoir, c'est une mauvaise nouvelle.
- Le prix de l'eau du robinet, vous l'avez peut-être déjà constaté sur vos factures, a augmenté sensiblement ces derniers mois et c'est pas fini.
- Bien au contraire, la hausse va se poursuivre selon l'UFC Que Choisir qui alerte dans le cadre de sa campagne baptisée « La goutte de trop ».
- Bonjour Olivier Andraud.
- Bonjour.
- Un grand merci d'être avec nous ce matin.
- Vous êtes chargé de mission alimentaire et agriculture à l'UFC Que Choisir.
- Le prix de l'eau qui était relativement stable tout de même depuis 10 ans, mais au cours des 30 derniers mois, vous le dites, il a augmenté de 16% en moyenne.
- Vous nous dites également que ça va continuer.
- Est-ce qu'il faut s'attendre à des augmentations importantes véritablement pour les prochaines années ? Pour nous, c'est indubitable.
- Une des premières raisons de cette hausse, c'est parce que les agences régionales de santé recherchent depuis 2023 des résidus de pesticides qui étaient très certainement déjà présents dans l'eau du robinet, mais qui n'étaient pas recherchés tout simplement.
- Et donc, dans le cadre de l'étude que nous avons publiée cette semaine, on se rend compte que toute la moitié nord de la France est concernée par des dépassements de la norme en pesticides, y compris, et c'est ça aussi la deuxième nouvelle, dans des grandes villes.
- Alors, maintenant, un point important pour rassurer nos auditeurs, ces dépassements concernent une norme qui a été mise en application dans le principe de précaution qui est très protectrice.
- Donc, dans la grande majorité des cas, on peut toujours continuer à boire l'eau en toute sécurité.
- Mais en tout cas, ces dépassements ont une autre signification.
- Ça veut dire que les techniques classiques à charbon actif de traitement de l'eau atteignent leurs limites.
- Donc, ça veut dire qu'il va falloir passer maintenant à des techniques plus modernes de filtration membranaire qui coûtent beaucoup plus cher.
- Beaucoup plus cher.
- Ça veut dire quoi ? Véritablement, on parle de sommes très importantes à ce niveau-là ? Écoutez, on peut citer les investissements qui ont été réalisés par le CEDIF, donc le syndicat des eaux de l'île de France, qui, selon les estimations, sont entre 900 millions et 1 milliard d'euros, ce qui est quand même gigantesque.
- Mais en ce qui concerne les consommateurs qui sont concernés en île de France, c'est que l'impact sera certes sensible, mais acceptable, dans la mesure où cette somme est à répartir en 4 millions d'utilisateurs.
- En revanche, si on prend une collectivité territoriale qui est plus petite, par exemple, l'exemple des eaux de la Vienne, le syndicat des eaux de Vienne a une population sur laquelle il faut répartir cet investissement qui est plus réduite, de l'ordre de 300 000 habitants.
- Et là, déjà, l'augmentation est plus sensible, puisque c'est plus 74% sur la partie haute de votre facture.
- Et puis, maintenant, les mobilisations...
- Plus 74%, c'est une augmentation très importante, effectivement, Olivier Andraud.
- Absolument.
- Vous voyez que là, ça commence à chiffrer.
- Mais la plus mauvaise nouvelle, c'est pour les petites collectivités territoriales qui, pour le coup, ne pourront pas du tout bénéficier des économies d'échelle.
- Et on évoque des surcoûts qui seraient x4 par rapport à ce qui était prévu jusqu'à présent entre le passage avec ces nouvelles techniques de dépollution.
- Donc, la note est considérable.
- Et c'est la raison pour laquelle l'UFC a décidé de taper du poing sur la table et de faire cette campagne, tout simplement, parce qu'il faut savoir que toutes ces pollutions et les nouvelles qui vont arriver, on parle notamment des polluants éternels qui sont recherchées à partir de 2026, eh bien, ce sont des pollutions dont les consommateurs ne sont pas à l'origine.
- Les pesticides, c'est très largement l'agriculture industrielle, l'agriculture très productive qui va utiliser des pesticides et des engrais de synthèse.
- Notamment dans le nord de la France, vous le disiez, oui.
- Absolument.
- Et en ce qui concerne les polluants éternels, donc l'épiphas, ils sont produits...
Transcription générée par IA